ESSAI : La Prius +, le monospace hybride

Classé dans : Essais - Toyota (Japon) | 0

Quel étrange mariage que la Prius+ : un véhicule à vocation de long courrier propulsé par un groupe moteur plutôt destiné pour les zones urbaines ou sub-
urbaines.

Toyota Prius + 2012

N’est-ce pas un peu contradictoire ?


Une grosse Prius

 

La Prius n’est donc plus seule dans son lignage, voici qu’apparaît une grande sœur qui s’habille comme un monospace : plus haute ( + 85 mm), plus longue ( + 135 mm) et plus large (+ 30 mm) que la Prius classique. Elle maintient néanmoins la silhouette triangulaire caractéristique de la famille hybride.

Toyota Prius + 2012

On retrouve aussi un avant au design trapézoïdal typique du style maison signé « Under Priority » ainsi que des feux de jour à diodes électroluminescentes (DEL) qu’arborent les Toyota d’aujourd’hui.

Toyota Prius + 2012

La carrosserie a été optimalisée afin de réduire le maximum de turbulences aérodynamiques. Toutes ces mesures lui ont permis de limiter le coefficient de pénétration dans l’air (Cx) à 0,28.

Toyota Prius + 2012

Son habitacle propose trois rangées de sièges dont les deuxième et troisième rangées peuvent se rabattre entièrement, offrant ainsi une capacité de chargement de 1750 dm³. Dommage toutefois que le seuil soit si haut ! (70 cm).

Toyota Yaris Hybride 2012

En position sept ou cinq places, ce volume varie respectivement de 232 à 784 dm³. Notons aussi que la deuxième rangée peut coulisser longitudinalement.

Toyota Prius + 2012

Notre exemplaire était monté avec un large toit panoramique en résine et non en verre, ce qui a permis un allègement d’environ 40 %, ce qui est excellent pour la stabilité en virage. En outre par rapport au verre, l’emploi de résine augmente l’isolation thermique de 84 %.

Toyota Prius + 2012

Hélas, apparemment il n’est pas prévu de placer une galerie sur le toit.

Cela posera probablement un problème aux familles nombreuses occupant les trois banquettes : les 232 dm³ du coffre resteront toujours insuffisants, d’autant plus que comme tout hybride qui se respecte, il n’est pas possible de tracter une remorque…

Toyota Prius + 2012

Le poste de conduite propose une planche de bord horizontale au design entièrement revu qui se distingue par une console et des commandes centrales.

Un affichage tête haute est proposé en série sur les finitions Dynamic et Lounge.

Toyota Prius + 2012

Il reprend la vitesse, les changements de direction indiqués par le GPS ainsi que les avertissements de sécurité fournis par le régulateur de vitesse adaptatif.

Ce dernier opère en liaison avec un système de sécurité précollision, en maintenant automatiquement la Prius+ à une distance prédéfinie du véhicule qui précède. Une fois la route dégagée, le régulateur reviendra automatiquement à la vitesse programmée.

Toyota Prius + 2012

La sécurité précollision fait appel à un radar qui balaie la route pour distinguer les objets susceptibles de provoquer une collision.

Si l’accident devient probable, le conducteur est averti et pendant le freinage, le système l’amplifiera et actionnera les prétensionneurs de ceinture de sécurité. Si le conducteur reste sourd à ses appels, le dispositif freinera automatiquement pour réduire la vitesse d’impact.

L’ergonomie semble avoir aussi été une priorité : l’ensemble des instruments se trouve à portée du conducteur et leur utilisation est très intuitive. On retrouve donc l’excellente installation Touch & Go Plus couplée à un écran tactile de 7″ et associée à une sonorisation à huit haut-parleurs de marque JBL Premium Sound GreenEdge à la fois performante et peu énergivore.

Et enfin, la nouvelle Prius+ est équipée de série d’une version évoluée de l’aide au stationnement installée sur la Prius classique, celle-ci permet de repérer les places libres de taille adaptée, et ce, qu’elles soient en créneau ou en épi.

