BMW M Story : 1972 – 2012, 40 années d’automobiles sportives (2e Partie : 1992 – 2012)

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En 1990, à l’aube de l’introduction de la génération suivante de Série 3, Motorsport GmbH travaille déjà à la nouvelle BMW M3.

 

BMW M3 E36 Coupe (1992)

Elle est commercialisée en 1992, dépourvue cette fois d’aileron massif et d’imposants élargisseurs d’ailes.

 

Signe des temps, la M3 joue la carte de la discrétion, ne dévoilant son caractère qu’aux seuls connaisseurs, au travers de certains détails, dont le ronronnement inimitable de son 6 cylindres à 24 soupapes de 3 litres d’une puissance maximale de 286 ch.

 

Ce moteur est le tout premier de BMW à intégrer le déphaseur d’arbre à cames d’admission VANOS, qui ajuste en continu le calage de la distribution – un système breveté, signé BMW M, qui assure un couple élevé à bas régime et régime intermédiaire.

 

Autre particularité inédite de cette voiture : la gestion du moteur développée par BMW, capable de traiter 20 millions d’instructions par seconde.




BMW M3 E36 Coupe (1994)

BMW M3 : la voiture du siècle.

Cette M3 de deuxième génération enthousiasme immédiatement les médias et les clients.

Le carnet de commandes se remplit en un temps record, et les éloges ne tardent pas à pleuvoir.

BMW M3 E36 (1992)

Merveille d’agilité, cette représentante de la Série 3 séduit les lecteurs du magazine allemand Sport Auto qui l’élisent « voiture de l’année » deux ans de suite, tandis qu’en France, Auto Plus la désigne « voiture du siècle » à l’issue d’un comparatif avec d’autres modèles haut de gamme.

Dès son lancement aux États-Unis, la revue Automobile Magazine lui décerne le titre de «voiture de l’année», jusqu’alors réservé à la production américaine.

BMW M3 Berline (1994)

Le calendrier prévoit d’emblée une version cabriolet et une berline à 4 portes quelque peu plus confortable.

BMW M3 Cabriolet (1994)

La M3 GT, une édition limitée spéciale de 295 ch, place la barre très haut en matière de performances.

BMW M3 GT E36 (1994)

De 1992 à 1996, Motorsport GmbH construit plus de 85 exemplaires de M3GT, cette berline quatre portes dérivée de la M3, qui offre à Johnny Cecotto une victoire à l’ADAC GT de 1993.

La M3 GT devient une arme redoutable pour la conquête du marché américain des sportives.

BMW M3 GTR (Zolder - J.Cecotto 1993)

Rien d’étonnant, donc, à ce que le prototype M3 PTG, animé par un moteur de 400 ch, remporte l’IMSA en 1996.

Les clients avisés peuvent obtenir une M3 sur mesure, comme c’est le cas pour les autres modèles de la marque, grâce au programme BMW Individual, mis en place en 1992 par Motorsport GmbH, en marge de ses activités existantes.

Couvrant l’ensemble de la gamme BMW, ce programme se plie à tous les désirs de personnalisation, bien au-delà des nombreuses options traditionnellement proposées.

Les demandes portent principalement sur les teintes de carrosserie et l’équipement intérieur, ainsi que sur des transformations spécifiques et l’intégration d’électronique de communication professionnelle.

Avec BMW Individual, Motorsport GmbH innove une fois de plus et ouvre la voie à une tendance à l’individualisation plus affirmée dans le domaine de l’automobile, réinventant ainsi l’approche client.

Cette activité se développe à un rythme effréné, qui appelle une réorganisation.

Il devient nécessaire de regrouper tous les métiers couverts par Motorsport GmbH sous une nouvelle désignation afin de ne pas désorienter les clients qui souhaitent participer à un stage de conduite BMW Driver Training ou faire appel à BMW Individual pour personnaliser leur véhicule.

