La Fiat 500 fête son 50ème anniversaire (3ème partie)

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Les modèles d’autres marques basés sur la Fiat 500, les préparateurs et les carrosseries spéciales.


Vu la popularité du modèle et le nombre de carrossiers italiens de cette époque, il y eut un nombre incalculable de préparateurs et de carrosseries spéciales sur base de la Fiat 500.

En fait, des plus célèbres aux plus anonymes, tous ou presque tous les carrossiers italiens ont créés au moins une carrosserie spéciale sur base de la Fiat 500.

Nous vous présentons ici les « incontournables », ainsi que quelques autres…

Dans l’histoire de la 500, les Autobianchi Bianchina}, comme les Steyr-Puch et les Neckar méritent un chapitre à part.

Les Autobianchi Bianchina
 

En 1955, Edoardo Bianchi, le propriétaire de la marque Bianchi vend sa société à Fiat et Pirelli qui fondent Autobianchi.

En 1967, Fiat rachète à Pirelli ses parts dans Autobianchi et devient une société du groupe Fiat.

 

Lors de sa transformation au milieu des années 50, la société cesse de produire ses propres voitures et se lance dans la réalisation de variantes, généralement plus chères, de certains modèles Fiat.

 

La Bianchina est en fait une 500 « De Luxe » conçue elle aussi par Dante Giacosa. Lancée au Salon de Turin de 1957, sous la forme d’un petit coupé deux places dessiné par Fabio Luigi Rapi.

Les Bianchina seront toujours vendues à un prix plus élevé que celui de leur “cousine” Fiat, afin d’éviter les phénomènes de cannibalisation au sein du groupe, tant pour le coupé Dueposti de 1957 que pour le cabriolet, la berline « 4 places » révélée à Genève en 1962, ou pour la Panoramica présentée à Genève en 1961, cette dernière étant une version plus sophistiquée de la 500 Giardiniera.

 

La marque milanaise présentera en 1964 la Primula (première berline italienne dotée d’un hayon arrière mais également première italienne alliant traction avant et moteur transversal) que l’on doit toujours à l’esprit créatif de Giacosa), puis la A 111 et la fameuse A 112.

 

Autobianchi passe ainsi des 141 unités immatriculées en Italie en 1957 à 12.233 unités en 1960, pour atteindre 74.397 unités en 1970.

Il est à noter qu’à partir de 1966 et jusqu’à l’arrêt de sa production en 1977, les 500 Giardiniera seront fabriquées dans l’usine Autobianchi à Desio (environ 257.000 Giardiniera y seront construit).

 

Quelques chiffres de production :

Autobianchi Bianchina Dueposti (1957 > 62) production totale : environ 34.000 exemplaires

Autobianchi Bianchina 4posti (1962 > 70) production totale : environ 44.800 exemplaires

Autobianchi Bianchina Panoramica (1960 > 69) & Furgoncino (1963 > 70) production totale : environ 160.000 exemplaires

 

Présenté au salon de Genève 1960, le Cabriolet Bianchina sera produit jusqu’en 1969 en 8.087 unités, chiffre relativement important pour l’époque.

 

Les Steyr-Puch 500 & 650

La marque autrichienne Steyr-Puch est issue de l’association des vénérables marques autrichiennes Steyr, Austro-Daimler et Puch.

Cette marque peu connue hors de ses frontières fait partie du florissant groupe industriel Magna Steyr et continue encore actuellement (et plus que jamais) à produire des automobiles, puisque, outre le montage des Chrysler pour l’Europe, outre les Mercedes G, Magna Steyr produit en Autriche les BMW X3 actuelles et produira également, dès 2008 (mais à une nettement moins grande échelle), le roadster X-Bow de KTM.

 

Entre 1957 et 1968, Steyr-Puch a produira des Fiat 500 techniquement assez modifiées. Sous une carrosserie identique, à la finition supérieure, les ingénieurs autrichiens ont remplacé le bicylindre en ligne de la Nuova 500 par un bicylindre Boxer de leur conception.

Au fil des ans, Steyr-Puch développa des versions plus puissantes qui réussirent de bons résultats sportifs. En rallye (entre autres au Monte-Carlo) ou sur circuits, les Steyr-Puch 650 TR ont remporté des victoires de catégories, affrontant régulièrement des Fiat Abarth privées et même officielles.

