Rolls-Royce Story

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Le Spirit of Ecstasy surmontant la légendaire calandre en forme de façade de temple grec

Le Spirit of Ecstasy surmontant la légendaire calandre en forme de façade de temple grec

 

En cette année du centenaire du « Spirit of Ecstasy », la légendaire mascotte des non moins légendaires Rolls-Royce, il nous paraît assez légitime de vous proposer un historique de la marque.



Henry Frederic Royce

Henry Frederic Royce

Au début du siècle, Henry Frederic Royce, né le 27 mars 1863 à Alwalton, dirige une petite usine de matériel électrique à Manchester.

Il achète en 1903 une voiture Decauville d’occasion avec laquelle il n’a que panne sur panne.

Photo n°3 Decauville 10hp 1901

Decauville 10hp 1901

Il la démonte et remédie à nombre d’imperfections jusqu’au moment où la marche s’avère parfaite.

Cela lui donne l’idée de construire à son tour des automobiles.

Il met en chantier trois exemplaires d’une petite deux cylindres de 10 HP sur lesquelles il applique tous ses principes de soin et de qualité.

Le premier exemplaire entame ses essais en avril 1904 et c’est une réussite.

Une deux cylindres 10 HP Royce, sortie de Manchester en 1904.

Une deux cylindres 10 HP Royce, sortie de Manchester en 1904.

Charles Stewart Rolls.

Charles Stewart Rolls.

La rumeur de ce succès arrive aux oreilles de Charles Rolls, un jeune aristocrate sportif passionné d’automobile et d’aérostation, né à Londres le 27 août 1877.

Rolls est également, à Londres, vendeur de voitures, notamment de Panhard qu’il fournit aux riches anglais.

Rolls se rend à Manchester pour essayer la Royce 10 HP, il est enthousiasmé et en commande plusieurs exemplaires.

Puis, peu après, il s’associe avec Royce et les voitures se nommeront dorénavant Rolls-Royce et auront le fameux radiateur en façade de temple grec dont la forme n’a guère changée jusqu’à nos jours.

Les premières voitures sortiront de l’usine de Manchester puis, dès 1908, d’une nouvelle usine créée à Derby.

L’atelier de Cooke Street à Manchester

L’atelier de Cooke Street à Manchester

L’usine de Derby

L’usine de Derby

Entretemps d’autres modèles rejoignent la deux cylindres, on aura des trois, quatre et six cylindres qui auront du succès.

En 1906, une quatre cylindres allégée et conduite par Charles Rolls remporte le Tourist Trophy à 63,9 km/h de moyenne.

Il y aura aussi, en fin 1905, deux versions d’une huit cylindres en V à régime lent et vitesse très limitée qui n’auront aucun succès.

Rolls-Royce deux cylindres 10 HP de 1905.

Rolls-Royce deux cylindres 10 HP de 1905.

Une rare Rolls-Royce trois cylindres de 1905.

 Une rare Rolls-Royce trois cylindres de 1905.

 La Rolls-Royce quatre cylindres allégée avec laquelle Charles Rolls remporte la Tourist Trophy de 1906.

 La Rolls-Royce quatre cylindres allégée avec laquelle Charles Rolls remporte la Tourist Trophy de 1906.

 Une Rolls-Royce six cylindres 30 HP de 1905.

 Une Rolls-Royce six cylindres 30 HP de 1905.

Une Rolls-Royce Legalimit à moteur V-8, prototype de 1905.

Une Rolls-Royce Legalimit à moteur V-8, prototype de 1905.

Cette trop vaste gamme sera cependant vite abandonnée.

En effet, au Salon de Londres de novembre 1906, on présente le modèle qui restera sans doute le plus célèbre de la marque, la 40/50 HP qui sera appelée plus tard Silver Ghost.

Elle possède un moteur six cylindres en deux blocs de trois, de 7 litres de cylindrée, vilebrequin sept paliers, soupapes latérales, boîte quatre vitesses (4e surmultipliée).

Le soin d’exécution est extraordinaire, les matériaux de tout premier ordre, la souplesse, le silence et le confort remarquables.

Le prix est évidemment très élevé mais les qualités sont telles que le succès est au rendez-vous et la 40/50 sera seule à sortir d’usine, les autres modèles étant abandonnés.

La 40/50 sera construite jusqu’en 1925 avec seulement quelques modifications comme une cylindrée portée à 7,4 litres, des modifications de boîte et le freinage intégral en 1924.

L’usine ne vend que le châssis, les carrosseries étant l’affaire des meilleurs spécialistes anglais et étrangers.