BMW M GmbH

L’idée de reprendre le légendaire « M », la « lettre la plus puissante au monde » pour BMW, s’impose d’elle-même.

Au 1er août 1993, « Motorsport GmbH » devient ainsi « BMW M GmbH ».

BMW M3 Cabriolet (1996)

En 1995, la populaire BMW M3 gagne en puissance et en couple dans le cadre d’un processus d’évolution en profondeur.

Sa nouvelle motorisation de 3,2 litres qui atteint les 321 ch – soit plus de 100 ch par litre – établit de nouvelles références dans le monde de la compétition.

Elle étrenne le système de calage de la distribution double VANOS, qui adapte en continu le calage des arbres à cames d’admission et d’échappement.

Par ailleurs, la puissance motrice est transmise aux roues arrière par l’intermédiaire d’une boîte manuelle à 6 rapports.

BMW M3 SMG (1996)

SMG : une innovation de taille dans les technologies de transmission.

BMW M GmbH est le premier constructeur automobile à adopter la boîte séquentielle SMG (Sequential M Gearbox), une technologie dont il dote la M3.

Dérivée de la boîte classique de cette dernière, la SMG active automatiquement l’embrayage via une commande électro-hydraulique lors des changements de rapports, évitant ainsi au conducteur d’avoir à enfoncer la pédale d’embrayage.

Suscitant de prime abord un certain scepticisme, cette nouvelle technologie fait bientôt des adeptes, et à l’arrêt de la production, près d’une BMW M3 sur deux est équipée d’une boîte SMG.

McLaren BMW F1 GTR (1995)

Un autre moteur « M Power » brille en 1995 :

Le musclé 12 cylindres de 6 litres, inspiré du 750i, qui permet à la McLaren à carrosserie fermée de remporter les 24 Heures du Mans.

Grâce à la technologie 4 soupapes par cylindre, à un vilebrequin en titane et à un embrayage en aluminium, la puissance de ce V12 est portée à plus de 600 ch.

Gordon Murray (c.1993)

Il s’agit, là encore, d’un moteur conçu et construit par Paul Rosche, qui a aussi collaboré avec Gordon Murray, Directeur technique de McLaren, à la création de la F1 routière sportive par excellence.

McLaren BMW F1 GTR (Le Mans 1995 - SEKIYA - LEHTO - DALMAS )

Quelques années plus tard, BMW célèbre le triomphe de son V12 en signant la première place de l’édition 1999 de la légendaire course des 24 Heures du Mans.

À l’époque, ce moteur n’est toutefois plus signé BMW M GmbH.

À la fin de l’année 1995, BMW crée le département BMW Motorsport Ltd, installé au Royaume-Uni, afin de regrouper toutes ses activités liées aux sports mécaniques.

BMW V12 LMR (1999)

BMW M GmbH se recentre alors sur trois pôles :

Les véhicules BMW M,

le programme BMW Individual

et le BMW Driver Training.

BMW Z3 M Roadster

M Roadster et M Coupé : des jumeaux au caractère bien trempé.

Dès 1997, le M fait son retour à l’arrière d’un nouveau modèle sportif :

Pensé en tout point pour le plaisir de la conduite, le M Roadster ne se résume pas à l’association détonante du roadster Z3 et du moteur de 321 ch de la M3.

Ce concentré de puissance devient l’ambassadeur de la gamme de roadsters BMW.

Un coupé haut de gamme le suit de près.

Dérivé du M Roadster, il est également doté du moteur de la M3 mais présente un caractère qui lui est propre.

BMW Z3 M Coupe

Le M Coupé révèle en effet une agilité et un dynamisme étonnants.

Outre ses qualités en termes de plaisir de conduite, il a également été étudié pour faciliter le quotidien du conducteur.

Son compartiment arrière aux lignes de rêve peut ainsi accueillir deux sacs de golf.