Quelques chiffres de production :

Steyr-Puch 500D (1962 > 68) production totale : environ 50.000 exemplaires

Steyr-Puch 650 (1963 > 68) production totale : 5.572 exemplaires

 

Les Neckar Weinsberg, Berline & Coupé

Entre 1929 et 1959, Fiat a monté en Allemagne certaines Fiat vendues sous le label NSU-Fiat. L’usine avait été achetée en 1929 à NSU, lorsque celle-ci décidât de se cantonner exclusivement dans la construction de motos. En 1959, un problème juridique apparaît lorsque NSU décide de recommencer la production d’automobiles. Dès lors et jusqu’en 1967, les Fiat produites en Allemagne s’appèleront Neckar, du nom de la rivière passant à proximité de l’usine.

A partir de 1968, et jusqu’à la fermeture définitive de l’usine dans les années ‘70, le logo Neckar disparaît définitivement et l’usine ne produira plus que des berlines (124/_125/_128) portant le sigle Fiat et destinées au marché allemand.

 

Cependant, entre 1959 et 1967, outre des berlines Fiat et Autobianchi ne se différenciant que par quelques détails de finition, des dénominations et/ou, plus rarement, des motorisations différentes, Neckar a produit un certain nombre de coupés et cabriolets aux carrosseries dessinées par des designers italiens moyennement connus, comme Osi (Coupé/_Cabriolet St Trop), Vignale (Coupé/_Cabriolet Riviera) ou Siata (Coupé Mistral).

 

Cependant le modèle qui nous intéresse ici semble avoir été réalisé dans l’usine même. En effet, en 1959 Neckar présente une version très personnelle (!!!) de la Fiat 500. La Neckar Weinsberg est la première Neckar à proposer une carrosserie originale mais pour le moins torturée. Distribuée dans les pays limitrophes de l’Allemagne de l’Ouest, les Neckar Weinsberg, Berline et Coupé, ont été vendues de manière très confidentielle hors d’Allemagne.

Quelques chiffres de production :

Neckar Weinsberg Berline & Coupé (1959 > 63) production totale : 12.104 exemplaires

Neckar Weinsberg Berline (1959 > 62) production totale : 6.053 exemplaires

Neckar Weinsberg Coupé (1959 > 63) production totale : 6.051 exemplaires

Neckar a produit également des Bianchina dans différentes versions, dont une version utilitaire de la Panoramica.

 

Les Abarth

Abarth est, depuis bientôt 60 ans, synonyme de voitures de petites cylindrées à hautes performances destinées à un usage routier et/ou sportif.

 

Lors du Salon de Turin de 1957, Carlo Abarth expose une version affûtée de la Nuova 500. À cylindrée égale, elle développe 20 CV (au lieu de 13 CV) et permet d’atteindre une vitesse de pointe de 100 km/h, contre 85 km/h pour le modèle de série.

 

À l’occasion de ce même Salon, Abarth propose également, en collaboration avec Pininfarina, un très joli coupé 500.

 

En 1958, le constructeur austro turinois présente une 500 GT, carrossée par Zagato. Cette Berlinette sera produite en (petite) série.

 

En 1963, apparaît la 595 berline 1ère série, dont le moteur de 30 CV est issu de celui de la 500 D. Il s’agit d’une véritable “petite bombe”, dont la mécanique a entièrement été redessinée par rapport à la version de base. Elle est vendue assemblée ou en kit (vendu 145.000 lires).

La 595 sera suivie d’autres versions : en 1964, la berline décapotable 595 SS ; la 695; la 695 SS de 1965 et 1966, ainsi que la version compétition client 695 SS Assetto Corsa.

 

Au fil des années, les 500 Abarth sont devenues des objets mythiques et sont à l’origine du phénomène du “tuning” en Italie.

Car ceux qui ne pouvaient pas acheter une Abarth essayaient d’équiper leur 500 des accessoires esthétiques et il était courant de croiser sur les routes italiennes des années 60 des Fiat 500 D tout à fait normales, qui paraissaient être des 595. Ce choix, qui peut de nos jours faire sourire certains, était assez courant dans l’Italie des « Golden Sixties ».

 

Les 500 Giannini

Dans ce chapitre consacré aux préparateurs de Fiat 500, il est également impossible d’ignorer les frères Domenico et Attilio Giannini, originaires de Rome, dont les Fiat modifiées participaient bien avant la 2ème guerre mondiale aux compétitions italiennes.

 

À partir de 1957, la Nuova 500 devint leur modèle fétiche et durant les années 60, la société Giannini a atteint son apogée, ouvrant ses propres concessions et ateliers, et proposant de nombreux kits de « gonflage » ainsi que des modèles assemblés, routiers ou sportifs.
 

