Le Range Rover Velar, lisse comme un galet

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Dans la famille Land Rover, le nouveau Velar s’insère entre les Land Rover Evoque et Sport. Reconnaissable à son design inédit qui fait la part belle aux surfaces lisses, il s’oppose ainsi aux styles tourmentés de bien des concurrents.

Une carrosserie inédite

Révolutionnaire pourrait être osé, mais le mot n’est pas trop fort pour qualifier le design de cette carrosserie où dans un souci d’aérodynamisme, tout semble avoir été intégré dans la masse : les poignées affleurantes des portières en est un des exemples les plus démonstratifs.

Les phares « LED Matrix/Laser » profilés (en option, mais présents sur notre modèle) encadrent une calandre en aluminium au graphisme net et précis. Les optiques « LED Matrix » disposent du système anti-éblouissement IHBA ainsi que de l’éclairage adaptatif. Ils reçoivent également des feux de jour à DEL dotés d’une signature lumineuse bien spécifique. Comme la mode le veut, les clignoteurs, tant à l’avant qu’à l’arrière sont à défilement.

A l’arrière, le même schéma a été choisi pour le dessin des feux qui s’intègrent dans une bande noire où est frappé le nom de la Marque.

Très discrètement, sur le hayon, un petit écusson reprend son nom, sa finition et sa puissance.

Le hayon s’ouvre électriquement sur une véritable soute dont la capacité initiale de 673 dm³ peut atteindre 1731 dm³ quand les dossiers de la banquette arrière sont rabattus. Vu la longueur de la surface de chargement, il est dommage que les leviers de rabattement ne soient pas proposés en série.

Doté de la suspension pneumatique, le Velar peut s’abaisser de 5 cm pour faciliter, par exemple, les opérations de chargement/déchargement. De même, un crochet d’attelage déployable électriquement est également disponible en option : il autorise une capacité de charge de 2,5 T.

Sa taille respectable (4,80 m de long, plus de 2,15 m de large avec les rétroviseurs déployés et de 1,67 m de haut) et son poids approchant les 2 tonnes (malgré que 82 % soient composés d’aluminium) le font plutôt se mesurer aux Audi Q5, BMW X5, Mercedes GLE ou Volvo XC60 ou même l’Alfa Romeo Stelvio sans oublier son frère chez Jaguar : le F-PACE dont il partage la même structure et les mêmes moteurs.

Un intérieur classieux

A l’intérieur, le luxe apparent et la bonne finition sont de mise. Il suffit de jeter un œil sur le commutateur de vitesses cylindrique pour se rendre compte que la parenté avec le F-PACE est bien évidente.

Les sièges avant en cuir de notre exemplaire étaient chauffants et leur réglage électrique comportait trois mémoires. L’espace dévolu aux passagers est plus que suffisant. A l’arrière, la place est convenable pour deux adultes et un enfant mais vu la taille du Velar et à l’instar de ses concurrents les plus directs, nous aurions pu imaginer disposer de plus d’espace.

Sa technologie très moderne se découvre avec le Touch Pro Duo se présentant sous la forme de deux écrans de 10″ multifonctions et tactiles offrant une grande flexibilité d’utilisation mais nécessitant aussi un peu d’habitude. Devant le conducteur, un affichage digital sur un écran de 12.3″ projette les infos relatives à la conduite de manière hyper personnalisée. Le volant avec palette dispose également de commutateurs pour l’infodivertissement.

Notons aussi que le Velar peut être doté de l’affichage tête haute et d’un système multimédia à l’arrière comportant deux écrans de 8″ et de casques sans fil numérique WhiteFire®. Pour les mélomanes, l’habitacle peut recevoir de 9 à 23 haut-parleurs avec des puissances échelonnées entre 250 et 1600 W pour convertir le Velar en la salle Henry Leboeuf des Beaux-Arts…

Une bonne sécurité

Évidemment, l’aspect sécuritaire a aussi été mis en avant : les tests EuroNCAP a reçu cinq étoiles avec des cotes de 93, 85 et 74 % pour la sécurité des adultes, enfants et piétons. Quant aux aides à la sécurité, elles ont été cotées à 72 %.