BMW M5 (E39 - 1998 - 2003)

1998 : la M5 à moteur 8 cylindres de 400 ch.

En 1998, les ingénieurs de BMW M GmbH lancent la troisième génération de M5, qui révolutionne son segment de marché par une dynamique de conduite inédite.

La discrétion reste cependant de mise avec ce luxueux modèle hautes performances, digne successeur de la célèbre Série 5.

À l’extérieur, l’identité de la nouvelle M5 ne transparaît qu’à travers quelques détails, tels que son bouclier avant revisité intégrant de vastes prises d’air, ses roues élargies en alliage léger et ses quatre sorties d’échappement, déjà présentes sur le M Roadster et le M Coupé.

BMW M5 V8 (3e generation E39 : 1998 - 2003)

Cette M5 renferme par ailleurs un tout nouveau 8 cylindres surprenant de couple (quelque 500 Nm maximum) et de puissance (près de 400 ch/_300 kW).

À l’image de la génération précédente, la nouvelle M5 dispose d’une boîte manuelle à 6 rapports qui brille par sa souplesse et sa précision.

BMW M3 (2000)

2000 : la M3 fait peau neuve.

Au fil des ans, les ingénieurs de BMW M ont multiplié les innovations, tant en matière de technologies de motorisation que de châssis et de suspension.

La troisième génération de M3 n’y fait pas exception.

Présentée en 2000, elle est équipée de freins en matériau composite à disques flottants qui favorisent la dissipation thermique et présentent une durée de vie accrue par rapport aux systèmes conventionnels.

BMW M3 Cabriolet (2001)

La nouvelle BMW M3 se distingue par son surcroît de puissance, de performances et de caractère.

Avec ses 343 ch et 365 Nm, elle passe de 0 à 100 km/h en 5,2 secondes.

En outre, elle affirme clairement sa vocation sportive par ses lignes plus viriles, sans concession sur le comportement routier et le côté pratique de ses aînées.

Voiture hautes performances aux caractéristiques exceptionnelles, la M3 surclasse toutes ses concurrentes.

BMW M3 (2000)

Un an plus tard, la M3 quitte sa robe de routière pour enfiler une livrée de course.

Une M3 GTR à moteur 8 cylindres de 4 litres s’aligne sur la grille de départ de l’American Le Mans Series.

BMW M3 GTR (ALMS 2001)

Ce bolide, paré d’un capot aux prises d’air caractéristiques et d’un immense aileron, domine le circuit américain et remporte le championnat dans la catégorie GT – une victoire à point nommé pour fêter les 30 ans de BMW M GmbH en 2002.

BMW M3 CSL (2003)

2003 : la résurrection de la CSL.

Une renaissance dans le plus pur style BMW !

Les trois lettres de la désignation CSL Coupé Sport Léger – parlent d’elles-mêmes :

Pavillon, console centrale et panneaux de porte en plastique renforcé de fibres de carbone, lunette arrière amincie et habitacle spartiate.

Mue par un moteur de 360 ch, la CSL se comporte remarquablement bien dans les virages les plus serrés, faisant la preuve de son extrême agilité.

Lors d’essais, elle réalise un temps de 7’50 » sur la boucle Nord du Nürburgring, un exploit pour un véhicule de ce type.

Commercialisée en 2003, la CSL est produite à 1.383 unités, qui se vendent toutes en quelques mois.

BMW M3 CSL (2003)

Entre-temps, la M3 GTR est immobilisée au stand, privée de course en raison d’une modification de la réglementation américaine.

Néanmoins, la Série 3 à motorisation 8 cylindres n’en est pas à la fin de sa carrière.

Elle subit des modifications qui lui permettent de participer aux courses d’endurance sur le Nürburgring, et son succès impressionne :

en 2004, la M3 GTR réalise un doublé gagnant aux 24 Heures disputés dans l’Eifel, et réitère l’exploit l’année suivante.

