La Volvo V60 : plus statutaire

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Lancé au Salon de Genève en février de cette année, le nouveau break V60 de Volvo se veut plus élégant et aussi plus fonctionnel grâce à une habitabilité accrue.

Une carrosserie élégante mais discrète

Mesurant 4,76 m de long soit 12 cm de plus que son devancier, ce break sera certainement plus choisi que son grand frère le V90 dont il partage sa plateforme SPA (Scalable Product Architecture). À l’avant, on y retrouve la signature lumineuse si caractéristique appelée « marteau de Thor ».

Ses lignes cubiques et classiques rappellent que les breaks ont toujours été une spécialité du constructeur scandinave.

Dans la gamme premium, il se mesurera aux Audi A4 Avant, aux Mercedes Classe C break et la toute nouvelle BMW Série 3 Touring. Chose étonnante, il a même été présenté avant la berline S60.

Comme le déclare Håkan Samuelsson, Président & CEO de Volvo Cars « Le conducteur de break familial est notre cœur de clientèle depuis des générations. Le nouveau V60 s’inspire de cet héritage en lui rendant hommage tout en allant plus loin. »

Son hayon s’ouvre électriquement sur un coffre de 529 dm³ extensible à 1364 dm³ quand les sièges arrière sont rabaissés.

En option, ceux-ci ainsi que leurs appuie-têtes peuvent se rabattre électriquement au moyen de commandes placées sur les flancs du coffre : vu la capacité de chargement maximale, cette commodité mérite d’être choisie.

Un intérieur lumineux et vaste

Par rapport à son prédécesseur, le nouveau V60 offre plus d’habitabilité car son empattement est de 9 cm supérieur. Très bien fini, il accueillera quatre voire cinq adultes à condition que le passager central arrière soit de petite taille vu la proéminence du tunnel central.

La sellerie est très bien finie et l’ergonomie, qu’elle soit des sièges ou de l’instrumentation est parfaite. Comme sur les autres Volvo, le moteur se lance et se coupe en tournant une molette placée entre les sièges avant, juste derrière le levier de vitesse.

L’ambiance à bord est différente que celle que nous procure les constructeurs germanique : plus épurée, elle fait la part belle aux matériaux de luxe ajustés avec soin.

La visibilité périphérique est parfaite car la conception de l’intérieur n’a pas succombé aux sirènes du « design de meurtrières » comme certains autres concurrents.

Une technologie on ne peut plus sécuritaire

On ne s’appelle pas Volvo pour rien. Gravé dans l’ADN Volvo depuis plus de 60 ans, la démarche sécuritaire de ce constructeur nordique reprend de série toute une technologie de sécurité, notamment les systèmes d’aide à la conduite qui font la réputation de la gamme 90 et du XC60.

 

On y retrouve ainsi le City Safety dont sa technologie de freinage automatique utilise les systèmes de détection et de freinage automatique pour éviter les collisions. Ce système est capable de reconnaître les piétons, les cyclistes et les grands animaux, comme des rennes en vadrouille…
Ce système déclenche aussi le freinage automatique afin d’atténuer les collisions frontales (Oncoming Lane Mitagation).

 

Mais ce n’est pas tout : le Pilot Assist propose une assistance à la direction, à l’accélération ainsi qu’au freinage jusqu’à 130 km/h. On y découvre aussi la détection anti-sortie de route (Run-of Road Mitigation) et en option l’alerte trafic en marche arrière avec freinage automatique (Cross Traffic Alert with Autobrake).

Évidemment, toute cette technologie embarquée a un poids : le nouveau V60 pèse environ 200 kg de plus que son prédécesseur.

L’ensemble de ces aides se commandent à partir d’un écran multimédia tactile de 8″ de type tablette disposé au centre du tableau de bord et relativement facile à utiliser.

Le conducteur constatera que les combinés d’instrumentation sont également digitaux. Ceux-ci peuvent être complétés en option par un affichage tête haute. Pour la connectivité, le V60 est équipé du système multimédia Sensus, compatible avec Apple CarPlay®, Android Auto® et la 4G.

Sur route

Qu’il soit diesel, essence ou hybride, le V60 est propulsé par un quatre cylindres de 1969 cm³ dont les puissances s’échelonnent entre 150 et 390 ch. Notre exemplaire, un D4 à boîte 6 manuelle en traction avant développait 190 ch à 4250 rpm et un couple maximal de 400 Nm constant entre 1750 et 2500 rpm.

Suivant le constructeur, le V60 D4 abat le km arrêté en 7,7 secs et pointe à 225 km/h. Ses rejets sont de 119 g de CO2/km et sa consommation WLTP serait de 4,5 l/100 km.

Sa conduite est immédiatement rassurante, il faut avouer que toutes les aides à la conduite veillent au grain mais finalement de manière assez discrète. Le confort est parfait et silence de la mécanique est impressionnant sur les voies rapides.

La direction est précise mais offre moins de dynamisme que celle d’une BMW. Avec ses 190 ch, la puissance est évidemment au rendez-vous mais la masse à mouvoir (environ 1,8 T) handicape une conduite un tant soit peu sportive.

Trois modes sont proposés : Eco, Confort et Sport. Ceux-ci paramètrent le moteur et la direction.

En termes de consommation, c’est une bonne surprise dans une conduite qualifiée de cool, la rédaction frisait les 5 l/100 km.

Mais il faudra plutôt tabler entre 6 et 7 litres suivant les itinéraires.

 

Petit bémol : son réservoir n’a qu’une contenance de 55 l, ce qui est peu pour un break de ce segment.

Conclusions

Alternative traditionnelle aux SUV, le nouveau V60 correspond exactement à ce que tous les conducteurs Volvo ont toujours aimé : le confort, la qualité de fabrication et ce côté sécuritaire qui est inscrit en lettres de feu dans les cahiers des charges de la marque scandinave depuis très longtemps.

Qui plus est, sa consommation est maîtrisée en conduite responsable. Naturellement, vu son poids, il ne faudra pas s’attendre à un engin de compétition.

Ses tarifs sont aussi à la mesure du statut que la marque prétend avoir atteint. L’univers V60 débute avec le D3 de 150 ch et boîte 6 manuelle en finition “eco”  à 35.000 EUR.

Notre exemplaire, un V60 D4 à boîte 6 manuelle de finition Inscription qui est proposée à partir de 46.000 EUR coûtait quand même 57.480 EUR !

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