L’Opel Calibra a 25 ans : la championne de l’aérodynamique est devenue un coupé culte

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Opel est réputé pour ses coupés cultes. Après les succès remportés par les Manta, Opel GT et Monza, c’est à l’élégante Calibra que fut confiée la mission de prolonger la formule gagnante d’Opel.

Opel Calibra 1990 -1997



Elle fut présentée en première mondiale au Salon automobile de Francfort (IAA) 1989, il y a exactement 25 ans. Son concept était extrêmement en avance sur son temps, puisqu’elle offrait tout à la fois le meilleur coefficient de pénétration dans l’air pour une voiture de série, des suspensions à roues indépendantes avec un essieu arrière à bras semi-oscillants, une transmission intégrale en option et des moteurs à essence ultramodernes avec pot catalytique à sonde lambda monté de série. Ces qualités ont valu en 1990 à la Calibra de remporter le très convoité Volant d’Or, récompense automobile la plus prestigieuse d’Allemagne.

Opel Calibra 1990 -1997

Le moteur 2,0 litres 85 kW/115 ch permettait à la championne du monde de l’aérodynamique de parvenir à une vitesse maximale de 203 km/h, tandis que la version à quatre soupapes par cylindre donnant 150 ch atteignait 223 km/h. Malgré ces remarquables performances, la Calibra 16V était aussi en mesure d’afficher une consommation mixte de 7,7 l/100 km. En d’autres termes, elle offrait un look sportif et des performances sans compromis – les fondamentaux d’Opel. Sans oublier que l’ensemble était proposé à un prix très accessible, puisque la gamme commençait à 33.900 DEM.

Opel Calibra 1990 -1997

C’est le type de qualités qui sont intrinsèquement la marque de fabrique des coupés de Rüsselsheim. Le légendaire Manta avait puisé dans la banque d’organes de grande série offerte par l’Ascona. La Calibra faisait de même en réutilisant beaucoup d’éléments issus de sa proche parente, l’Opel Vectra. C’est ce concept qui permit à la Manta et à la Calibra d’être des rêves abordables. Ils sont depuis devenus des coupés cultes grâce à la combinaison unique qu’ils offraient, puisqu’ils savaient se montrer tout à la fois sportifs, économiques et fiables. Les deux sont maintenant des « youngtimers », des « anciennes récentes », très recherchés.

 

Leçon de design : la fonction crée la forme

 

La Calibra offrait une ligne exceptionnelle qu’elle associait à une aérodynamique de qualité, le tout sans nuire aux qualités de la voiture pour un usage au quotidien. Le hayon à grande ouverture donnait un accès facile à un coffre pouvant dégager 980 litres. Et malgré son format coupé, l’empattement important de la Calibra permettait à quatre occupants de bénéficier de beaucoup d’espace et de confort.

Opel Calibra 1990 -1997

La dotation de série généreuse comprenait une boîte cinq vitesses à rapports courts, une direction assistée, un système audio à six haut-parleurs et des vitres teintées. L’air conditionné, la boîte automatique à quatre vitesses et un toit ouvrant électrique entrebâillant et coulissant étaient proposés en option.

 

Top priorité : la sécurité

 

En développant la Calibra, les ingénieurs Opel s’étaient déjà attachés à la protection des piétons, une préoccupation essentielle aujourd’hui. Des choix technologiques comme celui d’une forme non agressive tout en courbes, des essuie-glaces masqués ou des gouttières de toit dissimulées allaient bientôt devenir des standards sur les futurs véhicules.

Opel Calibra 1990 -1997

La sécurité active profitait d’un ABS électronique et d’élégants projecteurs ellipsoïdaux de conception nouvelle, améliorant la diffusion et offrant un rendement lumineux supérieur. Les généreux boucliers avant et arrière magnifiquement intégrés étaient conçus pour dissiper la plus grande part de l’énergie du choc en cas d’accident.