On en fera 6.173 exemplaires.

Malheureusement Charles Rolls se tue dans un accident d’avion à Bournemouth le 12 juillet 1910.

Henry Royce garde la direction technique et Claude Johnson s’occupe de l’administration.

Claude Johnson

Claude Johnson

Rolls-Royce 40/50 HP, appelée aussi Silver Ghost, en 1906-07.

Rolls-Royce 40/50 HP, appelée aussi Silver Ghost, en 1906-07.

Moteur six cylindres en deux blocs de la Rolls-Royce Silver Ghost en 1909.

Moteur six cylindres en deux blocs de la Rolls-Royce Silver Ghost en 1909.

La Rolls-Royce 40/50 qui, en 1911, effectue le trajet Londres-Edimbourg et retour en prise directe.

 La Rolls-Royce 40/50 qui, en 1911, effectue le trajet Londres-Edimbourg et retour en prise directe.

La Rolls-Royce 40/50 Londres-Edimbourg, munie d’une carrosserie profilée, dépasse les 162 km/h sur l’autodrome de Brooklands en 1911

La Rolls-Royce 40/50 Londres-Edimbourg, munie d’une carrosserie profilée, dépasse les 162 km/h sur l’autodrome de Brooklands en 1911.

L’équipe Rolls-Royce à Vienne à l’arrivée du Rallye Alpin 1913.

L’équipe Rolls-Royce à Vienne à l’arrivée du Rallye Alpin 1913.

Plusieurs centaines de châssis Silver Ghost seront équipés en voitures blindées au moment de la guerre 1914-18.

Plusieurs centaines de châssis Silver Ghost seront équipés en voitures blindées au moment de la guerre 1914-18, certaines resteront en service jusqu’en 1940.

Rolls-Royce Silver Ghost 1920, carrosserie Hooper.

Rolls-Royce Silver Ghost 1920, carrosserie Hooper.

Rolls-Royce Silver Ghost 1922, carrosserie D’Ieteren.

Rolls-Royce Silver Ghost 1922, carrosserie D’Ieteren.

À cette époque apparait la mode des mascottes de radiateur, beaucoup de Rolls se retrouvent affublées de figurines pas toujours très réussies aussi l’usine décide de créer pour ses clients une mascotte qui lui soit propre.

Elle charge le sculpteur Sykes de présenter un projet.

Ce sera la Spirit of Ecstasy, apparue en 1911 et qui, en diverses variantes, équipera les Rolls jusqu’à aujourd’hui.

Au début il s’agissait d’un accessoire facultatif, mais dès le début des années vingt toutes les voitures sortent d’usine avec une Spirit of Ecstasy.

Charles Sykes et sa fille Joséphine

Charles Sykes et sa fille Joséphine

La mascotte du centenaire “1911-2011 Spirit of Ecstasy Centenary”

La mascotte du centenaire “1911-2011 Spirit of Ecstasy Centenary”

En 1919, la demande de Rolls-Royce aux Etats-Unis est grande, de plus les taxes d’importation ont augmentées, aussi la société décide de fonder une filiale locale à Springfield.

Elle entame la fabrication des Silver Ghost dès 1921, fournies toutes carrossées car la clientèle locale n’aime pas devoir s’occuper elle-même de la carrosserie.

L’usine de Springfield aux Etats-Unis

L’usine de Springfield aux Etats-Unis

Rolls-Royce Silver Ghost américaine (Springfield) en 1923.

Rolls-Royce Silver Ghost américaine (Springfield) en 1923.

À partir de 1926, la célèbre carrosserie Brewster est reprise et carrosse la plupart des châssis.

L’usine américaine arrête la fabrication en 1931 après avoir construit 1.703 Silver Ghost et 1.241 Phantom I.

À la fin de la guerre de 1914-18, la situation du monde a changé.

En outre, la circulation des véhicules a fort augmenté et Rolls-Royce prévoit de compléter sa gamme par un plus petit modèle moins encombrant en ville.

Ce sera la Twenty, présentée en fin 1922.

Toujours une vraie Rolls-Royce en qualité et finition, elle possède un moteur six cylindres de 3,15 litres à culbuteurs.

Assez lourde, elle n’est pas très rapide mais est beaucoup moins chère que la Silver Ghost.

Elle aura du succès et on en fabriquera environ 3.000 jusqu’en fin 1929.

 Une Rolls-Royce Twenty carrossée en torpédo par Hooper (c.1924-25). Remarquez les volets thermostatiques horizontaux.

Une Rolls-Royce Twenty carrossée en torpédo par Hooper (c.1924-25). Remarquez les volets thermostatiques horizontaux.

