BORGWARD & HANSA Story

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Epinglette Hansa Lloyd


 

La marque Hansa est fondée en 1905 à Varel, en Allemagne du Nord, dans le duché d’Oldenbourg, par le docteur Robert Almers et l’ingénieur August Spokhorst.

Les premiers modèles sont des voitures légères, économiques, inspirées de la construction française contemporaine, notamment de l’Alcyon dont le châssis était particulièrement rigide.

Les premiers exemplaires de la HAG (nom des voitures légères Hansa) utilisent un mono De Dion Bouton.

Voiturette HAG monocylindrique de 5 PS (1906-1907)Voiturette HAG monocylindrique de 5 PS. (1906-1907)

 Voiturette HAG monocylindrique de 5 PS (1906-1907)


Châssis de la HAG 5 PSChâssis de la HAG 5 PS

 

En 1907, on ajoute une légère quatre cylindres montée sur un châssis classique.

Dès 1908, existe une vaste gamme de voitures Hansa, de classiques quatre cylindres à soupapes latérales ou à culbuteurs, de cylindrées petite ou moyenne.

Elles s’avèrent de bonne qualité et de bonnes performances.

Il en existe des versions sportives qui auront du succès.

Hansa quatre cylindres 1908Hansa quatre cylindres 1908

 

L’ingénieur Spokhorst à la Prinz Heinrich 1908L’ingénieur Spokhorst à la Prinz Heinrich 1908

 

Hansa quatre cylindres (1911)Hansa quatre cylindres (1911)

 

Hansa version sport (1911)Hansa version sport (1911)

 

Hansa type F 10/30 PS de 1913Hansa type F 10/30 PS de 1913.Notez le phare cyclope en haut du radiateur

 

 Hansa fabrique aussi toute une gamme de véhicules utilitaires (1909)Hansa fabrique aussi toute une gamme de véhicules utilitaires (1909)

En 1914, Hansa fusionne avec une autre usine, la NAMAG, qui construit les voitures Lloyd.

La NAMAG, fondée en 1906, commence par fabriquer des véhicules électriques sous licence française Kriéger.

Ces véhicules sortent sous la marque Lloyd d’une usine située à Brême.

En outre, dès 1908, Lloyd manufacture des voitures et camions à essence dessinés par Josef Vollmer ainsi que des moteurs marins.

Les voitures sont de classiques quatre cylindres d’assez forte cylindrée.

Ce sont de bonnes voitures mais assez chères et la production ne sera pas énorme, par exemple en 1911, on ne sortira même pas 200 autos.

Les camions et les véhicules électriques ont plus de succès.

Hansa est florissante, Lloyd beaucoup moins, la fusion n’est pas vraiment bénéfique pour Hansa.

Annonce de la fusion Hansa et Lloyd par le « Roland », l’emblème de la ville de Brême (1914-15)Annonce de la fusion Hansa et Lloyd par le « Roland », l’emblème de la ville de Brême (1914-15)

 

Grosse conduite intérieure Lloyd c.1910-1911Grosse conduite intérieure Lloyd c.1910-1911

 

Camion Lloyd (1909)Camion Lloyd (1909)

 

NAMAG électrique en 1909NAMAG électrique en 1909

 

Trolleybus Lloyd-Köhler en 1911Trolleybus Lloyd-Köhler en 1911

 

Pendant la guerre 14-18, l’ensemble Hansa-Lloyd construit surtout de nombreux camions pour l’armée.

1919 voit la reprise de la fabrication automobile.

Les véhicules sortant de Varel s’appellent Hansa.

Le principal modèle est le type P ou 8-36 PS, un classique quatre cylindres de deux litres à soupapes latérales, boîte quatre vitesses en bloc et freins sur les quatre roues à partir de 1925.

Elle existe en version sport capable de 120 km/h.

Torpedo Hansa type P (1923) Torpedo Hansa type P (1923)

 

 Torpedo commercial sur châssis P, élaboré par la Carrosserie Buhne, de Berlin, c.1926Torpedo commercial sur châssis P, élaboré par la Carrosserie Buhne, de Berlin, c.1926

Fin 1927, Hansa lance de grosses voitures équipées de moteurs américains Continental à soupapes latérales, en six cylindres 3,2 litres et huit cylindres 4 litres, ce sont les types A-6 et A-8.

Munies de freins hydrauliques mais assez chères, on n’en fera guère plus de 1.000 jusqu’en 1931.

