MASERATI Story (Part I : 1914-1961)

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2014 sera une année extrêmement importante pour Maserati puisque cette année, la marque au trident entre dans la caste des marques centenaires ; mais ce sera aussi (et avant tout…) la première année complète de production de la nouvelle berline Ghibli qui détient les clés des nouvelles ambitions de la marque, qui est de devenir, à moyen terme, une transposition italienne de Porsche.


Voici la première partie de l’histoire de Maserati.

Pour lire la deuxième partie: Maserati Story (1962-1987), veuillez cliquer ici

Pour lire la troisième partie: Maserati Story (1988-2014), veuillez cliquer ici


Maserati Tipo 26M  Maserati Tipo 26M

Maserati doit sa renommée aux six fils d’un modeste mécanicien de locomotives du nom de Rodolfo Maserati, vivant à Voghera, en Lombardie (Italie du Nord).

Dès 1898, le fils aîné, Carlo, réalise  un moteur monocylindre adaptable à un vélo avec lequel il participe à des épreuves locales avec un certain succès.

Ensuite Carlo travaille chez Bianchi, puis chez Isotta-Fraschini, et ensuite il devient directeur de l’éphémère marque Junior mais décède brusquement en 1910.

En 1914, les frères Maserati fondent à Bologne une petite entreprise, la SA Officine Alfieri Maserati qui :

D’une part fabrique des accessoires automobiles comme des bougies d’allumage.

D’autre part améliore des voitures (des Isotta-Fraschini notamment) afin de les faire participer aux compétitions.

Au début des années 1920, la marque Diatto, qui construit d’excellentes voitures de tourisme à tendance sportive, prépare une voiture de course et charge Alfieri Maserati de sa mise au point.

Malheureusement, des raisons financières obligent Diatto à renoncer aux compétitions et en 1926, Alfieri Maserati rentre à son atelier avec la Diatto de course en cours d’achèvement.

Cette Diatto servira de base à la toute première Maserati, la tipo 26, dotée d’un moteur huit cylindres en ligne de 1500cc à compresseur, développant 120 ch @5300 tr/mn.

L’écusson de radiateur arbore un trident qui restera jusqu’à maintenant le symbole de la marque.

Ce trident rappelle la Fontaine de Neptune à Bologne.

Alignée pour la première fois à la Targa Florio 1926, elle remporte d’emblée la victoire en catégorie 1500.

On en fera 8 exemplaires.

L’année suivante, on développe cette voiture en deux litres et elle devient la 26B de 150 ch.

Elle atteint 180 km/h et on en fera 9 exemplaires.

Maserati Tipo 26 de 1500 cc à la Targa Florio 1926, Alfieri Maserati au volant

Maserati Tipo 26 de 1500 cc à la Targa Florio 1926, Alfieri Maserati au volant

 

Une Maserati Tipo 26B biplace de deux litres, actuellement dans un muséeUne Maserati Tipo 26B biplace de deux litres, actuellement dans un musée

 

Le beau moteur huit cylindres à 2 ACT de la Maserati 26B (1927)Le beau moteur huit cylindres à 2 ACT de la Maserati 26B (1927)

Jusqu’à la fin des années 1930, l’essentiel de l’activité de Maserati est la construction, la vente et l’entretien de voitures de course destinées à des clients (très) fortunés.

Il y aura aussi en 1928 trois ou quatre exemplaires d’une 26C (ou 8C-1100), basée sur la 26B mais avec moteur ramené à 1100 cc et capable de 130 km/h.

De même, deux voitures tipo 26R (ou 8C-1500) avec vilebrequin monté sur rouleaux.

En développement de la huit en ligne, on a encore la tipo 26M (ou 8C-2500) qui participe à la Targa Florio 1930.

On fera 14 châssis de ce type, dont quelques-uns à châssis allongé pour recevoir des carrosseries tourisme.