Rolls-Royce Twenty de 1927.

Rolls-Royce Twenty de 1927.

La Silver Ghost est remplacée en fin 1925 par la New Phantom, ou Phantom I.

Le moteur est toujours un six cylindres mais de 7,7 litres.

Les soupapes sont en tête et commandées par culbuteurs.

La boîte à quatre vitesses reste séparée du moteur et le radiateur est muni de volets thermostatiques.

On en fera 2.212 exemplaires jusqu’en 1929.

Une New Phantom ou Phantom I, carrossée en France par Saoutchick vers 1927.

Une New Phantom ou Phantom I, carrossée en France par Saoutchick vers 1927.

Rolls-Royce Phantom I en fin 1928, carrosserie Barker.

Rolls-Royce Phantom I en fin 1928, carrosserie Barker.

En octobre 1929, la Phantom II prend le relais des gros modèles.

Ses caractéristiques diffèrent peu de celle de la New Phantom, mais la boite de vitesses s’accole maintenant au moteur.

Pour augmenter la vélocité, on crée une variante dite Continental à châssis plus court.

Il y aura 1.767 exemplaires de la Phantom II jusqu’en 1936.

 Rolls-Royce Phantom II de 1930 à carrosserie Park Ward.

Rolls-Royce Phantom II de 1930 à carrosserie Park Ward.

Rolls-Royce Phantom II au début des années trente, berline carrossée en France.

Rolls-Royce Phantom II au début des années trente, berline carrossée en France.

Rolls-Royce Phantom II Continental, version plus courte et plus rapide, à Carrosserie Kellner 1932.

Rolls-Royce Phantom II Continental, version plus courte et plus rapide, à Carrosserie Kellner 1932.

De son côté la Twenty est remplacée en fin 1929 par la 20/25 HP de 3,7 litres qui sera fabriquée en 3.827 exemplaires jusqu’en 1936, année où le moteur passe à 4,257 litres et le nom devient 25/30 HP, dont 1.201 unités seront vendues jusque 1939.

 Châssis d’une Rolls-Royce 20/25 de 1932.

Châssis d’une Rolls-Royce 20/25 de 1932.

Landaulet carrosserie Barker sur châssis Rolls-Royce 20/25 en 1932.

Landaulet carrosserie Barker sur châssis Rolls-Royce 20/25 en 1932.

Coupé Rolls-Royce 20/25 1934, carrosserie Freestone & Webb.

Coupé Rolls-Royce 20/25 1934, carrosserie Freestone & Webb.

Limousine Rolls-Royce 25/30 en 1938.

Limousine Rolls-Royce 25/30 en 1938.

Rolls-Royce 25/30 carrossée par Vesters & Neirinck en 1937

Rolls-Royce 25/30 carrossée par Vesters & Neirinck en 1937.

Le 22 avril 1933, on déplore le décès de Henry Royce et pour marquer le deuil, l’écusson rouge aux deux R entrelacés devient noir et le restera.

Du côté des gros modèles, une importante nouveauté, l’apparition de la Phantom III pendant l’été 1936.

Elle marque une rupture dans la technique Rolls-Royce.

Nous y trouvons un tout nouveau moteur douze cylindres en V de 7,340 litres, à soupapes en tête avec poussoirs hydrauliques, nettement inspiré de la technique des moteurs d’aviation de la marque.

Il développe environ 160 ch.

Rolls-Royce avait en effet entamé la construction des moteurs d’avions lors de la guerre 1914-18, cette branche avait eu du succès, et rappelons qu’un moteur Rolls-Royce équipait l’hydravion Supermarine S-6B qui remporta la Coupe Schneider en 1931 à 640 km/h.

Le Supermarine S-6B à moteur Rolls-Royce

Le Supermarine S-6B à moteur Rolls-Royce

 

L’équipe gagnante du Trophée Schneider 1931

L’équipe gagnante du Trophée Schneider 1931

Outre le moteur, la Phantom III présente un châssis modernisé et des roues avant indépendantes.

On en fera 719 exemplaires jusqu’à la guerre.

Châssis Rolls-Royce Phantom III à moteur V-12 (fin 1936).

Châssis Rolls-Royce Phantom III à moteur V-12 (fin 1936).

Rolls-Royce Phantom III 1937, carrosserie Park Ward.

Rolls-Royce Phantom III 1937, carrosserie Park Ward.

En 1939, la 25/30 reçoit un nouveau châssis et des roues avant indépendantes, ce sera la Wraith (492 unités jusqu’à la guerre).