Hansa A-8 avec moteur américain huit cylindres (1928) Hansa A-8 avec moteur américain huit cylindres (1928)

Au cours des années 1920, les véhicules sortant de l’ancienne usine Lloyd de Brême continuent la tradition des grosses voitures.

Au début des années 1920, nous avons la Treff As, une grosse quatre cylindres, de bonne qualité mais assez chère et relativement archaïque.

Son moteur est un quatre cylindres à soupapes latérales de quatre litres, la boîte de vitesses est encore séparée du moteur et il n’y de freins que sur les roues arrière.

Hansa-Lloyd Treff-As c.1924-1925 Hansa-Lloyd Treff-As c.1924-1925

Au milieu des années 1920, on la remplace par le modèle Trumpf As, véhicule très moderne avec moteur huit cylindres de 4,5 litres (passant ensuite à 5,2 litres), bloc aluminium, un arbre à cames en tête, freins hydrauliques, capable de 120 km/h.

C’est une très belle voiture de grand luxe, mais très chère.

Aussi assez peu d’exemplaires atteignent le marché.

La très moderne mais aussi très chère Hansa-Lloyd Trumpf-As c.1926La très moderne mais aussi très chère Hansa-Lloyd Trumpf-As c.1926

 

Châssis Hansa-Lloyd Trumpf-As en 1927Châssis Hansa-Lloyd Trumpf-As en 1927

 

Camion électrique Hansa-Lloyd au cours des années 1920Camion électrique Hansa-Lloyd au cours des années 1920

 

Camion Hansa-Lloyd à essence, modèle Express de 2,5 tonnes (1927)Camion Hansa-Lloyd à essence, modèle Express de 2,5 tonnes (1927)

L’usine Hansa-Lloyd fabrique surtout des véhicules industriels, à essence et électriques.

 

 

En 1929, les usines Hansa et Hansa-Lloyd sont rachetées  pour la somme de 4,5 millions de Reichsmark, par l’ingénieur Carl Borgward qui avait acquis en 1919, une participation dans la Bremen Reifenindustrie

C.F.W. Borgward et son associé d’alors, Wilhelm Tecklenborg réalisent une belle affaire, car la valeur du seul stock de pièces s’élevait à 8,5 millions de Reichsmark.

Construisant des pièces pour véhicules, il en vendait à Hansa.

D’autre part, il avait fondé en 1924 , à Brême, l’affaire Goliath qui construisait avec succès de petits utilitaires à trois roues.

Goliath Blitzkarren 1925, à l’origine de la fortune de Carl BorgwardGoliath Blitzkarren 1925, à l’origine de la fortune de Carl Borgward

 

Goliath trois roues, camionnette Rapid en 1930Goliath trois roues, camionnette Rapid en 1930

Les Hansa ne sont alors plus construites à Varel, mais dans une usine de Brême tandis que l’usine Hansa-Lloyd, toujours à Brême, se consacre uniquement aux véhicules commerciaux.

A partir de 1930, Hansa sort de nouveaux modèles, des voitures moyennes en quatre et six cylindres, certaines avec moteurs Continental.

Ces Konsul et Matador ne seront produites qu’en petit nombre, environ 600 Konsul et une centaine de Matador, ces dernières à roues arrière indépendantes.

Hansa Konsul en cabriolet (1930)Hansa Konsul en cabriolet (1930)

 

Hansa Matador 1931Hansa Matador 1931

 

Châssis de la Hansa MatadorChâssis de la Hansa Matador

En 1933-34, Hansa fabrique des voitures légères à moteur arrière Goliath 400 et 500cc, à châssis tube central et quatre roues indépendantes.

Elle n’aura guère de succès et on en fera environ 500 exemplaires.

Voiture légère Hansa 500 (1933)Voiture légère Hansa 500 (1933)

 

Châssis de la Hansa 500Châssis de la Hansa 500

Au début 1934, l’usine de Brême présente les Hansa 1100 et 1700, respectivement à quatre et six cylindres, soupapes en tête, châssis tube central, quatre roues indépendantes.

Les carrosseries tout acier sont faites à l’usine.

Bien qu’un peu chères, ces excellentes et solides voitures auront du succès, on fera environ 20.000 quatre cylindres et 6.000 six cylindres jusqu’en 1939.

Pas mal d’exemplaires survivront à la guerre et rendront encore bien des services pendant plusieurs années.

