Le nouveau T-Cross, un complément à la gamme SUV de VW

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Affichant environ 10 cm de moins que son frère le T-Roc et basé sur la Polo, le T-Cross se veut plus urbain. Sa gamme de moteurs moins puissants semble vouloir le montrer.

Chez VW, les noms des SUV débutent par la lettre T : il y avait le Touareg, le Tiguan, récemment le T-Roc et maintenant voici le T-Cross.

Conception d’ensemble

Bien qu’avec ses 4,11 m, il fasse 5 cm de plus que la Polo, le T-Cross reste toujours basé sur la même plateforme modulaire MQB A0. Comme elle, il est monté à l’usine espagnole de Volkswagen de Navarra.

Pour l’instant, le T-Cross partage avec la Polo quatre de ses moteurs à savoir : deux moteurs à essence trois cylindres de cylindrée unitaire de 95 et 115 ch, un quatre cylindres 1,5 de 150 ch ainsi qu’un diesel 1.6 TDI de 95 ch. Grâce à une banquette coulissante, sa praticité est un de ses atouts majeurs.

Une carrosserie plus robuste

Le T-Cross a été dévoilé en 2016 au Salon de Genève sous la forme d’une étude de style. Malgré la parenté de style avec le T-Roc basé sur la plateforme de la Golf, le T-Cross paraît plus compact mais il conserve ses quatre portes.

D’une hauteur de 1,76 m, il toise la Polo de plus de 11 cm. Sa proue avec sa large calandre intégrant les optiques  rappelle inévitablement les produits badgés VW. Cependant, par rapport au T-Roc, les feux de jour en diffèrent par un dessin moins sophistiqué.

De profil, quelques plis horizontaux et les barres de toit allongent visuellement cet SUV urbain.

A l’arrière, les feux sont reliés par une bande réfléchissante, renforçant ainsi sa largeur.

Le hayon s’ouvre sur un compartiment à bagages dont le volume peut varier de 385 dm³ à 455 dm³, ce qui est plus que la T-Cross.

Quand le dossier de la banquette arrière (60/40) est rabaissée, la capacité atteint 1281 dm³.

Un intérieur moderne et spacieux

Adieu les intérieurs dignes des Chartreux, ici VW a fait preuve d’imagination “mesurée” en offrant un habitacle à la fois spacieux et gai où les couleurs des inserts et de la sellerie se marient avec la teinte de la carrosserie. Même si c’est le règne des plastiques durs, l’ensemble est bien fini et agréable à l’oeil.

Les sièges restent fermes, mais maintiennent bien le corps. A l’arrière, la banquette peut coulisser sur 14 cm, ce qui augmente l’espace pour les passagers ou la capacité du coffre.

Évidemment, la connectivité du T-Cross correspond à la modernité de ce SUV : non seulement elle est intuitive, mais elle propose en option une ambiance musicale sans pareille avec un système de sonorisation “Beats” de 300 W avec subwoofer séparé dans le coffre.

L’habitacle compte quatre ports USB et un système de charge sans fil par induction. Le système Keyless Access est optionnel. Notre version en finition “Life” comprenait un volant multifonctions, l’aide au stationnement à l’avant et à l’arrière, la climatisation, un siège passager avant réglable en hauteur avec tiroir sous le siège et des jantes en alliage de 16”.

Le niveau de finition supérieur “Style” comprend notamment des phares à LED, des sièges avant sport, l’éclairage d’ambiance, la climatisation Climatronic et des jantes en alliage de 17”. Cette monte rendra la suspension encore plus ferme…

Sécurité et aides à la conduite

Le T-Cross est équipé d’une gamme de systèmes d’aide à la conduite comme le Front Assist avec détection des piétons et freinage d’urgence, le démarrage en côte, la protection proactive des occupants, l’assistant de changement de voie Blind Spot Detection. Notons que l’assistant relatif au maintien de voie Lane Assist reste assez intrusif et s’enclenche par défaut. A chaque démarrage, il faudra donc naviguer dans les menus pour annuler cette fonction.

En option, sont aussi disponibles le détecteur de fatigue, le régulateur automatique de distance ACC et l’aide au stationnement Park Assist.

Aux tests EuroNCAP, le T-Cross a été gratifié de cinq étoiles en mai de cette année. Relevons aussi l’excellente cote pour la protection des passagers avant : 97 %.

Sur route

Notre T-Cross était propulsé par le moteur qui sera probablement la propulsion la plus choisie. Il s’agit de la version la plus vitaminée du trois cylindres turbo à injection directe 1.0 TSI, aussi disponible en 95 ch. Celle-ci développe une puissance de 115 ch à 5500 rpm et un couple maximal de 200 Nm entre 2000 et 3500 rpm. Notre petit SUV disposait d’une boîte manuelle à six rapports mais une boîte DSG est possible. Les émissions en CO2 du 1.0 TSI sont de 116 g, quelle que soit sa puissance.

Avec ce moteur, le T-Cross accélère de 0 à 100 km/h en 9,9 sec et atteint une vitesse de pointe de 193 km/h (valeurs identiques pour les boîtes de vitesses manuelle et DSG).

Volontaire, ce moteur aime aussi monter dans les tours avec hélas et très présent, ce bruit de crécelle typique des trois cylindres. Autre remarque : cette architecture ne fournit que peu de frein moteur…

Se couchant peu et nanti d’une direction précise, le T-Cross peut être mené plus virilement. Il enchaînera alors les routes sinueuses sans broncher mais peut être avec moins de raffinement que le T-Roc. Sur route dégradée, sa suspension ferme rappellera que le confort germanique doit se mériter…

Même si les derniers rapports sont très longs, le maniement de sa boîte de vitesse s’avère excellent et les freins sont puissants et le frein à main est encore traditionnel. En tout chemin, sa garde au sol de 18 cm, les chemins ne sont pas pour lui déplaire mais pour l’instant, pas de 4×4 à l’horizon.

En terme de consommation, il peut s’avérer sobre pour autant que l’on ne le fasse pas trop monter dans les tours.

Sur les grands axes, l’ordinateur de bord a affiché 5,5 l/100 km. En ville, deux litres supplémentaires lui seront nécessaires. Malgré les 40 l de son réservoir, une autonomie de plus de 700 km est tout à fait réalisable.

Conclusions

Avec le T-Cross, VW complète sa gamme de SUV. Il fera face à des concurrents comme le Renault Captur, le DS3 Crossback, le Seat Arona, les frères Kia Stonic et Hyundai Kona et l’imminent nouveau Peugeot 2008. D’une esthétique robuste et bien fini, il sera apprécié des jeunes familles et des personnes pour qui “monter à bord” ravira leurs artères…

Son intéressante modularité lui permettra d’offrir une capacité de près de 1,3 m³.

Propulsé par un trois cylindres moderne de 115 ch, sa conduite est plaisante et sobre pour autant que son conducteur ne recherche pas de la faire trop monter dans les tours.

Proposée à partir de 20.000 EUR avec version 95 ch, notre T-Cross en finition Life avec boîte manuelle à six vitesses approche les 23.000 EUR.

Benoît Piette

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