Toyota Yaris Hybride 2012

En ce qui concerne la sécurité, signalons qu’à l’heure de la publication de cet article, la Prius+ n’a pas encore fait l’objet d’un test Euro-NCAP, notons cependant que sa petite sœur dont elle est issue avait récolté sans peine en 2009 la cote maximale, à savoir cinq étoiles avec deux réserves concernant le coup du lapin et le très exigeant test de collision avec un poteau latéral.

Gageons qu’en trois ans de temps, Toyota aura pu trouver des solutions pour améliorer ces points.

 

Dynamique, silencieuse et économe.

 

Pour qui connaît la conduite de la Prius classique, la prise en main de la Prius+ n’est qu’une formalité, et ce, malgré sa taille plus imposante.

Mais pour le novice, tout est à réapprendre, l’histoire d’une petite semaine…

Mais une fois accoutumé à cette philosophie, la conduite s’avère autrement plus relaxante que celle d’un véhicule traditionnel. Seuls les hurlements du moteur thermique quand on monte sur autoroute s’avèrent déplaisants…

Toyota Prius + 2012

Ses 99 ch. délivrés à 5200 rpm sont secondés par une cavalerie « électrique » qui permet au groupe hybride d’afficher une puissance combinée de 136 ch.

Quant au couple, les maigres 142 Nm à 4000 rpm se voient épaulés « électriquement » par 207 Nm disponibles dès les premières rotations.

Contrairement à la Prius classique, les batteries nickel-hydrure métallique (Ni-MH) ont été remplacées par des batteries à l’ion lithium (Li-ion) beaucoup plus compactes.

Sur route, ce tandem est agréable à condition d’adopter la philosophie « Prius » très peu conciliable avec les « vroum vroum » d’une GTI…

Pour des reprises énergiques, une position « Sport » existe et son utilisation donne alors à la Prius+ des accélérations tout à fait honnêtes mais celles-ci s’effectueront toujours bruyamment détonnant ainsi avec la sérénité que son habitacle procure.

Toyota Prius + 2012

 

Toyota Prius + 2012Sa tenue de route est une révélation, car pour un monovolume, la prise de roulis et le tangage sont modérés. Il est sûr que la position des batteries entre les sièges avant n’y est pas étrangère. Elle a aussi permis un gain de poids appréciable ainsi que l’ajout d’une troisième banquette.

La direction est suffisamment précise et les freins puissants. Comme dans toutes voitures hybrides ou électriques, ces derniers sont aidés dans leur tâche par le moteur électrique qui se comporte en freinage comme un générateur en récupérant l’énergie cinétique.

Pour contrer le tangage et les rebonds sur routes bosselées, surtout décelables aux places arrière, la Prius+ est équipée d’un dispositif de contrôle du tangage qui module le couple du moteur électrique selon l’état du revêtement. L’adhérence du train avant et le ressenti de la direction s’en trouvent donc améliorés, ce qui est tout bénéfice pour la conduite sur routes sinueuses.

Toyota Prius + 2012

Quant à la consommation, elle reste très basse. Aux allures légales, les trajets sur autoroute tant appréhendés nous ont confirmé son appétit modeste.

Sur près de 400 km parcourus sur routes diverses : nous avons mesuré une consommation de 5,2 l/100 km ce qui permet d’approcher les 700 km avec un plein.

Toyota Prius + 2012

 

Spécifications techniques

 

Fichier Acrobat à télécharger

 

Qu’en dire ?

 

La Prius+ nous a bluffés, son comportement de berline et sa consommation sont étonnants.

A partir de 32.000 EUR, c’est une affaire pour les pères de famille ayant la fibre écologique…

Toyota Prius + 2012

Seule ombre au tableau, la faible capacité de chargement avec sept passagers.

Et ce, d’autant plus qu’il n’est pas permis de l’agrandir par un porte-bagages ou une remorque.

Toyota Prius + 2012

 

Encore merci au « Domaine de la Pommeraie » de Gembloux qui nous a permis de profiter de son cadre sympathique.