Pour certains marchés d’exportation, des Hansa 1100 seront vendues sous l’écusson Lloyd en 1938-39.

Hansa 1100 en 1936Hansa 1100 en 1936

 

Hansa 1700 six cylindres c.1935Hansa 1700 six cylindres c.1935

 

Châssis Hansa 1700 c.1935Châssis Hansa 1700 c.1935

En 1936, apparait une Hansa de grosse cylindrée, la 3500 ou Privat, destinée à une clientèle d’hommes d’affaires et qui ne sera faite qu’à 200 exemplaires jusqu’en 1939.

Cette voiture de représentation a un moteur six cylindres de 3,5 litres, une quatrième vitesse surmultipliée, quatre roues indépendantes à ressorts hélicoïdaux.

Le gros modèle de la gamme, la Hansa Privat 3500 (1938)Le gros modèle de la gamme, la Hansa Privat 3500 (1938)

Signalons aussi la Windspiel, voiture d’autoroute, à moteur 1500 cc, à tendance aérodynamique mais qui ne connaitra pas la série.

Prototype Hansa Windspiel 1937Prototype Hansa Windspiel 1937

En 1938, sort une nouvelle Hansa 2000 à six cylindres, devenue Borgward 2000 en 1939, le nom Hansa étant alors abandonné et remplacé par Borgward.

La 2000 devient ensuite 2300 et sera faite jusqu’en 1942.

On compte environ 2.000 unités de la 2000 et 1.000 de la 2300.

Borgward 2000 (1939)Borgward 2000 (1939)

 

Borgward 2300 (1940)Borgward 2300 (1940)

Camion léger Hansa-Lloyd 2 tonnes, moteur Diesel, en 1936Camion léger Hansa-Lloyd 2 tonnes, moteur Diesel, en 1936

 

Tracteur d’artillerie semi-chenillé Borgward, en Pologne (1941)Tracteur d’artillerie semi-chenillé Borgward, en Pologne (1941)

L’usine Hansa-Lloyd sort toujours ses véhicules commerciaux qui prennent aussi l’étiquette Borgward en 1939.

Au cours des années 1930, l’usine Goliath fabrique toujours avec succès ses trois roues commerciaux, ainsi que quelques quatre roues comme l’Atlas par exemple ou encore le Superior à moteur Selve.

Cependant, Goliath tente aussi une incursion dans le domaine de la voiture.

En 1931, on voit apparaitre le Goliath Pionier, une voiturette basée sur les trois roues commerciales.

La carrosserie sur ossature bois est recouverte de cuir, le moteur a 200 ou 250 cc.

Le succès du Pionier est moyen, environ 4.000 ventes de 1931 à 1934.

Goliath Pionier (1931)Goliath Pionier (1931)

 

Camionnette Goliath Atlas à quatre roues, une tonne de charge utile (1933)Camionnette Goliath Atlas à quatre roues, une tonne de charge utile (1933)

 

Camionnette quatre roues Goliath (1935)Camionnette quatre roues Goliath (1935)

Pendant la guerre, les usines travaillent toutes pour l’armement. 

Outre des camions, les usines produisent des torpilles et des chenillettes. 

Au milieu de 1943, le personnel comprenait pas moins de 65 % de prisoniers de guerre et personnes soumises au travail obligatoire.

A la mi-octobre 1944, les bombardements alliés détruisent près de 60 % du site de Bremen-Sebaldsbrück et près de 90 % de l’usine de Bremen-Hastedt.

Après la fin des hostilités, Carl F.W.Borgward est considéré comme criminel de guerre, et séjournera d’abord, en prison à Ludwigsburg, et entre le 15 mars 1946 et la mi-juin 1948, à Bremen, où il subira une cure de « dénazification », avec interdiction formelle de mettre les pieds dans ses usines.

Cependant, après la réparation des dégâts dus aux bombardements, la production de camions redémarre vers 1945-46, sous l’impulsion de Wilhelm Schindelhauer, le directeur des ventes, que les Alliés ont mis à la tête de l’entreprise.  

A la mi-juin 1948, Borgward peut enfin revenir dans ses usines. 

L’importateur suisse d’avant-guerre, A.P.Glättli, sera un des partenaires qui aidera financièrement au nouveau départ de l’entreprise.

La toute nouvelle voiture Borgward Hansa 1500 est présentée au salon de Genève du printemps 1949.

C’est la première voiture allemande entièrement nouvelle de l’après-guerre.

Sa carrosserie en forme ponton fait sensation.