BMW M5 (2005)

2004 : la M5 et la M6 accueillent un 10 cylindres.

Depuis au moins le début du millénaire, il ne se passe pas une année sans qu’un modèle M ne fasse les gros titres.

À l’automne 2004, c’est au tour de la nouvelle M5, dont la version précédente a franchi la barre des 20.000 unités fabriquées.

Cette splendide Série 5 bat des records de puissance :

Moteur 10 cylindres de 5 litres, 507 ch, 520 Nm et un régime pouvant dépasser les 8 000 tr/min.

Excellant dans toutes les disciplines, la M5 réduit à néant la frontière entre berline à usage routier et véhicule à vocation sportive.

BMW V10 (M5 - M6 2005)

La quatrième génération de M5 domine le segment des berlines sportives hautes performances.

Avec une puissance augmentée de plus de 25 % par rapport à celle du 8 cylindres de la génération antérieure, la M5 bénéficie d’un rendement qui franchit le seuil symbolique des 100 ch par litre.

Ses caractéristiques sont à la hauteur de celles des véhicules de compétition.

BMW M5 (2005)

Dotée, en outre, d’un V10 et d’une boîte SMG à 7 rapports, elle surclasse largement les autres berlines de série, franchissant le 0 à 100 km/h en à peine 4,7 secondes et le 0 à 200 km/h en quelque 15 secondes.

Le limiteur de vitesse électronique se déclenche à 250 km/h.

BMW M6 (2005)

La M6 arrive à sa suite, quelques mois plus tard, avec la même motorisation.

Le train roulant peut être réglé d’une simple pression sur un bouton et, comme la M3 CSL, la version Coupé possède un toit en fibres de carbone.

La M6 peut évidemment aller bien au-delà des 250 km/h auxquels elle est limitée d’usine.

BMW propose donc à ses clients un débridage sous réserve qu’ils suivent un stage de conduite sur circuit fermé.

BMW M6 Cabriolet (2007)

 

BMW Z4M Roadster (2006)

En 2006, BMW M GmbH étoffe son portefeuille d’une nouvelle sportive – la BMW Z4.

Déclinée en versions roadster et coupé, la Z4 M emprunte à la M3 son impressionnant 6 cylindres de 343 ch, qui propulse la version biplace à 250 km/h.

BMW Z4M Coupe Motorsport Racing (2006)

Une dizaine de véhicules d’usine sont dérivés du coupé en vue de la compétition.

Animés par un 6 cylindres poussé à 430 ch, ils dominent les circuits.

En 2009 et 2010, les Z4 Coupé engagées au championnat d’endurance VNL du Nürburgring remportent 11 des 16 courses.

BMW Z4 GT3 (2010)

Depuis 2010, la relève est assurée par la Z4 GT3, une version de compétition de la Z4 Roadster à moteur 8 cylindres de 4,4 litres.

 

BMW M3 V8 (2008)

2007 : la première BMW M3 à moteur 8 cylindres.

En 2007, la nouvelle génération de M3 abandonne, après 15 années de bons et loyaux services, son 6 cylindres en ligne, élu plusieurs fois « moteur de l’année ».

Un 8 cylindres équipe pour la première fois le coupé, puis la berline qui est présentée peu après.

Ce V8 de 3999 cm3 de cylindrée développe 420 ch.

Près de 85% du couple maximal de 400 Nm est disponible sur la vaste plage de régime de 6.500 tr/min.

La puissance est transmise aux roues arrière par l’intermédiaire d’une boîte manuelle à 6 rapports et d’un différentiel d’essieu arrière entièrement repensé.

Les concepteurs se sont une fois de plus efforcés d’alléger l’ensemble, en particulier pour le coupé.

Au vu de l’expérience positive sur les précédents modèles M, ils optent pour un pavillon en plastique renforcé de fibres de carbone et un capot en aluminium.

BMW M3 Cabriolet (2008)

En 2008, trente ans après le lancement de sa première voiture de série, BMW M GmbH livre son 300.000e véhicule.

