La SEAT 132 : une révolution discrète

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Produite par SEAT sous licence FIAT, la SEAT 132 était le haut de gamme de la marque espagnole entre 1973 et 1982. 

SEAT 132 Série 3

Plus courte, plus légère et bien plus aérodynamique tout en étant mieux adaptée à son époque, la SEAT 132 constituait une avancée majeure par rapport à la SEAT 1500.

Par rapport aux 130 km/h de la 1500, la 132 pouvait atteindre les 170 km/h avec son moteur 1.8 et 160 km/h avec le 1.6 (sur ce modèle, la boîte à 5 vitesses était en option), deux moteurs essence modernes.

Comme sur les voitures de sport, la 132 disposait d’une distribution par double arbre à cames en tête. Cette technologie nécessitait une fabrication très précise et plus coûteuse, même si la presse de l’époque estimait déjà que cette solution serait très largement adoptée dans le futur. Ce qui allait être le cas. Ces moteurs disposaient d’une courroie de distribution crantée, une solution leur permettant d’être nettement plus silencieux, mais contrairement à une chaîne de distribution, la courroie devait être remplacée tous les 40.000 ou 50.000 kilomètres.

Lorsque la SEAT 132 a été mise en vente en mai 1973, sa gamme était constituée de :

  • La SEAT 132 1600 avec un quatre cylindres à double arbres à cames en tête de 1592 cm³ et 98 ch à 6000 rpm.
  • La SEAT 132 1800 avec un quatre cylindres à double arbres à cames en tête de 1756 cm³ et 105 ch à 6000 rpm.

En 1974, le moteur 1800 voit sa puissance portée à 107 ch (DIN).

SEAT 132 1800 L Série 1 (1974)
SEAT 132 1800 L Série 1 (1974)

Toujours en 1974, SEAT lance la 132 Diesel propulsée par un moteur d’origine Mercedes de 1988 cm³ délivrant 55 ch (DIN) à 4200 rpm.

Ce moteur, identique à celui proposé dans la Mercedes 200D était construit sous licence par la société MEVOSA (Compañía Hispano Alemana de Productos Mercedes-Benz y Volkswagen SA.).

SEAT 132 2000 Diesel Série 1 (1974)

A noter que la Fiat 132 Diesel étaient équipées des Moteurs Sofim de 2.0 et 2.5 que SEAT montera plus tard sur la SEAT 131 2500 D.

SEAT 132 2000 Diesel Série 2 (1974-1975)

Depuis son lancement, le 132 avait l’option d’une cinquième vitesse, option généralisée pour tous les autres modèles à partir du début des années 1980.

En 1976, une transmission automatique en option est proposée en option.

En 1977, la troisième série reçoit un restylage qui concerne l’extérieur et l’intérieur.
Alors que sur la FIAT 132, le 1800 est remplacé par un nouveau deux litres 1995 cm³ avec en option l’injection électronique et qu’un nouveau bialbero de 1595 cm³ apparaît aux côtés des options diesel SOFIM de 2,0 et 2,5 l, la gamme SEAT, fortement conditionnée par l’évolution de la fiscalité espagnole, propose désormais uniquement une option essence et une option diesel.

En essence, la 1800 avec laquelle la série est présentée disparaît peu de temps après le début de sa production au profit d’une version hispanisée du deux litres Fiat. Pour des raisons fiscales, le centre technique de Martorell en réduit sa cylindrée à 1919 cm³ en raccourcissant sa course.

SEAT 132  (Catalogue 1978-1979)

À partir de 1979, une SEAT 132 2000 est disponible avec un quatre cylindres de 1919 cm³ développant 109 ch à 5800 rpm

Dans la même année, une version diesel était également proposée avec un moteur Mercedes de plus forte cylindrée à quatre cylindres et 2197 cm³, développant 60 ch à 4200 rpm, similaire à celui monté sur la Mercedes 220D.