La Maserati Tipo 26M (ou 8C-2500) à la Targa Florio de 1929, conduite par Ernesto Maserati et BertocchiLa Maserati Tipo 26M (ou 8C-2500) à la Targa Florio de 1929, conduite par Ernesto Maserati et Bertocchi

Il y aura aussi en 1932 deux châssis 8C-3000 capables de 240 km/h.

En 1929, Maserati construit deux exemplaires d’une seize cylindres (tipo V-4) constituée par deux blocs de huit en ligne placés côte à côte et formant un léger V.

Une des voitures réussit un résultat honorable au GP de Monza 1929.

Maserati Type V-4 de 1929, à moteur seize cylindresMaserati Type V-4 de 1929, à moteur seize cylindres

 

 La Maserati 16 cylindres en course au Grand Prix de Tunisie 1929, Borzacchini au volantLa Maserati 16 cylindres en course au Grand Prix de Tunisie 1929, Borzacchini au volant

 

Le moteur 16 cylindres de la Maserati V-4, constitué de deux huit cylindres accolés (1929)Le moteur 16 cylindres de la Maserati V-4, constitué de deux huit cylindres accolés (1929)

En 1931, on améliore la V-4, on obtient la V-5 qui, fin 1932, tente de battre à Montlhéry le record de l’heure mais, accidentée, elle doit abandonner.

Une des V-4 sera carrossée en deux places de tourisme par Zagato au début des années 1930.

En 1931, Alfieri Maserati construit aussi un prototype à traction avant, muni d’un moteur 26M (ou 8C-2500), mais son décès au printemps 1932, fait abandonner le projet.

Ses frères reprennent l’affaire.

Prototype Maserati d’une traction avant étudiée par Alfieri Maserati en 1930-31, moteur huit cylindresPrototype Maserati d’une traction avant étudiée par Alfieri Maserati en 1930-31, moteur huit cylindres

En 1931, Maserati désire participer aux courses de voitures 1100cc, alors en vogue.

On met donc à l’étude des quatre cylindres.

On fait 10 exemplaires de la 4CM-1100 monoplace et 6 voitures 4CS-1100 biplace.

Mais la formule 1100 s’essouffle et en 1933 on les décline en 4CM-1500.

Il y aura aussi un exemplaire unique 4CS-2500.

Ces voitures remportent nombre d’épreuves en 1935, et en 1936 une 1100 profilée, développant 140 ch et conduite par l’ingénieur Furmanik, bat les records du kilomètre et du mille départ arrêté.

Une Maserati 4CS 1500  à quatre cylindres aux Mille Miles 1932. Bertucchi au volantUne Maserati 4CS 1500  à quatre cylindres aux Mille Miles 1932. Bertucchi au volant

 

Une Maserati 4CS 1500 à quatre cylindres de 1934Une Maserati 4CS 1500 à quatre cylindres de 1934

 

Tiré d’un catalogue 1934, projet Maserati 4CS 1500-2000 Grand SportTiré d’un catalogue 1934, projet Maserati 4CS 1500-2000 Grand Sport

 

Une Maserati 4CM 1100 de record (c.1934)Une Maserati 4CM 1100 de record (c.1934)

 

Autre Maserati 4CM de record, carénée, dite de l’ingénieur Furmanik (c.1934-35)Autre Maserati 4CM de record, carénée, dite de l’ingénieur Furmanik (c.1934-35)

En 1933, Maserati présente la 8CM, une monoplace huit cylindres trois litres ainsi que la 8C-3000 biplace.

Une de ces dernières, pilotée par Campari, remporte le GP de l’ACF 1933.

Les 8CM ont un moteur de 2991cc (69×100) à 2 ACT et compresseur.

Elles ont quatre vitesses et peuvent développer jusque 260 ch et atteindre 240 km/h.

Un exemplaire conduit par Nuvolari gagne le GP de Belgique 1933.

Il y en aura une petite vingtaine d’exemplaires.

En 1934, Maserati construit un nouveau moteur.

Cette fois, c’est un six cylindres de 3724 cc, à 2 ACT et compresseur, développant 270 ch@5300 tr/mn.