Rolls-Royce Wraith 1939

Rolls-Royce Wraith 1939

Au début des années trente, Rolls-Royce rachète Bentley en faillite et construit de nouvelles Bentley à l’usine de Derby.

Les mécaniques sont semblables à celles des petites Rolls, mais les voitures sont plus légères et plus rapides, ce sont les « Silent Sport Cars ».

Après la guerre de 1939-45, les voitures quittent Derby et intègrent une nouvelle usine à Crewe.

L’usine de Crewe

L’usine de Crewe

Le premier modèle d’après-guerre apparait courant 1946, c’est la Silver Wraith à moteur six cylindres 4,2 litres, à soupapes opposées, à roues avant indépendantes.

Plus tard, les cylindrées augmenteront à 4566, puis 4887 cc.

On en fera environ 1.800 jusqu’en 1959.

Rolls-Royce Silver Wraith 1946

Rolls-Royce Silver Wraith 1946.

Carrosserie Franay sur châssis Silver Wraith (1950)

Carrosserie Franay sur châssis Silver Wraith (1950).

Du côté des gros modèles, la Phantom III n’est pas remise en production mais on fera 17 exemplaires d’une Phantom IV entre 1950 et 1956.

Réservé aux chefs d’état, ce modèle possède un moteur huit cylindres en ligne de 5675 cc, dérivé de l’équipement d’un véhicule militaire.

Le châssis est allongé.

Somptueuse Rolls-Royce Phantom IV en 1950

Somptueuse Rolls-Royce Phantom IV en 1950.

Dès ce moment là, Rolls-Royce fournit la Cour d’Angleterre à la place de Daimler.

La reine Elizabeth II et le Duc d’Edimbourg en visite officielle à Nassau en 1966 dans une Rolls-Royce Phantom V

La reine Elizabeth II et le Duc d’Edimbourg en visite officielle à Nassau en 1966 dans une Rolls-Royce Phantom V

Depuis 1951, la marque construit aussi une importante gamme de moteurs Diesel pour bateaux et véhicules industriels.

À partir de 1946, les Bentley deviennent des sœurs quasi jumelles des Rolls-Royce, au radiateur près.

Cependant les carrosseries des Bentley ne sortent pas uniquement des ateliers de carrossiers comme les Rolls-Royce mais existent aussi en tout acier de série.

D’ailleurs en 1949, Rolls-Royce commercialise la Silver Dawn qui n’est autre qu’une Bentley Mk VI à radiateur Rolls-Royce.

Construite de 1949 à 1955, elle aura un certain succès avec 760 livraisons.

Rolls-Royce Silver Dawn, la carrosserie tout acier « de série » est celle de la Bentley

Rolls-Royce Silver Dawn, la carrosserie tout acier « de série » est celle de la Bentley.

En 1955, les lignes se modernisent avec la présentation de la Silver Cloud, le moteur reste le six de 4887 cc, mais la boite est automatique (dérivée d’une boite GM).

En 1960, la Silver Cloud II s’équipe d’un tout nouveau moteur V-8 de 6230 cc, en alliage léger, puis en 1963 la carrosserie reçoit quatre phares (Silver Cloud III).

 Rolls-Royce Silver Cloud 1956

Rolls-Royce Silver Cloud 1956.


Rolls-Royce Silver Cloud III à quatre phares, c.1963Rolls-Royce Silver Cloud III à quatre phares, c.1963.

Cabriolet Rolls-Royce Silver Cloud III  Chinese Eyes du carrossier MULLINER PARK WARD (1964-65)

Cabriolet Rolls-Royce Silver Cloud III « Chinese Eyes » du carrossier MULLINER PARK WARD (1964-65).

Entretemps, en 1959, Rolls-Royce lance un tout nouveau véhicule de représentation, la Phantom V, à moteur V-8, elle sera faite jusqu’en 1968 à quelques centaines d’exemplaires.

Rolls-Royce Phantom V (1963)

Rolls-Royce Phantom V 1963 (Carrosserie PARK WARD)

 Rolls-Royce Phantom V Saloon (Carrosserie James YOUNG)

Rolls-Royce Phantom V Saloon (Carrosserie James YOUNG)

À l’automne 1965, une toute nouvelle Rolls fait sensation, la Silver Shadow, qui adopte une structure monocoque, les quatre roues indépendantes, les freins à disques et garde le moteur V-8 en alliage léger des modèles précédents, sa cylindrée passera à 6,7 litres en 1969.

En 1971, on en dérive la Corniche, en coupé et cabriolet.

Entre 1975 et 1987, est produit en plus de 500 exemplaires le coupé Camargue.