 

Les carrossiers

Vous présenter une liste exhaustive des modèles et des carrossiers ayant créé une Fiat 500 « Speciale » est une gageure presque impossible à tenir !!! Voici quelques carrossiers et quelques-unes de leurs créations…

 

Zagato, qui outre des coupés 500 Zagato et sa voiture de record de 1958 en collaboration avec Abarth, sortira également la Zanzara en 1969.

 

Vignale et son spider « rétro » Gamine, dérivé de la 500 F ;

 

Moretti Minimaxi ;

 

 

 

Francis Lombardi avec son coupé 2 places Coccinella de 1964 ;

Fissore qui, en plus d’un coupé, se lance en 1966 dans la réalisation d’un véhicule tout-terrain avec la 500 Ranger qui reprend, en la renforçant, la mécanique de la 500 et, en partie, de la 600, tout en gardant la traction arrière à deux roues motrices.

Ghia

 

 

 

Otas

 

Frua

 

Fiat 500 Club Italia

Le Fiat 500 Club Italia a été fondé en 1984 à Garlenda (près de Savona), sous le nom “Amis de la 500”, par un groupe de passionnés. A l’heure actuelle, il compte plus de 20.000 adhérents, dispose d’un efficace réseau de 120 agents fiduciaires en Italie et à l’étranger, organise ou parraine chaque année plus de cent réunions et participe aux principales manifestations du secteur.

La première réunion eut lieu le 15 juillet 1984 et attira une trentaine de participants, dont Dante Giacosa, “père” de la 500, lequel, très amusé, se félicita pour “cette initiative inhabituelle, et d’autant plus louable, de redonner vie et prestige à la Fiat 500”.

Parue pour la première fois en 1989, la revue bimestrielle “4piccoleruote”, qui se compose aujourd’hui de 64 pages en couleurs, tire à 150.000 exemplaires par an et représente un trait d’union avec l’univers des inconditionnels de cette “petite grande voiture”.

 

Le “Fiat 500 Club Italia” naît officiellement le 13 mars 1990 ; dix ans plus tard, il intègre l’ASI (Automotoclub Storico Italiano). En 2001, il se dote de son propre site Internet (www.500clubitalia.it), qui remporte immédiatement un vif intérêt et totalise des milliers d’accès par semaine (actuellement, les contacts sont environ deux millions).

En 2004, le Club institue le Registre Historique du Modèle Fiat Nouvelle 500 à Turin (Via Vanchighia 21/E), qui a pour vocation l’étude et la recherche pour la restauration et la conservation des Fiat 500 et de leurs modèles dérivés. Du reste, la passion pour cette véritable “icône” de notre époque ne connaît pas d’atténuation : en 2006, lors du Meeting International de Garlenda, le Club a battu son record avec 754 équipages participants, ce qui lui a permis de figurer dans le Guinness World Record en tant que plus imposant défilé de voitures d’une même marque.

 

Par ailleurs, le Club décerne périodiquement le prix “Personnage de l’Année” à des personnalités du monde de l’industrie et du spectacle – de Dante Giacosa à Renzo Arbore, homme de spectacle italien – qui contribuent activement à perpétuer et à diffuser le “mythe” de la 500.

Enfin, les 6, 7 et 8 juillet 2007, à l’occasion du 50ème anniversaire, Garlenda accueillera plus de 1000 équipages en provenance du monde entier.

A cette occasion, sera inauguré le nouveau “Musée multimédia de la 500 et Centre de documentation pour l’éducation routière”.

Pour fêter cet événement, un livre et un DVD (“Fiat 500 Club Italia : l’histoire d’une passion”) retraceront l’histoire du Club depuis 1983 jusqu’à nos jours.

Voici Quelques vues plus techniques qui permettront aux plus curieux de comparer et trouver les différences techniques de chaque modèle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est sans doute également intéressant de rappeler qu’après la mythique 500, Fiat a continué à proposer aux consommateurs européens une descendance plus ou moins inspirée de la 500.

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis 50 ans, Fiat est le grand spécialiste européen de la berline ultra compacte et espère parvenir avec la nouvelle 500 qui sera présentée officiellement le 4 juillet prochain (quelle coïncidence !!) à la même réussite qu’avec la Nuova 500. Esthétiquement, la réussite est totale et la nouvelle Fiat 500 devrait faire l’unanimité.

De plus, des versions Abarth de 135 CV (595) et 150 CV (695) seraient prévues. Cela risque d’être passionnant…