Le châssis est à poutre centrale et les quatre roues sont indépendantes.

Le moteur est un quatre cylindres 1500 à culbuteurs.

Il est porté à 1800 cc en 1952.

Une version Diesel 1800 existe à partir de 1953.

De 1950 à 1953, Borgward construit diverses versions sport à deux carburateurs et châssis raccourci.

On aura fait environ 35.000 exemplaires des 1500 et 1800.

Borgward Hansa 1500 de 1950Borgward Hansa 1500 de 1950

 

Borgward Hansa 1500 décapotable de 1952Borgward Hansa 1500 décapotable de 1952

Pendant l’été 1954, les 1800 sont remplacées par la célèbre Isabella, une monocoque à quatre roues indépendantes, moteur 1500 de 60 et 75 ch.

Elle aura du succès, on en fera plus de 200.000 exemplaires jusqu’en 1961.

Borgward Isabella 1954Borgward Isabella 1954

 

Borgward Isabella Kombi (1957)Borgward Isabella Kombi (1957)

 

Coupé Borgward Isabella (1958)Coupé Borgward Isabella (1958)

Entre 1951 et 1954, Borgward construit quelques véhicules de compétition notamment les Rennsport 1500 de 100 ch à carrosserie aérodynamique tout alu sur châssis raccourci, moteur deux carburateurs ou injection

Borgward 1500 Rennsport (1953)Borgward 1500 Rennsport (1953)

 

Borgward 1500 de course (c.1951-1952)Borgward 1500 de course (c.1951-1952)

En 1952, Borgward complète sa gamme par la 2400, une grande voiture six cylindres de 2,4 litres, monocoque à quatre roues indépendantes.

Sa forme est aérodynamique, mais elle ne récolte pas grand succès. (97 exemplaires vendus au cours de la première année)

On en fera que 1.050 unités jusqu’en 1955, auxquelles on ajoutera 400 de 1955 à 1958, en forme modifiée.

 La nouvelle grosse Borgward en 1953, six cylindres 2,4 litresLa nouvelle grosse Borgward en 1953, six cylindres 2,4 litres

 

 La Borgward 2,4 litres dans sa dernière configuration (1956)La Borgward 2,4 litres dans sa dernière configuration (1956)

 

Borgward voulut également réaliser et commercialiser des hélicoptères. 

C’est ainsi que Heinrich Focke, un des pionniers de l’aviation allemande, travailla chez Borgward au développement d’une voilure tournante, dont il avait commencé l’étude lorsqu’il se trouvait au Brésil. 

Cet engin fut baptisé Kolibri, et effectua son premier vol en 1958

Les problèmes financiers de la firme et la faillite retentissante qui s’en suivirent, ont mis fin à cette aventure.


En 1960, apparait une nouvelle grande Borgward, la 2,3 litres à six cylindres de 2240cc.

Sur demande, elle peut être équipée d’une suspension pneumatique.

On ne fera que 2.500 unités de cette voiture prometteuse.

La grande Borgward de 2,3 litres (1960)La grande Borgward de 2,3 litres (1960)

 

Le camion léger Borgward 1 ¼ tonne du tout début des années 1950Le camion léger Borgward 1 ¼ tonne du tout début des années 1950

 

Version 1955 du camion BorgwardVersion 1955 du camion Borgward

 

Camion Borgward à cabine avancée type B 622D (1959)Camion Borgward à cabine avancée type B 622D (1959)

 

Borgward B 522 de 1958, destiné aux services de protection civileBorgward B 522 de 1958, destiné aux services de protection civile

En effet, depuis la fin des années 1950, les finances déclinent, Borgward s’est dispersé sur trop de modèles et le Sénat de la ville de Brême doit intervenir pour renflouer les finances.

Malgré cela, la société tombe en faillite en 1961

Bien sûr, l’entreprise était très endetté et les banques lui refusaient leur confiance, mais, en 1965, le magazine « Der Spiegel » annonce que tous les créanciers des 3 entreprises du groupe Borgward avaient été dédommagés. 

Les fonds investis par la ville-état de Bremen, n’ont cependant pas pu être récupérés. 

Nombreux sont ceux qui, à la suite de ce élément, ont pensé (et pensent encore) que la firme brêmoise ait été mis en faillite prématurémént. 

Carl Borgward ne survivra pas longtemps à ce désastre et décède en 1963.

