Essai : La nouvelle Toyota Auris, une personnalité plus affirmée.

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Toyota Auris 1.4 D-4D 2010

Reprendre la relève de la Corolla n’est pas chose simple : qui se rappelle de ces Toyota à la technologie simple mais robuste qui sillonnaient nos routes sans défaillir ?
Pas glamour pour un sou, ces voitures avaient la prétention de ne jamais tomber en panne et menaient son propriétaire à bon port, sans plus…


Depuis 2007, l’Auris a la lourde tâche de succéder à la Corolla… et après trois d’existence, celle-ci se paye une petite cure de rajeunissement, est-ce suffisant pour montrer sa vraie nature ?


Une ligne plus assurée

Suivant Toyota, l’Auris aurait conservé sa clientèle malgré une réduction sensible de la part du marché des berlines compactes en 2009 (- 5%).
Actuellement, celui-ci se situe à moins de 20 % de la totalité du marché européen des voitures neuves, ce qui correspond bon an mal an à trois millions de véhicules.

Toyota Auris 1.4 D-4D 2010

Extérieurement, l’Auris 2010 présente de nombreuses évolutions stylistiques qui affirment son air de famille avec le reste de la gamme : elle n’est plus cette « grosse Yaris » (il n’y a, en somme, qu’une lettre de différence…)

Toyota Auris 1.4 D-4D 2010

Elle mesure à présent 4,25 m hors tout mais garde son empattement de 2,6 m. Ses boucliers avant et arrière ont été redessinés pour rafraîchir son apparence.

Ses optiques de phares se veulent plus accrocheurs et des rappels de clignotants ont été intégrés aux rétroviseurs extérieurs.

Toyota Auris 1.4 D-4D 2010

L’intérieur, quoique d’ambiance monacale, est bien fini et la qualité perçue est bonne. Quelques matériaux souples au toucher recouvrent la partie supérieure du tableau de bord et de la boîte à gants.

Toyota Auris 1.4 D-4D 2010

L’éclairage des cadrans du tableau de bord est clair et très visible. La console centrale, très originale en forme d’arche, intègre le levier de vitesses ce qui permet au conducteur des changements de rapports éclair.

La gaine du frein à main est agréable au toucher. La qualité de la sellerie est de bon aloi, certaines version proposent même une finition tressée style « Tatami ».

Toyota Auris 1.4 D-4D 2010

Le volant gainé de cuir dispose d’un léger méplat à sa base.
Il intègre les commandes audio et de téléphonie Bluetooth ®, ainsi qu’un bouton de commande de l’ordinateur de bord.

Toyota Auris 1.4 D-4D 2010

L’ accoudoir à l’avant est trop en retrait pour vraiment servir, mais il cache un emplacement pour menus objets.
Quelques emplacements de rangements sont disséminés ça et là dans l’habitacle.

Toyota Auris 1.4 D-4D 2010

La place à l’avant et à l’arrière est correcte pour quatre adultes. Grâce à un plancher plat à l’arrière, un cinquième adulte pourra voyager sans trop chercher où placer ses jambes.

Comme dans toutes les voitures modernes, la visibilité ¾ arrière n’est pas des plus extraordinaires. La lucarne arrière est assez réduite : il est heureux que les appuie-tête s’intègrent dans les dossiers si ceux-ci ne sont pas utilisés.

Toyota Auris 1.4 D-4D 2010

De même, les montants A sont relativement épais.
Le coffre propose un volume exploitable de 350 dm³. Après rabattage de la banquette arrière, son volume atteint presque 800 dm³ (Normes VDA)

L’Auris s’est vue attribuer la note maximale de cinq étoiles par l’EuroNCAP en matière de sécurité et de la protection, du conducteur, des passagers et des piétons.

 

Sur route, pas de surprises

 

Les suspensions sont à caractère « germanique » et permettent à l’Auris de conserver un comportement sain et sans surprise. On notera cependant, sur certaines routes, des petits sautillements parasites. Le roulis est pratiquement inexistant.
Le volant tombe parfaitement en main. La direction assistée électrique, asservie à la vitesse, est agile et donne un bon ressenti.

Comme la majorités des berlines équivalentes, l’Auris est équipée d’un répartiteur électronique (EBD) avec aide au freinage d’urgence (BA), d’un contrôle de stabilité du véhicule (VSC) et de l’antipatinage (TRC).

Toyota Auris 1.4 D-4D 2010

Le véhicule mis à notre disposition était propulsé par le petit 1.4 D-4D de 90 ch. à 3800 rpm (émission de CO2 : 127 g/km).
Ce moteur est vaillant et son couple de 205 Nm est bien présent dès 1800 rpm ! Malgré sa cylindrée réduite, les reprises sont déjà franches à 1800 rpm, ce qui, en sixième vitesse, correspond à 90 km/h.

La course de l’embrayage est un peu longue, mais l’habitude aidant, on s’y fait naturellement, d’autant plus que la boîte à six vitesses est un régal de précision. La consommation reste très raisonnable : entre quatre et cinq litres sur routes ouvertes, moins de six litres en utilisation urbaine.

 Toyota Auris 1.4 D-4D 2010



Sortir du rang ?

 

Bonne en tout et mauvaise en rien, l’Auris est l’archétype de la voiture sans souci. A un prix de base d’un peu plus de 18.000 EUR, d’aucuns diront qu’il y a moins cher sur le marché…

Néanmoins, ses cinq ans de garantie associés à cinq ans d’assistance et cinq ans d’entretien moyennant un versement mensuel sont un gage de fiabilité pour son propriétaire. Peut-être manque-t-il une certaine dose d’exclusivité pour rendre la voiture plus attachante ?

Cela s’amorce : actuellement, l’Auris n’est donc qu’une banale berline du segment C comme tant d’autres (Citroën C4, Fiat Bravo, Ford Focus, Honda Civic, Hyundai i30, Kia C’eed, Mazda3, Opel Astra, Peugeot 308, Seat León, VW Golf, etc…).

Toyota Auris HSD 2010

Mais encore cette année, apparaîtra sur nos routes l’Auris HSD. Sous ces trois lettres banales se cache une technologie hybride directement dérivée de sa majesté la Prius.

Ainsi équipée, l’Auris « Hybrid Synergy Drive » deviendra alors le premier véhicule hybride de sa catégorie !

Spécifications techniques et prix

Toyota Auris 1.4 D-4D 2010