Le Volvo XC40, “the Car SUV of the year 2018”

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Avec son premier SUV compact le XC-40, Volvo a frappé fort en raflant le trophée Car of the Year (vu l’engouement actuel pour les SUV, il faudrait plutôt l’appeler SUV of the Year !)

Présenté à Milan en septembre dernier, il se présente comme l’alternative suédoise aux sempiternelles marques premium germaniques que sont le BMW X1, Audi Q3, Mercedes GLC et anglaises (Jaguar E-Pace et Land-Rover Evoque).

Est-il vraiment à la hauteur ?

Une ligne râblée et plus jeune

Par rapport aux autres SUV Premium qui jouent sur une certaine rondeur, l’esthétique suédoise mise sur une forme plus cubique voire massive.

Néanmoins, il ne faut pas croire qu’il n’est qu’un XC-90 ou XC-60 en réduction. Tout d’abord, il est développé sur la nouvelle plateforme CMA (pour Compact Modular Architecture) qu’il partagera avec les véhicules de la nouvelle marque Lynk & Co qui seront également montés à Gand l’année prochaine.

Et puis, l’accent est mis sur une certaine fraîcheur avec la possibilité d’opter pour un toit d’une autre teinte, comme les premières Amazon il y a plus de 60 ans dont il partage d’ailleurs pratiquement la même taille (4,43 m) !

Notre modèle d’essai, un XC-40 T5 en finition R-Design, était doté de la teinte métallisée Rouge Fusion avec un toit noir. Contrairement au XC-60, son petit frère ne possède pas de vitre de custode : celle-ci est large et est revêtue d’un rappel de la finition. Les panneaux latéraux ont été travaillés de façon à faire ressortir les ailes et leurs roues. Tout cela lui donne finalement une allure à la fois trapue et robuste qui plaira aux jeunes familles…

Évidemment, le XC-40 reste une Volvo à part entière et reprend les caractéristiques de ses sœurs comme les phares à DEL rehaussés des marteaux de Thor comme feux de jour, la large calandre en relief frappée du logo de la marque, ainsi que les feux ceignant la lunette arrière.

Son hayon électrique s’ouvre sur un volume de 460 dm³ extensible à 1360 dm³ quand le dossier de la banquette arrière est abaissé (40/60). A noter que son abaissement s’effectue électriquement et qu’il offre un plancher entièrement plat.

Sa garde au sol de 21 cm et ses quatre roues motrices lui permettent de revendiquer sa position comme vrai SUV. En revanche, elle implique un seuil de chargement élevé.

Un intérieur sobre mais bien connecté

En ouvrant la portière, le doute n’est plus permis : il s’agit bien d’une Volvo avec une nouvelle déclinaison du design général que l’on retrouve dans les XC-90 et XC-60. Tout cela fait sérieux mais distinct de ce que nous ont habitués les constructeurs germaniques.

Peu de remarques à faire au niveau de la finition sinon quelques plastics durs absents chez les concurrents allemands. Les sièges sont dans la tradition scandinave : accueillants et ergonomiques. La place à bord est excellente pour quatre Vikings et un enfant (conséquence de l’encombrant tunnel de transmission car il s’agit d’une vraie 4×4 !).

A noter que le toit en verre de notre exemplaire offrait une excellente luminosité.

Les dispositifs de sécurité et d’aide à la conduite comprennent le pilote semi-autonome, le système City Safety de dernière génération, les systèmes de protection anti-sortie de route et de protection en cas de sortie de route, l’alerte trafic en marche arrière avec freinage automatique ainsi que la caméra panoramique 360°.

Ils permettront certainement à Volvo de se voir gratifier de cinq étoiles par l’EuroNCAP et d’excellentes cotes pour la sécurité des passagers et des piétons.

Sur route

Pour son lancement, Volvo n’a proposé que deux déclinaisons de son deux litres turbo à savoir un diesel D4 de 190 ch et un T5 de 247 ch. D’autres niveaux de puissance feront leur apparition plus tard dont un tout nouveau trois cylindres T3 de 1,5 l qui développera 156 ch et qui fera l’objet d’un essai au cours du second semestre.

La rédaction a fait l’essai de la version essence. Il s’agit donc d’un quatre cylindre turbo essence de 1969 cm³ tout alu développant pas moins de 247 ch à 5500 rpm et un couple maximum de 350 Nm constant entre 1800 et 4800 rpm.

Bien que puissant, ce moteur reste très linéaire : au gré de ses accélérations, sa puissance est distillée gentiment, sans provoquer un excès d’adrénaline au conducteur, il est vrai que son bruit, bien étoffé à allure constante est plutôt quelconque et ne connaît pas les envolées de certaines italiennes au sang chaud.

Comme les autres Volvo, notre T5 disposait d’un cruise control adaptatif fonctionnant également dans les bouchons jusque l’arrêt et au redémarrage.
Malgré son intérêt certain dans les embouteillages, celui-ci ne fait qu’adapter sa vitesse à celle du véhicule juste devant et ne peut en aucun cas anticiper comme pourrait le faire un conducteur de chair et de sang, qui pourra lever le pied en apercevant s’allumer devant lui les feux stop des voitures précédentes.
Son usage produit dès lors une conduite plus hachée et par conséquent, moins confortable pour les passagers.

AWD oblige, sa tenue de route est très sécurisante et reste neutre dans la plupart des cas mais il ne faut pas oublier sa masse conséquente qui vous rappellera gentiment que si l’on force l’allure, les lois de la physique ne peuvent être contournées…

Quant à sa consommation, évidemment ses chevaux demandent à s’abreuver : sur un parcours sage, elle vous fera avoisiner les 8 à 9 litres en revanche, pour peu que vous ayez l’âme d’un rallye-man, il ne faudra pas s’étonner à voir apparaître sur l’écran un nombre à deux chiffres.

Spécifications techniques

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Conclusions

Après les XC-90 et XC-60, le XC-40 reprend le témoin en proposant un SUV compact plaisant et déjà auréolé du titre de voiture de l’année 2018 : avec 325 points, elle écrase sa concurrente la plus directe de 83 points !
Il s’octroie ainsi une place enviable au sein des SUV Compact Premium où la concurrence est rude.

Bon en tout et mauvais en rien, il pèche à son lancement par des motorisations marginales (T5 de 247 ch et D4 de 190 ch), mais attendons le second semestre pour faire l’essai des versions plus compatibles avec le commun des conducteurs.

Notre XC40 T5 AWD Geartronic en finition R-Design est affiché à 47.550 EUR
Mais il existera déjà un XC40 T3 1,5 de 156 ch à boîte manuelle à 6 vitesses et en traction avant à un peu plus de 30.000 EUR.

Benoît Piette

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