ESSAI : La Nouvelle Toyota Auris : un vent de fraîcheur !

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Avec sa nouvelle silhouette beaucoup plus élancée, l’Auris devient plus désirable que sa devancière au dessin rondouillard. De lignes plus radicales mais en même temps plus épurées, elle paraît beaucoup plus grande.

Toyota Auris 1,4 D-4D 2013

Pourtant, elle ne fait que 3 cm de plus et maintient le même empattement de 2,60 m… mais sa hauteur s’abaisse de 5,5 cm, ce qui en fait l’un des modèles les plus bas du segment.


Une ligne plus affirmée, un intérieur pour un cénobite

 

Avec ses 4,28 m de longueur, la nouvelle Auris devient une des plus petites du segment C, mais sa silhouette élancée la fait paraître plus grande qu’elle ne l’est vraiment.

Toyota Auris 1,4 D-4D 2013

Sa calandre est plus fine et répond au design « Under Priority » qui fleurit sur les Toyota de la nouvelle génération. Comme toute la production actuelle, elle est équipée de feux de jour à DEL. Ses blocs optiques sont particulièrement effilés et pourvus, suivant les modèles, de projecteurs au xénon ou halogènes.

Toyota Auris 1.4 D-4D 2013

Dans sa partie inférieure, outre ses phares antibrouillard placés dans des écopes triangulaires latérales, elle adopte une finition laquée noire soulignée par un petit spoiler chromé qui accentue son caractère horizontal.

Toyota Auris 1.4 D-4D 2013

De profil, la silhouette reste racée quoique sage.

A l’arrière, les formes des feux arrière sont complexes voire tourmentées, un peu comme la Hyundai i30. Ceux-ci débordent du hayon sur les ailes, appuyant l’impression d’assise de l’essieu arrière.

Toyota Auris 1.4 D-4D 2013

Notons aussi que l’écoulement d’air sous la caisse a été optimalisé par un carénage sous le moteur, le plancher central, le réservoir et le plancher arrière.

Ces mesures ont fait chuter le Cx de la nouvelle Auris de 0,292 à 0,277 et son SCx de 0,67 à 0,61.

Toyota Auris 2013

Quant à son habitabilité, elle est meilleure que sa devancière.

L’accessibilité progresse et le nouveau dessin des sièges avant offre plus de place aux passagers arrière.

Toyota Auris 1,4 D-4D 2013

Quant au coffre, il propose un volume de 360 dm³ et ce, quelles qu’en soient les versions… ce qui n’était pas le cas avec la version Hybride de la précédente génération qui se voyait amputée d’une partie du coffre pour y loger le set de batteries NiMH.

Dans la nouvelle Auris Hybride, celui-ci a été déplacé idéalement sous la banquette arrière.

Toyota Auris HSD 2013

Contrairement à la nouvelle Yaris, la silhouette plus affirmée de la nouvelle Auris n’a pas donné naissance à un design plus osé de la planche de bord.

Bien finie avec quelques plastiques moussés, elle est bien trop sage et la nuit, la couleur dominante est d’un mauve que l’on s’apprêterait plus à rencontrer dans des mausolées, caveaux et autres sépultures funèbres…

Toyota Auris 1,4 D-4D 2013

Toutefois, à l’instar de la Nouvelle Yaris, il est particulièrement complet et offre dès les finitions Comfort et Comfort HSD, le système Toyota Touch qui est une interface multimédia à écran tactile de 15 cm.

Il existe aussi une version plus évoluée, appelée Touch & Go qui est dotée du GPS, d’un accélérateur de connexion ainsi qu’un accès à des pages et applications Internet comme Twitter. Via la connexion Bluetooth du GSM, il est aussi possible d’envoyer et de recevoir des SMS et de se connecter à Google.

Toyota Auris HSD 2013

L’Auris Hybride se différencie du reste de la gamme par un tableau de bord spécifique. Son combiné d’instruments se distingue par le design des compteurs et de l’aide à l’éco-conduite.

Toyota Auris 2013

Son petit levier de sélection électronique déconcerte un peu, mais il n’est pas plus ridicule que le levier que l’on retrouve à bord des véhicules de PSA équipés de l’ineffable boîte BMP6…

Toyota Auris HSD 2013

Au niveau de la sécurité, la nouvelle Auris récolte cinq étoiles aux test Euro-NCAP, 92 % pour les passagers adultes, 84 % pour les enfants et 68 % pour les piétons.