Montés dans des châssis de 8CM, les sept exemplaires de cette six cylindres auront des résultats mitigés.

La monoplace Maserati 8 CM de 3 litres (1933)La monoplace Maserati 8 CM de 3 litres (1933)

 

Moteur 8 cylindres de la Maserati 8 CMMoteur 8 cylindres de la Maserati 8 CM

 

Nuvolari sur Maserati 8 CM au Grand Prix de Belgique 1933Nuvolari sur Maserati 8 CM au Grand Prix de Belgique 1933

 

Une Maserati 8 CM en Norvège en 1935 lors d’une course sur lac geléUne Maserati 8 CM en Norvège en 1935 lors d’une course sur lac gelé

 

La Maserati 6C-34. Châssis de 8 CM équipé d’un moteur six cylindres de 3,7 litresLa Maserati 6C-34. Châssis de 8 CM équipé d’un moteur six cylindres de 3,7 litres

La pression des nouvelles Mercedes et Auto Union ainsi que des Alfa-Romeo, oblige Maserati à sortir une nouvelle voiture en 1935.

C’est la V-8 RI, dont le moteur est un V-8 de 4788cc avec 1 ACT par rangée de cylindres, muni d’un gros compresseur et développant 400 ch@5500tr/mn.

La boîte forme bloc avec le pont arrière et la voiture est pourvue des quatre roues indépendantes.

Il y en aura 4 exemplaires, une d’elles remportera le GP de Pau en 1936 et aura quelques résultats aux Etats-Unis à la fin des années 1930.

La Maserati V-8 RI de 1935La Maserati V-8 RI de 1935

En 1936, Maserati sort la 6CM dont on fera 30 exemplaires jusqu’en 1939.

Le moteur est un six cylindres de 1493 cc, développant 150 ch et capable de 230 km/h.

Le châssis a des roues avant indépendantes.

Maserati récoltera quelques beaux succès avec ce modèle en 1936-37.

Maserati 6 CM 1500 exposée à Milan en 1937Maserati 6 CM 1500 exposée à Milan en 1937

En 1937, les frères Maserati vendent la majorité de leurs actions à la famille Orsi, de Modène.

Il s’agit d’un important groupe industriel fabriquant des machines-outils, du matériel agricole, des accessoires pour autos.

Les frères Maserati restent cependant à la direction technique de l’affaire et ne quitterons qu’après la guerre.

En 1938-39, toute la section automobile aura quitté Bologne pour Modène.

Début 1938, apparait une nouvelle 8 CTF de trois litres.

Le moteur est un huit cylindres en deux blocs de quatre, de cotes (69×100).

Muni de 2 ACT et de deux compresseurs, il développe 350 ch.

La voiture possède des roues avant indépendantes et dépasse les 260km/h, mais ne peut grand-chose face aux allemandes.

Début 1939, l’américain Henning rachète la 8 CTF de Zehender et l’engage aux 500 miles d’Indianapolis qu’il remporte à 185 km/h de moyenne.

 

En 1940, on voit, toujours à Indianapolis, trois exemplaires de 8 CTF dont celle de Wilbur Shaw qui gagne l’épreuve.

 La Maserati 8 CTF de Wilbur Shaw, vainqueur des 500 miles d’Indianapolis en 1939La Maserati 8 CTF de Wilbur Shaw, vainqueur des 500 miles d’Indianapolis en 1939

En 1940, l’usine construit la 8 CL, de trois litres aussi, le moteur a 16 soupapes et développe 415 ch, la vitesse dépasse maintenant 280 km/h.

La guerre l’empêche de courir, mais elle réapparaitra après 1945.

Maserati 8 CL de trois litres. 1939-40Maserati 8 CL de trois litres. 1939-40

 

Maserati 8 CL de 1940Maserati 8 CL de 1940

En 1939, Maserati s’oriente vers les petites cylindrées avec la 4 CL-1500.

Il s’agit d’une quatre cylindres de 1489cc, développant 220 ch.

Le moteur a quatre soupapes par cylindre et un compresseur.

