ESSAI: Toyota Avensis Wagon: sans toin-toin

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Toyota Avensis 2.0 D-4D

Descendante de la Carina en 1997, l’Avensis en est à sa troisième génération. Berline familiale typique, elle n’a peut-être pas le sex-appeal de la Mazda6, mais elle a la discrétion des forts en thème.

 




Une ligne plus élégante et un équipement bien pensé

 

Par rapport à la berline, le break offre une ligne plus élancée mais aussi moins conventionnelle. Les phares et feux arrière sont à présent plus effilés et donnent à l’ensemble un caractère dynamique plus manifeste.
Avec ses 4,77 m de long, ce break se situe dans la moyenne des familiales.

Toyota Avensis 2.0 D-4D

Son coffre offre un volume de 543 l aux normes VDA, banquette arrière rabattue, celui-ci dépasse les 1600 l, ce qui est remarquable.

A défaut d’être gai, l’espace intérieur est royal, les sièges moelleux et l’insonorisation particulièrement soignée.

Toyota Avensis 2,2 D-4D D-CAT

Même si d’aucun tente d’ébranler la réputation de fiabilité de Toyota, l’impression de qualité de fabrication reste un caractère marquant quoiqu’un peu en retrait de certaines constructions d’outre Rhin.

Certes, le tout fait peut-être trop sérieux et manque d’originalité, mais c’est peut-être la rançon d’une finition exemplaire.

Les cadrans sont très visibles en toutes circonstances.

Toyota Avensis 2.0 D-4D

L’équipement de série peut se révéler très riche si l’on monte en gamme. Ainsi, sur la Premium, on y trouve un intérieur en cuir avec des sièges avant chauffants et réglables électriquement, un système intelligent de téléverrouillage et de démarrage, un détecteur automatique de pluie, un contrôle de stabilité du véhicule (VSC ) qui ajuste la force de freinage et la puissance du moteur, des phares automatiques.

Notre exemplaire 2,2 D-4D D-CAT possédait également un toit en verre panoramique, ce qui reste une exclusivité de la carrosserie « Wagon ».
Les Avensis peuvent être équipées de phares bi-xénon (HID) muni d’un système d’éclairage adaptatif qui augmente la zone éclairée dans les tournants par pivotement. Cette technique permet d’anticiper la trajectoire du véhicule de trois secondes.

L’ordinateur de bord est très bien intégré au tableau de bord. Son écran tactile de 7″ est très intuitif et sert d’écran pour la caméra de recul.
La connexion Bluetooth ® est rapidement opérationnelle, ce qui n’est, hélas, pas toujours le cas dans le chef d’autres marques concurrentes.

Toyota Avensis 2.0 D-4D

Les véhicules que nous avons essayés sont deux versions diesel qui feront plus que probablement la majorité des ventes en Belgique. Il s’agit des moteurs D-4D de 2,0 et 2,2 litres, ayant fait l’objet d’une face-lift récent. Selon Toyota, ces moteurs diesel à rampe commune ont réduit de 8 % leurs émissions en CO2.

Grâce à des injecteurs piézoélectriques à haute pression ainsi qu’un turbo à géométrie variable avec refroidisseur intermédiaire, le D-4D de 2,0 n’émet que 141 g/km de CO2. Un filtre à particules est fourni d’office. Il développe 126 ch. à 3600 rpm et dispose d’un couple de 310 Nm constant entre 1800 et 2400 rpm.

Quant au 2,2 D-4D D-CAT il est doté d’une nouvelle technologie de réduction d’émissions qui réduit simultanément les oxydes d’azote (NOx) et les particules.
Sa puissance de 150 ch. culmine à 3600 rpm et son couple de 340 Nm est constant de 2000 à 2800 rpm. Ses émissions en CO2 sont un chouia plus importantes (171 g/km).

Cette motorisation possédait également un régulateur de vitesse adaptatif qui permet automatiquement à l’Avensis d’accélérer et de ralentir en fonction des conditions de circulation ainsi qu’une transmission Multidrive.
Par rapport à une transmission automatique classique, cette dernière est censée favoriser l’économie de carburant, le confort de marche et les accélérations.

Toyota Avensis 2,2 D-4D D-CAT

Aux tests Euro NCAP, l’Avensis a décroché ses cinq étoiles avec une mention bien pour protection contre le coup du lapin, ce qui est rare. Cependant, la collision contre un poteau a démontré une faiblesse au niveau de la protection de la poitrine des occupants.



Sur route : un tapis volant

Une fois lancée, et quelle que soit sa motorisation, l’Avensis procure à ses occupants des voyages au long cours dans des conditions exceptionnelles où le confort douillet des suspensions est mis en valeur par l’absence de bruits de fonctionnement.

Les nids de poules et d’autres gallinacés plus corpulents qui se développent joyeusement sur les routes de notre plat pays sont avalés sans autre forme de procès… faites toutefois attention aux jantes !

Toyota Avensis 2,2 D-4D D-CAT

La tenue de route est saine et donne au conducteur un sentiment de sécurité très agréable.
Notons toutefois que la direction nous est apparue un peu trop asservie à notre goût mais finalement, elle correspond bien aux caractères du propriétaire de l’Avensis.

Le freinage n’a peut être pas le mordant de certaines françaises, mais encore une fois, il correspond parfaitement à la philosophie du modèle.

Qu’elles soient manuelle avec six vitesses (sur la 2.0 D-4D) ou Multidrive (2,2 D-4D D-CAT ) les boîtes de vitesses sont typiquement Toyota : rapides et précises.

En terme de consommation, l’Avensis tire son épingle du jeu : avec 6,3 litres aux cent kilomètres, le 2.0 D-4D se défend honnêtement, la longueur du sixième rapport permet de garder le moteur à environ 2000 rpm à 120 km/h, mais la côte de Barchon lui sera interdite !
De toute façon, un indicateur de changement de rapport vous le rappellera gentiment…

Quant au 2,2 D-4D D-CAT, celui-ci est nettement plus à l’aise et ne consomme qu’un litre de plus dans les mêmes situations.
Grâce à son régulateur de vitesse adaptatif, les croisières au long cours deviennent une formalité surtout si vous disposez d’un système d’aide au maintien dans la file de circulation. En cas de sortie de file celui-ci vous avertira par une alarme audible et augmentera le couple de la direction pour recentrer le véhicule et réajuster sa trajectoire…
Bref, le pilotage automatique n’est plus une vue de l’esprit.

Toyota Avensis 2,2 D-4D D-CAT

 

L’anti Mazda6

Ce break est vraiment taillé pour des déplacements en famille dans des conditions on ne peut plus confortables.
En somme, il est à l’opposé de la philosophie Zoom-zoom prônée par Mazda où le dynamisme sportif est mis en exergue.

D’une manière succinte, on peut parler d’une philosophie plus cool…

 

Données techniques

 

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Toyota Avensis 2.0 D-4D