 

Les modèles les plus importants : comme il vous plaira

 

Dès le lancement en 1990, il était possible d’obtenir en option un système de transmission intégrale sophistiqué, qui s’ajoutait à l’offre de série des deux roues avant motrices entraînées par les deux moteurs à essence de 2,0 litres. La Calibra 4×4 faisait grosse impression en offrant une motricité exceptionnelle, avec une superbe stabilité au freinage et un comportement ultra-sécurisé. Ces atouts seraient encore davantage mis en valeur par une motorisation plus puissante sous le capot.

Opel Calibra 1990 -1997

D’autant qu’en mars 1992, Opel frappa un grand coup en proposant sa Calibra Turbo à un prix très compétitif de 49.800 DEM. Pour ce prix, elle offrait de série la transmission intégrale, une boîte à six rapports, des sièges sport et des roues en alliage léger de 16 pouces chaussées de pneus 205/50. Mais son plus gros atout restait son moteur 2,0 litres qui délivrait 204 ch (150 kW) avec une courbe de courbe aussi plate que la célèbre Table Mountain que l’on peut voir au Cap. Pour faire court, chaque fois que le conducteur d’une Calibra Turbo appuyait sur le champignon, il y avait du répondant à tous les étages !

La Calibra Keke Rosberg Edition restera bien évidemment dans toutes les mémoires. Au moment où la version usine faisait ses débuts dans les Masters du championnat de supertourisme allemand (1993/94), Opel présentait la Calibra 2.5 V6 de 125 kW/170 ch ainsi qu’une variante déclinée dans la robe traditionnelle blanche et jaune des Opel de DTM qui recevait pour son compte le quatre cylindres 2,0 litres.

Opel Calibra 1990 -1997

Les clients qui optaient pour une Calibra Cliff Motorsport Edition en mai 1996 avaient un temps d’avance. Sa peinture était identique à la version de compétition avec laquelle Manuel Reuter allait remporter pour Opel le championnat ITC cette année-là – la série qui succédait au DTM et avait le statut de Championnat du Monde. Cette version route de l’édition Cliff avait un châssis sport abaissé de 20 mm, des jantes en alliage léger BBS (7Jx16) et bénéficiait d’un avantage-client de 3.601 marks.

 

Un départ en beauté : la Last Edition

 

Un an après son succès en ITC, la Calibra abordait une autre ligne droite, qui allait l’emmener cette fois vers la fin de la production. Après 222.000 immatriculations depuis 1990, la Calibra avait droit à une spéciale limitée Last Edition pour écrire le dernier chapitre de l’histoire de la Calibra. Les commandes furent prises jusqu’en avril 1997 et elle était équipée d’un châssis sport, de jantes BBS, de sièges cuir et d’une climatisation pour souligner son aspect luxueux. Les moteurs étaient au choix le V6 de 2,5 litres ou le quatre-cylindres 2,0 litres de 136 ch/100 kW.

Opel Calibra 1990 -1997

Le 29 août 1997 sonnait la fin officielle de la production. En sept ans, 238.647 Calibra avaient été produites principalement dans l’usine de Rüsselsheim, mais aussi chez Valmet à Uusikaupunki, en Finlande. Car pour satisfaire la forte demande, il avait fallu en 1990 passer des 20.000 Calibra prévues à 60.000. Une partie de la production fut donc confiée à Valmet Automotive.

Les principaux marchés de la Calibra furent l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne et la France. Le modèle d’entrée de gamme de 115 ch figure au sommet du palmarès des meilleures ventes de Calibra, avec une production totalisant plus de 130.000 unités, suivi de la version 2,0 litres de 150 ch, dont plus de 61.000 exemplaires ont été construits.

Opel Calibra 1990 -1997

Justement, ce fut une version Last Edition dotée d’un moteur de 2,0 litres, quatre soupapes, qui fut la dernière Calibra à sortir de chaîne. Aujourd’hui, Opel Classic aime beaucoup faire venir cette voiture dans nombre d’expositions de youngtimers, où cet élégant coupé remporte toujours un succès mérité.