Elle obtient de bons résultats, par exemple Villoresi remporte la Targa Florio 1940.

Sa production sera poursuivie après-guerre, et on en fera un total de 26 exemplaires.

Maserati 4 CL 1500 en 1939Maserati 4 CL 1500 en 1939

 

Maserati 4 CL carénée au Grand Prix de Tripoli 1939Une Maserati 4 CL carénée au Grand Prix de Tripoli 1939

En 1947, elle est remplacée par la 4 CLT munie de deux compresseurs, donnant 260 ch, lui permettant d’atteindre 260 km/h.

Le châssis est maintenant tubulaire.

La voiture aura de beaux résultats sportifs jusqu’au début des années 1950.

Il y aura 18 CLT de construites.

Maserati 4 CLT 1500A de 1948Maserati 4 CLT 1500A de 1948

Quand la guerre éclate en 1940, l’usine cesse toute activité automobile.

Elle travaille pour l’armée et fabrique aussi quelques camionnettes électriques à trois roues ainsi qu’un fourgon 1 tonne à cabine avancée.

Prototype Maserati de camionnette électrique (1941)Prototype Maserati de camionnette électrique (1941)

 

Camionnette Maserati Muletto 1t. de 1950 à moteur Diesel deux cylindres deux tempsCamionnette Maserati Muletto 1t. de 1950 à moteur Diesel deux cylindres deux temps

A ce sujet, Maserati construira de 1948 à 1952 quelques camionnettes une tonne, les Muletto, à moteur Diesel deux cylindres deux temps et fera aussi quelques motos.

En 1947, les frères Maserati quittent Modène pour fonder l’OSCA à Bologne, et la famille Orsi engage à Modène un nouvel ingénieur en chef, Alberto Massimino.

Les Orsi désiraient sortir de l’image uniquement compétition de la marque et commercialiser des sportives de route.

Aussi au salon de Genève du printemps 1947, Maserati présente la A-6 Sport, une six cylindres 1500 cc, à un arbre à cames en tête, développant 65 ch.

Le châssis est tubulaire et les roues avant indépendantes.

Entre 1947 et 1950, on en fera 61 exemplaires.

La voiture est développée en A-6G en 1948,

en A-6G 2000 en 1950

et en A-6G/54GT à 2 ACT en 1954, dont on fera 59 exemplaires.

 Première version de la Maserati A-6, six cylindres 1500, Coupé à phares rétractables (Pinin Farina 1947)Première version de la Maserati A-6, six cylindres 1500, Coupé à phares rétractables (Pinin Farina 1947)

 

Maserati A-6G 1948 à carrosserie FarinaMaserati A-6G 1948 à carrosserie Farina

 

Moteur Maserati A-6G 2000 (1956)Moteur Maserati A-6G 2000 (1956)

 

Cabriolet Frua sur châssis Maserati A-6G (1956)Cabriolet Frua sur châssis Maserati A-6G (c.1956)

Maserati A6G 2000 Coupé Allemano (c.1956)Maserati A6G 2000 Coupé Allemano (c.1956)

Maserati A6G 2000 Berlinette Zagato C.1956Maserati A6G 2000 Berlinette Zagato C.1956

 

Maserati A6G-54 GT Berlinette Zagato. Course de côte de Turckheim-Trois Epis 1956.Maserati A6G-54 GT Berlinette Zagato. Course de côte de Turckheim-Trois Epis 1956.

Parallèlement à ces voitures sport/route, Maserati continue à fabriquer des modèles plus axés sur la compétition.

Dès 1947, apparait la tipo A-6 GCS 2000.

Elle atteint 200 km/h en version course.

D’autres A-6 de compétition sont construites durant les années 1950, comme les A-6 GCM, monoplaces destinées à la Formule 2, moteur de 190 ch, 12 exemplaires produits entre 1951 et 1953.