Son portefeuille comporte désormais neuf modèles.

Les motorisations adoptées possèdent des caractéristiques exclusives exploitant le concept de haut régime :

6 cylindres en ligne de 343 ch sur les BMW Z4 M Roadster et Coupé,

V10 de 507 ch sur la BMW M5, la nouvelle BMW M5 Touring et les BMW M6 Coupé et Cabriolet.

BMW 3 Series M Pack Sport (2012)


BMW M GmbH enregistre par ailleurs une hausse sensible de ses ventes de Packs Sport, disponibles sur les BMW Série 1, Série 3, Série 5 et Série 6, ainsi que les BMW X3 et X5.

BMW X5 M (2010)


2009 : le retour en force du turbo.

Le phénomène prend de l’ampleur.

Les hautes performances caractérisant les véhicules produits par BMW M GmbH sont d’abord transposées aux modèles X, à commencer par la BMW X5 M et la BMW X6 M en 2009, qui bénéficient d’un nouveau puissant V8 sur mesure.

Le moteur M TwinPower Turbo de 555 ch est le tout premier au monde à associer un collecteur d’échappement reliant les bancs de cylindres à la technologie Twin Scroll Twin Turbo.

Le turbocompresseur et les pots catalytiques sont logés dans l’espace en V séparant les bancs de cylindres.

Cette configuration garantit une réponse spontanée du moteur, un déploiement linéaire de la puissance, ainsi qu’un développement uniforme du couple, autant de caractéristiques attachées à la lettre M.

BMW X6 M (2010)

Cette même année, BMW M GmbH conçoit une sportive ultime dérivée du Coupé BMW M3  qui s’adresse aux clients les plus intransigeants en matière de performances.

BMW M3 GTS (2010)

Adaptée aux courses amateurs en club, la BMW M3 GTS est construite sur commande dans les installations de BMW M GmbH.

Les modifications effectuées en vue de la pratique du sport automobile portent sur la transmission, le châssis, la carrosserie et l’habitable.

Reprenant des principes conceptuels et détails techniques directement empruntés au monde de la compétition, le moteur 8 cylindres gagne en cylindrée et en puissance, à 4,4 litres et près de 450 ch, respectivement.

BMW Série 1 M Coupé (2011)

Aujourd’hui : un pas de plus vers des sommets de performance.

À la fin de l’année 2010, BMW M GmbH élargit à nouveau sa gamme de produits et dévoile la Série 1 M Coupé, une voiture compacte de 340 ch.

Le 6 cylindres en ligne M TwinPower Turbo à injection directe confère à ce poids plume une agréable nervosité, grâce à un excellent rapport poids/puissance de 4,4 kg/ch.

BMW M5 (2012)

Quelques mois plus tard entre en scène la nouvelle M5, avec un moteur turbo 8 cylindres de 560 ch lui permettant de dépasser les 305 km/h.

 

BMW M550d xDrive Berline (2012)

M passe au diesel.

Quarante ans après la création de la division qui porte aujourd’hui le nom de BMW M GmbH, les experts en conduite sportive imaginent un nouveau projet baptisé BMW M Performance :

Des voitures en complément de la gamme classique, clairement orientées performances, combinant des aptitudes routières irréprochables et une sobriété exemplaire.

La nouvelle catégorie de produits comporte quatre modèles à son lancement :

BMW M550d xDrive Berline,

BMW M550d xDrive Touring, 

BMW X5 M50d

et BMW X6 M50d.

Ils partagent un moteur diesel 6 cylindres en ligne à trois turbocompresseurs de 381 ch exclusivement développé pour la gamme BMW M Performance.

BMW M550d xDrive Touring (2012)

BMW X5 M50d (2012)

BMW X6 M50d (2012)

 

Lien vers :

1e partie de la saga BMW M Motorsport 1972-2012