Sur route

Comme le F-Space essayé précédemment, le Velar peut être propulsé par un quatre cylindre diesel 2.0 Ingenium, mais ici, seulement disponible en deux puissances de 180 ch et 240 ch. Toujours en diesel, le haut de gamme reçoit un V6 de 300 ch disposé longitudinalement (4×4 oblige).


Notre exemplaire était propulsé par cette unité accouplée à une transmission intégrale avec boîte de vitesse automatique à huit rapports avec palettes au volant.

D’une cylindrée de 2993 cm³, ce V6 développe 300 ch à 4000 rpm et un couple maximal digne d’un camion : pas moins de 700 Nm à 1500 rpm… Sa vitesse maximale est donnée pour 241 km/h et le 0 à 100 est réalisé en 6,5 secs. Il va de soi que la rédaction n’ait pas tenté de vérifier ces chiffres, cependant, il en ressort que la puissance reste au rendez-vous, même si le mode Eco castre un peu ses élans.

Mais le plus étonnant reste sa faible consommation qui reste assez équivalente à celle du F-PACE propulsé par le deux litres Ingenium, soit un peu plus de 7 l aux 100 km pour des trajets sur grands axes avec peu de pénétrations citadines. En ville, il faudra tabler sur moins de 10 litres.

Comme tout Land Rover qui se respecte, l’accent est évidemment mis sur ses aptitudes au franchissement : en plus des traditionnels contrôles de vitesse en descente (HDC) et d’aide au démarrage en côte, il est équipé d’un système qui optimise ses réglages (moteur, suspension, différentiels, châssis et boîte de vitesses) en fonction du terrain fréquenté.

Appelé « Terrain Response« , il dispose pas moins de six modes : Confort, Herbes/Gravillons/Neige, Boue/Ornières, Sable, Eco et Dynamique. Ce système peut se voir entièrement automatisé en choisissant l’option « Terrain Response – 2« .

En plus de ces systèmes très élaborés, le Velar peut être équipé du « Wade Sensing » qui mesure la profondeur des passages à gué fournie grâce aux caméras panoramiques, celle-ci peut aller jusque 65 cm.

Dans notre essai, nous n’avons évidemment pas tout essayé mais l’aisance et le confort avec lequel ce SUV de près de deux tonnes franchit les quelques passages difficiles empruntés lors de notre essai nous fait avancer que peu de soi-disant SUV peuvent vraiment prétendre au titre que leur service marketing ont le toupet de leur faire porter.

Il est certain que beaucoup de ces mêmes SUV ne seront choisis que pour leur look… et rares seront ceux qui se retrouveront en de telles situations.

Bien que sa suspension fasse du bon boulot, le Velar est loin d’être une voiture au comportement sportif, mais son propriétaire ne l’a certainement pas choisi pour cela.

Conclusions

Avec une ligne exclusive qui va à l’opposé de la mode actuelle, le Velar est aussi plus proche du Land Rover Sport que de l’Evoque. Son puissant V6 diesel ne rechigne pas à la tâche et se montre discret tout en consommant relativement peu.

En plus des voies rapides, il permettra de transporter dans des conditions de confort exceptionnelles cinq passagers sur des terrains délicats voire difficilement praticables par les SUV concurrents.

Là est toute sa force, mais il doit se mériter : toujours proposé en 4×4, ses prix débutent à 57.300 EUR pour le 2 l Ingenium de 180 ch en finition de base. Notre exemplaire, un Velar V6 D300 en finition SE frisait avec les 80.000 EUR ! (pack optionnels exclus).

Pour être complet, les versions essence avec le moteur 2.0 Ingenium de 250 et 300 ch démarrent à 57.300 EUR tandis que la version V6 de 380 ch en finition HSE frôle les 90.000 EUR.

Benoît Piette

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