Maserati A6 GCS 2000 Sport (1953)Maserati A6 GCS 2000 Sport (1953)

 

Maserati A6 GCM (Fangio au Grand Prix d’Italie - Monza 1953)Maserati A6 GCM (Fangio au Grand Prix d’Italie – Monza 1953)

En 1954, l’usine renoue avec le sommet de la compétition.

L’ingénieur Colombo dessine la 250 F destinée à courir en F1.

Le moteur de cette monoplace est un six cylindres de 2493cc à deux arbres à cames en tête.

Le châssis est tubulaire, les roues avant indépendantes, le pont arrière système De Dion.

La vitesse maximale est de 280 km/h.

Le premier succès a lieu dès janvier 1954 en Argentine, Fangio à son volant.

D’autres succès suivront, jusqu’au sacre suprême avec Fangio en 1957 (le cinquième de Fangio), au volant d’une 250F.

Elle sera construite à 34 exemplaires jusque 1957, année où une 250 F testera un moteur 12 cylindres, mais rien de bien concret s’ensuivra.

Marimon sur Maserati 250 F au Grand Prix de Belgique en 1954Marimon sur Maserati 250 F au Grand Prix de Belgique en 1954

 

Châssis tubulaire de la Maserati 250 FChâssis tubulaire de la Maserati 250 F

 

Moteur Maserati 250 F (1954)Moteur Maserati 250 F (1954)

 

Maserati 250 FMaserati 250 F

 

Version carénée de la Maserati 250 F au Grand Prix d’Italie 1955Version carénée de la Maserati 250 F au Grand Prix d’Italie 1955

 

Maserati 250 FT-2 à moteur V-12 de 2,5 litres en 1957 (Behra à Monza)Maserati 250 FT-2 à moteur V-12 de 2,5 litres en 1957 (N° 6 Behra à Monza)

Fin 1957, Maserati abandonne la F1 et désire se limiter aux championnats de voitures de sport.

Depuis 1953, l’usine construit et vend et fait courir des voitures de sport.

Cela a débuté par la 150S de 1500 cc (28 exemplaires) avec laquelle Behra remporte les 500 km du Nürburgring en 1957.

Puis la 200S (type 52) de deux litres (37 exemplaires).

En 1954, apparait la 250S à moteur six cylindres de 2,5 litres (6 exemplaires), puis la 300S de trois litres (32 exemplaires) qui se fera remarquer à Buenos Aires, au Nürburgring et à Montlhéry.

Il y aura encore une 350S six cylindres et en 1957 une 450S qui fera une belle prestation au Mans.

Son moteur est un V-8 de 4,5 litres.

Ce type 54 sera construit en 10 exemplaires.

Un de ces bolides remportera les 12 Heures de Sebring en 1957.

Toutes ces voitures de sport possèdent un châssis tubulaire, des roues avant indépendantes et un pont De Dion.

Maserati 150 S de 1955Maserati 150 S de 1955

 

Maserati 200 S (1955)Maserati 200 S (1955)

 

Maserati 300 S (1954)

Maserati 300 S (1954)

 

Moteur de la Maserati 300 SMoteur de la Maserati 300 S

 

Fangio sur Maserati 450 S à Sebring (1957)Fangio sur Maserati 450 S à Sebring (1957)

 

Châssis tubulaire de la Maserati 450 SChâssis tubulaire de la Maserati 450 S

A cours des années 1950, Orsi décide d’accentuer l’activité vers la luxueuse voiture de grand tourisme sportif et présente en 1957 la Maserati tipo 101 ou 3500 GT.

Son moteur est un six cylindres de 3,5 litres à 2 ACT.

Le châssis est tubulaire et les roues avant indépendantes.

Les freins sont à disques et la vitesse atteint 230 km/h.

La voiture est bien accueillie et on en vendra 2.000 exemplaires jusqu’en 1964.

C’est le premier succès commercial de la marque.

A partir d’octobre 1961, la Maserati tipo 101 peut recevoir en option l’injection indirecte Lucas et reçoit dans ce cas la désignation 3500 GTI.