L’usine de Bremen-Sebaldsbrück devient la propriété du groupe Hanomag-Rheinstahl

Depuis 1971, elle appartient à Mercedes-Benz

En 1978, les premières Mercedes-Benz y quittent les chaînes d’assemblage (W 123)

L’usine de Bremen-Neustadt devient la propriété de Siemens.

La grosse Borgward 2,3 litres sera construite encore un certain temps grâce à l’implantation d’une usine au Mexique.

 

Quant à Goliath, elle reprend après-guerre la construction de ses camionnettes trois roues, mais ajoute aussi des quatre roues légers de grande capacité.

Ce sont des traction avant à moteur deux temps deux cylindres.

Version 1952 de la Goliath utilitaire trois rouesVersion 1952 de la Goliath utilitaire trois roues

 

Break Goliath à quatre roues et moteur deux temps deux cylindres 470 cc (1951)Break Goliath à quatre roues et moteur deux temps deux cylindres 470 cc (1951)

 

Goliath Express, moteur à injection (1954)Goliath Express, moteur à injection (1954)


 Cette carrosserie aérodynamique a permis à une trois roues de battre plusieurs records du monde en 1951. La vitesse dépasse 140 km/h.

Cette carrosserie aérodynamique a permis à une trois roues de battre plusieurs records du monde en 1951.

La vitesse dépasse 140 km/h.

 

Configuration mécanique de l’enginConfiguration mécanique de l’engin

Goliath intègre le domaine de la voiture de tourisme en 1950 en présentant la GP 700, une jolie traction avant deux cylindres deux temps de 700 cc, cette quatre places est vaste et confortable pour sa cylindrée.

Sa carrosserie est tout acier et le châssis à tube central.

La cylindrée passe à 900 cc en 1956.

Les derniers exemplaires ont l’injection directe.

On fera 44.500 exemplaires des 700 et 900 de 1950 à 1957.

Goliath GP 700 1950/1951Goliath GP 700 1950/1951

 

Goliath GP 700 injection. Découvrable 1955Goliath GP 700 injection. Découvrable 1955

 

Goliath GP 900 en 1956Goliath GP 900 en 1956

 

Goliath Sport 1953. Moteur à injectionGoliath Sport 1953. Moteur à injection

En 1957, Goliath présente aussi un 4×4 pour l’armée, munie d’un moteur quatre temps de 1200 cc, mais on en fera que 50 exemplaires.

Prototype militaire Goliath 4x4 (1957)Prototype militaire Goliath 4×4 (1957)

L’année 1957 aussi voit l’abandon du deux temps.

Une nouvelle Goliath 1100 apparait, munie d’un quatre cylindres à plat.

Elle changera de nom en 1958 et devient la Hansa 1100.

On en fera environ 28.000 exemplaires jusqu’à la disparition de la marque.

Goliath 1100, moteur quatre temps. 1958Goliath 1100, moteur quatre temps. 1958

 

Deux Hansa 1100 exposées au salon de Bruxelles de janvier 1960Deux Hansa 1100 exposées au salon de Bruxelles de janvier 1960

Borgward s’attaque également au créneau des très petites voitures.

Il ressuscite la marque Lloyd et lance sous ce nom au printemps 1950 une petite voiture légère, la LP 300.

Elle possède un châssis à tube central, quatre roues indépendantes, la traction avant, un moteur deux temps deux cylindres de 293 cc, développant 10 ch à 4000 tr/mn.

Elle pèse 450 kg.

La carrosserie se compose d’une ossature en bois dur recouverte de contreplaqué et rendu étanche par du cuir synthétique.

Pour une cylindrée aussi réduite, elle a un bon comportement routier et est surnommée Bomberplast (bombe en plastique).

On en fera 18.000 exemplaires jusqu’en 1952.

Lloyd LP 300 (printemps 1951)Lloyd LP 300 (printemps 1951)

Début 1953, elle est remplacée par la LP 400 de 386 cc qui débute avec une carrosserie bois & plastique, mais au fur et mesure que le temps passe, de plus en plus d’éléments de carrosserie utilisent le métal.

Lloyd LP 400 c.1954/1955Lloyd LP 400 c.1954/1955

 

En 1955, le moteur devient un quatre temps à 1 ACT de 596 cc, la carrosserie est alors entièrement métallique.

En 1957, Lloyd commercialise l’Alexander à quatre vitesses et en 1958 l’Alexander TS à moteur plus poussé.

