La nouvelle Toyota Aygo : une mise à jour surtout sécuritaire

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Depuis le lancement de sa seconde génération, la Toyota Aygo arrive gentiment à mi-vie. Sa mise à jour dévoilée au salon de Genève de cette année renforce encore son look jeune tout en se bardant de technologie sécuritaire.

Une carrosserie à peine restylée

Avec cette mise à jour, le caractère entier de l’Aygo a été accentué par ses caractéristiques plastiques apparues en 2014. Le dessin en croix de la calandre est souligné par un relief plus important, celle-ci est encadrée par blocs optiques entourés maintenant de feux de jour.

De profil, ses 3,46 m révèlent toujours cette silhouette râblée de citadine particulièrement compacte. A l’arrière, ses feux sont maintenant plus proéminents. Ils encadrent le petit hayon en verre qui reste inchangé. Il s’ouvre sur un coffre d’à peine 168 dm³.

Quand le dossier (50/50) de la banquette arrière est entièrement rabattu, le volume du coffre atteint 780 dm³.

La gamme se décline en trois finitions : xx-play et x-clusiv auxquelles s’ajoutent deux éditions spéciales : x-cite et x-trend.

Un intérieur plus technologique et sécuritaire

Avec cette refonte de mi-vie, l’Aygo se devait de rester au goût du jour en se bardant de technologie axée sur la sécurité notamment dans le pack Toyota Safety Sense qui contient un ensemble de dispositifs de sécurité active destinés à éviter ou atténuer les collisions.

Se retrouve un système de sécurité précollision (PCS – Pre-Collision System) avec freinage d’urgence automatique en absence de réaction de la part du chauffeur. Celui-ci lui a permis d’accrocher quatre étoiles sur cinq aux tests EuroNCAP en décembre 2017.

Comme pratiquement tous les véhicules modernes, l’Aygo est désormais équipée d’une alerte de franchissement de ligne (LDA – Lane Departure Alert) avec alerte sonore et visuelle. Celle-ci peut être désactivée. Un limiteur de vitesse est commandé par un levier partiellement caché par le volant.

Au centre du tableau de bord, trône un écran 7″ tactile avec connectivité Bluetooth® et caméra de recul. L’intégration du Smartphone par Pioneer est compatible avec Apple CarPlay™ et Android Auto™ et commande vocale. La navigation, les appels, la lecture ou l’envoi de SMS peut se réaliser par la commande vocale Siri Eyes Free.

En option, l’Aygo peut recevoir le système de navigation x-nav.

L’ambiance à bord est jeune grâce à un nouvel éclairage d’ambiance et des aérateurs assortis à la teinte de la carrosserie. Sa sellerie est nouvelle mais reste dure, tout comme l’amortissement. L’habitabilité reste identique à sa devancière : quatre personnes pourront s’y caser pour des déplacements urbains. Pour des trajets plus longs, les places arrière seront à réserver aux enfants. Les sièges avant sont durs mais confortable pour autant que l’on n’entreprenne pas de longs trajets.

Toyota affirme avoir amélioré l’insonorisation par l’ajout de matériaux d’étanchéité et d’absorption phonique. Notre version bénéficiait d’un toit ouvrant en toile. Très plaisant en été grâce à un regain de luminosité, il en diminuera toutefois l’insonorisation globale du véhicule.

Un seul moteur mais deux transmissions

Le trois cylindres VVT-i de 998 cm³ à quatre soupapes par cylindres et double arbre à cames en tête d’origine Daihatsu est désormais conforme à la norme Euro 6.2. Sous la nouvelle procédure d’homologation WLTP, la version standard émet 93 g/km de CO2.

Il développe à présent 72 ch à 6000 rpm, pour un couple maximum de 93 Nm à 4400 rpm. Il est doté d’un nouveau système à deux injecteurs, d’un taux de compression plus élevé, d’un ensemble de nouveaux composants à basse friction ainsi que d’un circuit de recirculation des gaz d’échappement refroidi (EGR).

Pour atténuer les vibrations au ralenti, toujours très présentes dans une architecture à trois cylindres, son arbre d’équilibrage a été amélioré. Ce moteur est associé à une transmission à cinq vitesses ou une boîte automatique x-shift.

Suivant le constructeur, la nouvelle Aygo en boîte manuelle accélère de 0 à 100 km/h en 13,8 secs et atteint une vitesse de pointe de 160 km/h ce qui est amplement suffisant vu sa vocation urbaine.

En pratique, l’Aygo est à présent plus souple et son moteur atmosphérique ne se réveille qu’en prenant des tours. Son bruit de crécelle, typique des architectures à trois cylindres n’est dérangeant qu’à ce moment. Sur autoroute et à allure constante, il se fait oublier.

Naturellement, dans les côtes, il ne faudra pas hésiter à tricoter avec le levier de vitesses dont le verrouillage a semblé moins net que sur d’autres Toyota. Vu son poids plume (environ 900 kg) les freins s’avèrent efficaces et la direction précise.

Lors notre essai, même s’il faut souvent relancer le moteur pour rester dans le flot de la circulation, sa consommation ne s’envole pas. La rédaction a consommé 5,2 litres sur route. En milieu urbain, la consommation excédera rarement les 7 l.

Conclusions

Même si le règne de la mini citadine s’estompe un peu à cause d’une polyvalence assez réduite, l’Aygo a encore de beaux restes pour autant que l’on reste en ville. Dynamique et maniable, elle plaira au citadin ou comme seconde voiture pour les jeunes ménages.

Mais vu les politiques environnementales qui se dessinent actuellement dans les villes, son avenir verra probablement sa conversion à l’électrique.

Disponible en trois et cinq portes, ses prix débutent à 12.000 EUR pour la 3 portes 1.0 VVT-i x. Notre exemplaire, une 5 portes 1.0 VVT-i x-clusiv avec toit ouvrant est proposée à 16.000 EUR.

Benoît Piette

 

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