Pour les gros rouleurs : le VW T-Cross 1.6 TDI

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Non, malgré le dieselgate, VW n’a pas totalement rompu avec le diesel.
La preuve ?
Le constructeur de Wolfsburg propose encore un T-Cross propulsé par un 1.6 TDI de 95 ch !

Provocation ou proposition raisonnée ?

Vu que l’essai sur le VW T-Cross a déjà été publié très récemment, cet article ne traitera donc que des particularités de ce SUV mû par ce moteur diesel.

Un diesel de faible puissance mais suffisant.

Le T-cross est la version SUV de la Polo et en conséquence, il reprend les moteurs proposés pour cette petite citadine, y compris sa version diesel.
Ce moteur à combustion est disponible avec une boîte manuelle à cinq vitesses ou en option, avec une DSG à sept rapports, ce  qui était le cas de notre exemplaire.

Le choix se limite à une seule version de ce 1.6 TDI à rampe commune bien connu dans le groupe VW. Depuis les normes Euro 6, la pression des injecteurs de marque Bosch est de 2000 bars.

Comme pour la Polo, ce 1598 cm³ développe ici 95 ch entre 3250 et 4000 rpm et un couple maximum de 250 Nm entre 1500 et 2500 rpm.

Malgré une puissance inférieure à 100 ch et un poids de 1,4 T, Volkswagen affirme que le T-Cross ainsi propulsé pointerait à 180 km/h. En boîte manuelle, il lui faut 11,9 secs pour atteindre le 100 km/h (12,5 secs avec la boîte DSG7).

Toujours suivant VW, sa consommation moyenne ne serait que de 4,2 l/100 km quelle qu’en soit sa transmission, ce qui correspond à des émissions de CO2 de 110 g/km.

A l’usage

Malgré une sonorité assez présente même à vitesse stabilisée, ce moteur reste agréable et la prise de poids de ce SUV urbain par rapport à la Polo ne semble pas trop l’handicaper.
Cependant, le T-Cross propulsé par le trois cylindres de 115 ch était nettement plus silencieux !

Toutefois, les vibrations inhérentes à ce genre de moteur sont bien contenues, même l’intervention du Stop & Start ne se ressent pas. Hyper souple, il reprend dès les plus basses rotations grâce aussi à une boîte DSG7 bien adaptée quoique fort longue (à 120 km/h, il ne tourne qu’à 2100 rpm).

Vu la longueur des rapports et la puissance limitée de cette version, il ne faut pas s’attendre à des exploits sportifs. Cependant, dans la majorité des cas, sa grande souplesse lui vient en aide.

Grâce aux palettes derrière le volant, le conducteur pressé peut toujours passer en mode manuel afin de pallier une certaine lenteur de la boîte, mais pour beaucoup, cette opération s’avérera superflue.

Le système ACC avec gestion des files s’est avéré concluant, aucun à coups n’apparaît quand le véhicule est englué dans ce qui fait le lot quotidien de la plupart des navetteurs.

En terme de consommation, ce TDI reste sobre, mais le Cx moins favorable du SUV et son poids ne lui permettra pas d’engranger des résultats inédits : il faudra compter entre 5 et 6 litres aux cent sur voies rapides et un bon gros litre supplémentaire en zone urbaine.

Toutefois, en réfrénant son ardeur, une consommation inférieure à cinq litres est tout à fait possible avec à la clef, une autonomie supérieure à 800 km…

Conclusions

Le diesel n’a plus la cote, malgré ses qualités en termes d’émission de CO2, sa diffusion n’est plus aussi importante que jadis. Non seulement le prix de ce carburant approche voire dépasse l’essence E10 mais plusieurs ville envisagent même de le bannir ! (voir aussi l’essai de la Skoda Scala 1.6 TDI)

Comme expliqué dans un article précédent, ce mode de propulsion ne s’adresse plus qu’à de gros rouleurs empruntant régulièrement des voies rapides.

Cela s’observe auprès de l’importateur qui, actuellement, n’a importé en Belgique que 6 % de T-Cross au « mazout » pour 94 % pour les moteurs « essence ».
Toutefois, ce pourcentage doit être pris avec des pincettes car contrairement aux deux versions essence apparues plus tôt, le T-Cross 1.6 TDI n’a été commercialisé qu’en avril de cette année.

Pour la Polo, avec laquelle le T-Cross partage les mêmes gènes, le pourcentage des amateurs de diesel atteint 12 %.
Cette proportion est d’ailleurs assez proche de ce que le T-Roc plus grand, obtient avec 14 % de diésélistes.

Avec un prix de départ de 22.000 EUR avec boîte manuelle à cinq rapports, notre T-Cross 1.6 TDI DSG en version Style approche les 27.000 EUR.

Benoît Piette

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