De septembre 1955 à 1961, on sort plus de 175.000 Lloyd 600.

Lloyd Alexander LS en break (1957)Lloyd Alexander LS en break (1957)

 

Lloyd de record 400cc. A battu en 1954 plusieurs records du monde à MontlhéryLloyd de record 400cc. A battu en 1954 plusieurs records du monde à Montlhéry

 

Lloyd Alexander TS 1958. Moteur 600 cc quatre tempsLloyd Alexander TS 1958. Moteur 600 cc quatre temps

En été 1959, apparait une nouvelle Lloyd, l’Arabella à moteur quatre cylindres opposés de 900 cc, quatre temps à boîte quatre vitesse, châssis tube central, quatre roues indépendantes.

On fera environ 47.000 Arabella jusqu’à la fin de la production

Alexander TS et Lloyd Arabella en janvier 1958Alexander TS et Lloyd Arabella en janvier 1958

 

Coupé Lloyd Arabella présenté en 1959Coupé Lloyd Arabella présenté en 1959

 

Petit bus six places Lloyd à moteur 500 cc (1954)Petit bus six places Lloyd à moteur 500 cc (1954)

 

La vie après la faillte

En 1963/1964, les dernières Borgward sont assemblées à Bremen.  Il s’agit de 487 Hansa 1100, berline et break dont les éléments sont issus de stocks restants, prévus à l’origine pour l’exportation.

Entre 1965 et 1967, un certain Walter Schätzle, de Oberhöchstadt, assemble de façon artisanale, environ 140 Isabella, au moyen de pièces restantes. 

Son aventure se terminera par un procès quant à la propriété du nom Borgward.

Un groupe d’industriels et financiers mexicains ont, quant à eux, racheté les outils de production des Isabella et P 100. 

Le « deal » incluait l’utilisation du nom commercial (de là le procès Schätzle) et d’importants lots de pièces.  Mais, le groupe semble avoir pêché par orgueil, et, dès 1964, l’affaire était en manque de capitaux. 

En 1966, Greogorgio Ramirez, le constructeur de camions, entre en scène et, injecte de nouveaux capitaux dans le projet. 

La P100, qui avait été rebaptisé 230,  devait exister en 4 versions : la 230 GL (proche du modèle allemand originel, à l’exception de la suspension à air, dont les mexicains ne voulaient pas entendre parler pour des raisons de simplicité), la 230, modèle d’entrée de gamme, avec beaucoup moins de chrome, la 230 GL Pullmann, limousine allongée de 10 cm, et finalement la 230 RS, plus puissante, dont seul un prototype fut produit.

En 1966, avec la participation de Ramirez, les mexicains y ont vraiment cru, et espéraient prendre pied sur le marché allemand. 

Ils avaient ouvert un bureau de représentation, et avaient envoyé, en juin 1968, une auto de démonstration (230 GL) en Allemagne. 

Entre 1966 et la moitié de l’année 1970, les mexicains sont parvenus à assembler (seulement) 2.267 véhicules.

Un manque de capitaux et une qualité de fabrication laissant à désirer ont précipité la fin de l’aventure mexicaine de la « grosse » Borgward.

 

Borgward 230, version d'entrée de gamme, reconnaissable aux ailes arrière dépourvues des petits ailerons caractéristiques au modèle.Borgward 230, version d’entrée de gamme, reconnaissable aux ailes arrière dépourvues des petits ailerons caractéristiques au modèle.

Borgward 230, version d'entrée de gamme, reconnaissable aux ailes arrière dépourvues des petits ailerons caractéristiques au modèle.

Borgward 230 GL (c.1968)Borgward 230 GL (c.1968)

Borgward 230 Limusina Pulman (c.1968)Borgward 230 Limusina Pulman (c.1968)

La grosse 2,3 litres sera construite encore un certain temps grâce à l’implantation d’une usine au Mexique.

Il y aura également quelques Isabella montés en Argentine et enfin, en 1979, il y aura les «AMC Borgward Isabella », des AMC Concord des années 1978-1979 à moteur Borgward 2.3L.

Produite au Mexique en 1979, cette Borgward Isabella 23 à moteur Borgward six cylindres de 2,3 litre et coque d’American Motors est souvent présentée comme l’«AMC Borgward Isabella ».Produite au Mexique en 1979, cette Borgward Isabella 23 à moteur Borgward six cylindres de 2,3 litre et coque d’American Motors est souvent présentée comme l’«AMC Borgward Isabella ».