Toyota Auris HSD 2013

Quant au périlleux test du poteau latéral, il s’est relativement bien passé : la protection de la poitrine du conducteur a été jugée adéquate tandis que les autres parties du corps sont considérés comme bonnes.

Notons aussi que le pare-chocs avant a reçu le maximum de points pour la protection des jambes des piétons…

 

Des moteurs pour tous les goûts

 

L’Auris est proposée avec trois sortes de motorisations : deux « diesel » (1,4 D-4D de 90 ch. et 2.0 l D-4D de 124 ch.), deux « essence » (1,33 l Dual VVT-i de 99 ch. et 1,6 l Valvematic de 132 ch.) et une « hybride » (1,8 l VVT-i Hybride).

Toyota Auris 1,4 D-4D 2013

La rédaction a pu essayer la version 1,4 l D-4D de 90 ch. et l’incontournable 1,8 l VVT-i Hybride de 136 ch.

Ce qui correspondrait, grosso modo, à 2/3 des ventes projetées par Toyota en Europe. (1/3 hybride, 1/3 essence, 1/3 diesel)

Toyota Auris 1,4 D-4D 2013

Après un bon millier de kilomètres réalisés, il faut surtout retenir l’excellent châssis, la direction très précise et un roulis quasi inexistant.

La suspension ferme n’est pas désagréable et son amortissement est excellent et elle est plus aboutie que celle de ses rivales coréennes.

Toyota Auris 1,4 D-4D 2013

Les progrès par rapport à sa devancière sont aussi notables. Sur les routes sinueuses, on lui découvre même un comportement ludique.

L’hybride, plus lourde de 100 kg, dispose aussi d’une autre répartition des masses et nous semble virer encore plus à plat.

Toyota Auris 1,4 D-4D 2013

Quant aux moteurs, les différences sont manifestes : propulsée par le petit 1,4 l D-4D, l’Auris donne l’impression d’être sous-motorisée… même si sa vaillance n’est pas mise en doute, il a fort à faire pour mouvoir cette caisse de presque 1300 kg.

Mais à sa décharge, reconnaissons-lui une frugalité exemplaire. Notre essai entérine ce constat par une consommation de 4,8 l sur un parcours très varié.

Toyota Auris HSD 2013

En revanche les 136 ch. de l’Hybride sont présents… quand on a compris la philosophie de la chaîne cinématique associant un moteur électrique à un moteur thermique à cycle Atkinson !

En effet, suivant le mode choisi (normal, tout électrique ou «power»), les chevaux sont distillés avec plus ou moins de bienveillance par un calculateur électronique.

Toyota Auris HSD 2013

Le mode normal/_ecodrive est utilisé pour la plupart du temps, le mode «Zero Emission» sur de petites distances tandis que le mode «Power» bien que présent semble être déjà montré du doigt par le constructeur : non seulement l’aiguille de l’économètre vire au rouge, mais le moteur émet un bruit aussi lancinant que rébarbatif restant à des années lumières d’un bruit « sportif« .

Toyota Auris HSD 2013

Reconnaissons que rouler « sportivement » avec une Auris HSD semble particulièrement incongru…

En ce qui concerne les émissions de CO2, elles sont à présent de 87 g/km. Ces faibles émissions ont été vérifiées par une consommation vraiment très basse…

En ville : un dimanche matin, la traversée de Bruxelles s’est soldée par un joli 3,6 l aux cent !

En revanche, les long parcours à vitesse constante (autoroute) sa consommation frise les 5 litres.

Au terme de l’essai, l’ordinateur de bord indiquait une consommation moyenne de 4,6 l aux cent, ce qui correspondrait à une autonomie d’environ 750 km.

 

Spécifications techniques

 

Données techniques sur fichier Adobe® à télécharger

 

Conclusions

 

L’Auris nouvelle génération nous a agréablement surpris par son homogénéité. Elle n’est plus cette grosse Yaris à la ligne rondouillarde : avec cette nouvelle mouture, elle est plus proche de la Lexus CT 200, que ce soit en termes de comportement routier ou de style. Il ne lui restera plus qu’à égayer sa planche de bord !

Quant à sa consommation, elle reste en parfaite adéquation avec les valeurs que défend le constructeur japonais.

Toyota Auris 1,4 D-4D 2013

Vu son châssis, on se met à rêver d’une version « sport » avec un moteur plus puissant : mais il est vrai que cette hypothétique version « politiquement incorrecte » est difficilement envisageable dans « l’uni-vert » actuel de Toyota…

Laissons donc cela à l’excellente GT86…