SEAT 132 (Catalogue 1978-1979)

La SEAT 132 conservait une configuration classique avec un moteur avant longitudinal et une transmission aux roues arrière via un essieu arrière rigide.
Des modifications sont apportées à la suspension en introduisant une barre stabilisatrice sur l’essieu avant et en faisant varier les paramètres d’amortissement.

Essence Diesel

Gamme SEAT 132

Version 132 1600 132 1800 132 2000 132 2200 D 132 D
Type de moteur 4 cylindres en ligne
Alésage x course 80 mm x 79,2 mm 84 mm x 79,2 mm 84 mm x 86,6 mm 87 mm x 92,4 mm 87 mm x 83,6 mm
Cylindrée 1592 cm³ 1756 cm³ 1919 cm³ 2197 cm³ 1988 cm³
Compression 9 à 1 8,9 à 1 8,8 à 1 21 à 1
Distribution 8 soupapes, deux arbres à cames en tête entraînés par courroie crantée 8 soupapes, arbre à cames en tête entraîné par chaîne
Vilebrequin 5 paliers
Alimentation Carburateur Weber 34 DMS-1 Carburateur Weber 34 DAT-2 Pompe à injection linéaire Mercedes-Benz
Refroidissement Liquide, avec ventilateur électrique
Lubrification Par pompe, entraînée par l’arbre à cames
Transmission BM à 4 rapports plus marche arrière BM à 5 rapports plus marche arrière
Rapport final 10/41
Puissance 98 ch à 6000 rpm 105 ch (107 ch à partir de 1974) à 6000 rpm 109 ch à 5800 rpm 60 ch à 4200 rpm 55 ch à 4200 rpm
Suspension AV Indépendant, avec ressorts et amortisseurs
Suspension AR Essieu rigide, avec ressorts et amortisseurs
Pneus 175 SR 13 – 185/70 SR 13 – 175/70 SR 14 (1800 dernière série) 175/70 SR 14 175/70 SR 14 175 SR 13 – 185/70 SR 13
Freins Disques / tambours Disques
Direction A secteur et vis sans fin
Réservoir 56 litres 60 litres
Consommation 13 l/100 km 15 l/100 km 12 l/100 km 8,8 l/100 km 7,1 l/100 km
Vitesse maximale 165 km/h 170 km/h 170 km/h 140 km/h 137 km/h

La 132 disposait de phares à doubles optiques, d’essuie-glaces peints en noir mat pour éviter les reflets, d’un rétroviseur latéral et d’appuie-têtes de série sur les sièges avant.
Ces appuie-têtes allaient d’ailleurs déclencher de vifs débats : pouvaient-ils inciter le conducteur à dormir et ainsi nuire à la sécurité ?

La notion de confort était au cœur de la SEAT 132. La presse souligna à l’époque que ses sièges étaient encore plus confortables que ceux de la 1500.
Ils étaient très larges et garnis d’un tissu épais et séduisant à l’aspect velouté.

Seat 132 Série 3 (1978)

À l’arrière, trois passagers pouvaient s’installer confortablement et profiter d’un vaste espace aux jambes. Un accoudoir central était aussi proposé, en plus, évidemment, des lampes de lecture, des poignées de maintien au toit et des accoudoirs au niveau des portières. Si l’équipement était complet, il demeurait sobre, sans ostentation, à l’exception d’un revêtement en « authentique bois de noyer laminé » sur le tableau de bord typique aux années septante.

Avec ses poignées de porte affleurantes et ses séduisantes jantes sans enjoliveurs, la 132 était élégante. Cela détonnait quelque peu avec ses pare-chocs qui ne disposaient pas de boucliers de protection, mais d’un simple jonc en caoutchouc.
Dans sa version 2200 Diesel de 1978, la 132 était située en deuxième place parmi les modèles qui possédaient le plus de valeur sur le marché espagnol (c’était aussi le Diesel le plus populaire en Espagne).

 

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