Il est dessiné par Pininfarina et sera considéré durant quelques années comme la voiture de « série » la plus chère du monde.

En 1977, on aura la Silver Shadow II qui comporte quelques améliorations.

 La première Rolls-Royce monocoque, la Silver Shadow de 1966

La première Rolls-Royce monocoque, la Silver Shadow de 1966.

Rolls-Royce Silver Shadow II (1978)

Rolls-Royce Silver Shadow II (1978).

Cabriolet Rolls-Royce Corniche 1972, basé sur la Silver Shadow

Cabriolet Rolls-Royce Corniche 1972, basé sur la Silver Shadow.

Coupé Rolls-Royce Corniche 1973

Coupé Rolls-Royce Corniche 1973.

Coupé Rolls-Royce Camargue 1977

Coupé Rolls-Royce Camargue 1977.

Quant aux voitures de représentation, la Phantom V cède la place à la Phantom VI en 1968.

 Limousine Rolls-Royce Phantom VI by PARK WARD (1980)

Limousine Rolls-Royce Phantom VI by PARK WARD (1980).

Entretemps survient une inimaginable catastrophe, Rolls-Royce fait faillite !!

Ce n’est pas à cause des voitures qui restent rentables mais du fait de la section aviation où une commande s’est très mal passée.

En 1973, l’affaire est nationalisée et les voitures sont construites par une nouvelle société séparée.

On dérive de nouveaux modèles de la Silver Shadow, la Silver Spirit en 1980, puis la Silver Spur, un peu plus longue et la Silver Seraph en 1998.

Rolls-Royce Silver Spirit 1982

Rolls-Royce Silver Spirit 1982.

Rolls-Royce Silver Spirit II 1996

Rolls-Royce Silver Spirit II 1996.

Rolls-Royce Silver Spur  1982

Rolls-Royce Silver Spur 1982.

Rolls-Royce Silver Seraph 1999

Rolls-Royce Silver Seraph 1999.

Cette même année, la société des automobiles Rolls-Royce est rachetée par BMW tandis que la marque Bentley est, elle, reprise dans le groupe Volkswagen.

BMW fera revivre la marque avec la Phantom construite dans une nouvelle usine à Goodwood, à partir de 2003.

Le moteur est basé sur la technique BMW, moteur douze cylindres en V de 6750 cc et 460 ch, structure monocoque en alliage léger.

Une version longue (Phantom EWB) est ajoutée en 2005, suivi d’un cabriolet en 2007 et d’un coupé en 2008.

Rolls-Royce Phantom 2003

Rolls-Royce Phantom 2003

Rolls-Royce Phantom 2006

Rolls-Royce Phantom 2006

Rolls-Royce Phantom EWB (empattement long) 2005

Rolls-Royce Phantom EWB à empattement long 2005

Rolls-Royce Phantom Drophead Coupe 2007

Rolls-Royce Phantom Drophead Coupe 2007

Rolls-Royce Phantom Drophead Coupe 2007

Rolls-Royce Phantom Drophead Coupe 2007

Rolls-Royce Phantom Coupé 2008

Rolls-Royce Phantom Coupé 2008

Rolls-Royce Phantom Coupé 2008

Rolls-Royce Phantom Coupé 2008


Depuis 2010, une « petite » Rolls-Royce est apparue, la Ghost, au style très proche de la Phantom, mais plus courte (- 44 cm), plus légère (- 200 kg), un fifrelin moins large (- 4 cm) et surtout nettement plus puissante (+110 ch. : 570 ch. en lieu et place des 460 ch. de la Phantom).

Cette puissance pour le moins abondante permet à cette imposante limousine de laisser sur place la plupart des voitures de la production actuelle (0 à 100 km/h en 4.9 s. et le km départ arrêté en 23,1 s.).

Cette « petite » Rolls-Royce arrive au meilleur moment puisqu’elle a permis à la société de traverser la crise financière de 2008/2009 avec les félicitations du jury.

Jusqu’alors les ventes basées, soulignons le, sur une seule gamme (mais quelle gamme!), avaient été excellentes (1.388 voitures produites en 2008 ).

En 2009, la production était tombée à un millier de voiture .

Toutefois dès 2010, et sans doute en grande partie grâce à l’arrivée de la Ghost, la demande à rebondi de manière spectaculaire pour atteindre l’excellent chiffre de production de 2.711 véhicules (chiffres non définitifs).

La “Petite” Rolls-Royce Ghost 2010v

La “Petite” Rolls-Royce Ghost 2010

Rolls-Royce Ghost 2010

Rolls-Royce Ghost 2010