La VW Arteon : ne m’appelez plus Passat CC !

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Positionnée au-dessus de la VW Passat, l’Arteon a été dévoilée au Salon de l’automobile de Genève de cette année.

Reprenant un nouveau design de coupé fastback à hayon, elle se place entre la Passat et la Phideon. Cette dernière étant conçue uniquement pour l’Empire du Milieu.

Une ligne élégante, un grand coffre très accessible

Avec son capot débordant sur les ailes et une calandre au design nouveau s’étendant sur tout l’avant, l’Arteon affirme sa différence par rapport à la Passat. Ses phares et feux de jour sont intégrés aux lamelles chromées de la calandre et du capot.

Rationalisme oblige, elle utilise la célèbre plateforme modulaire MQB impliquant un montage tra

Dimensions

Arteon

Passat

Longueur

4,86 m

4,77 m

Largeur

1,87 m

1,83 m

Hauteur

1,45 m

1,47 m

Empattement

2,84 m

2,79 m

Coffre (min/max)

536 / 1557 dm³

586 / 1152 dm³

 

Son long empattement de 2,84 m a permis de réduire les porte-à-faux avant et arrière. Comme tous les coupés, les vitres latérales se dispensent d’encadrement.

L‘habitacle est spacieux et l’espace aux jambes aux places arrière est digne d’une limousine.

Le haut hayon arrière s’ouvre électriquement sur un coffre dont le volume est de 563 dm³. Quand la banquette 60/40 arrière est rabattue, sa capacité monte à 1557 dm³.

Notre exemplaire ne disposait malheureusement pas de commandes électriques pour la rabattre, ce qui oblige le conducteur d’ouvrir les portières arrière pour effectuer cette manœuvre.

 

Un intérieur classieux mais sans fantaisie

La philosophie germanique est appliquée avec rigueur : ici, pas de fioriture ou d’à peu près, la finition est exemplaire avec des encarts « Piano Black », autour des instruments et console centrale, mais il manque ce petit grain de fantaisie qui fait la différence.

Certes, au centre du tableau de bord trône une petite montre analogique que l’on retrouve aussi dans la Passat, mais ce n’est pas ce petit plus qui émerveillera les foules…

L’ergonomie est bien pensée et toutes les commandes tombent bien en main sauf celles cachées par le levier de vitesse (option : volant chauffant contrairement aux sièges avant qui le sont de série).

Derrière le volant muni de palettes se retrouve l’écran de 12.3″ qui remplace les compteurs analogiques traditionnels. Ce dispositif déjà repris dans les autres véhicules de la gamme comme la Passat ou la Golf propose des différentes animations suivant les modes choisis.

Une sécurité exemplaire

Bien que super équipée, il nous semble que certains aspects sécuritaires de notre exemplaire faisaient d’origine défaut comme les assistants changement de file, maintien sur la voie ainsi que sortie de stationnement.

Notre exemplaire, une Arteon 2.0 TDi 150 ch DSG en finition « Élégance » était pourvue notamment de différents packs dont le Park Assist (stationnement), le Pack Ambiente, le Pack Travel (GPS) et le Pack Drive (feux à DEL et toit panoramique ouvrant/pivotant), ce qui a augmenté la facture d’environ 8000 EUR soit un montant total d’un peu plus de 50.000 EUR.

Notons aussi que l’Arteon propose aussi un régulateur de vitesse actif qui se conforme non seulement au trafic mais également aux limitations de vitesse via la lecture des panneaux de limitation de vitesse.

Les tests EuroNCAP lui ont octroyé cinq étoiles avec comme cotation pour la sécurité respective des adultes, enfants et piétons : 96 %, 85 % et 85 % ce qui est inaccoutumé pour ces derniers. Quant aux aides à la conduite, elles ont engrangé 82 %.

Sur route

Notre exemplaire était propulsé par le 2.0 TDi 150 ch que l’on retrouve dans la plupart des modèles du groupe VW. Ses 150 ch sont développés à seulement 3000 rpm et son couple maximum de 340 Nm est disponible dès 1750 rpm.

Discret, il suffit à emmener les 1,6 T de l’Arteon par monts et par vaux.

Evidemment, il existe d’autres motorisations plus puissantes et plus en accord avec ce modèle situé tout en haut de la gamme VW, mais ceux-ci n’ont probablement pas la sobriété de ce 2.0 TDi qui a étonné la rédaction : malgré son poids, lors d’un parcours sur nationale à allure « légale », la consommation de ce grand coupé quatre portes est même descendue sous la barre des 5 l aux cent, ce qui est exceptionnel, même si le constructeur revendique une hypothétique consommation moyenne de 4,5 l

A la fin de l’essai, sa consommation s’est figée à 5,9 l / 100 km. Avec son réservoir de 66 litres, l’autonomie peut donc facilement dépasser le millier de kilomètres.

Quant à sa conduite, elle s’avère agréable en toutes circonstances et on en oublie même ses dimensions respectables.

La boîte DSG-7 est plus réactive que la concurrence et la direction nous semble plus directe que sur la Passat. Grâce aux palettes derrière le volant, le conducteur peut rapidement reprendre la main en toute circonstance.

Notons aussi que la visibilité vers l’avant est bonne mais pèche un peu à l’arrière, la faute aux épais montants de custode.

La suspension est souple et absorbe suffisamment les hasards des routes belges sans qu’il faille nécessairement choisir en option l’amortissement piloté DCC.

Spécifications techniques

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Conclusions

Plus élaborée que la défunte Passat CC qui ne disposait pas de hayon, l’Arteon monte également en gamme, marchant peut-être sur les plates-bandes d’Audi et plus particulièrement de sa cousine, l’A5 Sportback qui est moins spacieuse (cette dernière fait aussi 13 cm de moins tout en ayant pratiquement le même empattement).

Cependant, l’habitacle de l’Arteon, quoique bien fini, reste triste et ne fait pas beaucoup la différence avec sa petite sœur, la Passat.

Egalement plus pratique par son hayon s’ouvrant sur un coffre de plus grande capacité, elle se révèle aussi plus dynamique grâce à une direction plus directe.

Certes notre exemplaire, une 2.0 TDi 150 ch DSG en finition « Élégance » dépassait les 50.000 EUR avec toutes ses options, mais il existe déjà une Arteon essence à partir de 35.000 EUR propulsée par le nouveau moteur 1.5 TSi de 150 ch.

Quant aux diesel, les versions débutent à 38.000 EUR.

Benoît Piette

 

 

 

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