Maserati 3500 GT présentée au salon de Paris d’octobre 1957Maserati 3500 GT présentée au salon de Paris d’octobre 1957

 

Moteur de la Maserati 3500 GTMoteur de la Maserati 3500 GT

 

Maserati 3500 GT Spyder VignaleMaserati 3500 GT Spyder Vignale

 

Fin 1957, le Shah de Perse, grand amateur de voitures sportives, souhaite un «One Off» encore plus puissant que la 3500GT de série.

On lui mitonnera donc un Coupé signé Touring sur un châssis renforcé de Tipo 101 et surtout un moteur V-8 de 5 litres, dérivé du moteur de la 450S de compétition.

La Maserati tipo 103 ou 5000GT « Persia » sera produite en (très) petite série.

En effet, entre 1959 et 1965, 34 ou 36 (selon les sources) Maserati 5000 GT sortiront des ateliers Maserati, dont certaines recevront plusieurs carrosseries.

Notons également qu’à partir de 1960, les 5000GT « de série » recevront un V8 doté de l’injection Lucas en lieu et place des 4 carburateurs Weber.

Outre le « Scia di Persia » déjà cité, parmi les « happy few » propriétaires de 5000GT, on compte d’autres membres de la « Jet Set » de l’époque, tels que Gianni Agnelli ou Karim Aga Khan.

Maserati 5000 GT Coupé Maserati 5000 GT Coupé Touring c.1959


Moteur Maserati 5000 GT à carburateursMoteur Maserati 5000 GT à carburateurs


Maserati 5000 GT à injection c.1960Maserati 5000 GT  à injection c.1960

 

Maserati 5000 GT à injection c.1960


En 1958, les 3500 GT se vendent bien, et il n’est pas question de refaire une écurie de course Maserati officielle.

Par contre, on envisage de construire des voitures de compétition pour une clientèle de particuliers.

D’une part, Giulio Alfieri retravaille le moteur quatre cylindres de la 200S de 1955, et d’autre part, il étudie un tout nouveau châssis.

Il s’agit d’un élément spatial constitué uniquement de tubes de petit diamètre, soudés.

Ce châssis a l’allure d’une très légère cage d’oiseaux, d’où son nom de Birdcage.

On obtient quelque chose d’aussi rigide qu’une monocoque mais plus léger, la carrosserie étant une simple feuille d’aluminium.

En 1959-60, l’usine fabrique six exemplaires de Birdcage tipo 60 à moteur deux litres placé à l’avant, ainsi que 17 Maserati Birdcage tipo 61 à moteur 2,9 litres.

Ces premiers Birdcage remportent le GP de Cuba 1960 ainsi que les 1000 kilomètres du Nürburgring.

Maserati tipo 60 Birdcage 2 litres (c.1960)Maserati tipo 60 Birdcage 2 litres (c.1960)


Maserati Tipo 61 à Sebring (c.1961)Maserati Tipo 61 à Sebring (c.1961)

En 1961, on adapte au Birdcage le moteur à l’arrière avec le tipo 63, un quatre cylindres 2,9 litres (4 exemplaires), puis le tipo 64 à moteur V-12 (2 exemplaires) et enfin la tipo 65 à moteur V8.

Ces voitures auront quelques succès malgré une tenue de route délicate et un certain manque de mise au point.

Maserati Tipo 63 Birdcage à moteur arrière 2,8 l. (1962)Maserati Tipo 63 Birdcage à moteur arrière 2,8 l. (1962)


Exemple de châssis Maserati Birdcage avec moteur monté à l’arrièreExemple de châssis Maserati Birdcage avec moteur monté à l’arrière

Vers 1959-60, les Orsi ont des déboires financiers.

Pas à cause de Maserati, mais du fait de leurs fabrications de machines-outils, d’importantes livraisons vers l’Amérique du Sud n’ayant jamais été payées.

 

A suivre

Pour lire la deuxième partie: Maserati Story (1962-1989), veuillez cliquer ici

 

Pour lire la troisième partie: Maserati Story (1990-2014), veuillez cliquer ici

 

 

Christian Bouchat en association avec