Suzuki Jimny 1.3 VVT : Fidèle à lui-même

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Qui a dit qu’aujourd’hui il n’y a plus de vrai 4×4 ? Lancé en 1998, le Suzuki Jimny est un des tous derniers authentiques tous-terrains.

La marque Suzuki est connue chez nous pour ses 4×4. Dès les années 80, la première génération du Jimny est importé par quelques amateurs désireux de sortir des sentiers battus.

La deuxième génération sera d’abord importée par la firme espagnole Santana, puis commercialisée sous le nom de Samouraï. Ce dernier sera un énorme succès et restera au catalogue jusqu’en 2004.

La troisième génération sera donc inaugurée en 1998 et après 20 ans de bons et loyaux services elle attire toujours une certaine clientèle.

L’équipe d’Automania a déjà testé ce petit véhicule par le passé. A titre de comparaison, vous pouvez retrouver cet article en suivant ce lien.

Extérieur

Ses contours robustes et sa bonne bouille lui confère un vrai look de baroudeur. Et paré de ses jantes alu de 15 pouces, de ses protections latérales, c’est sans l’arrogance des gros 4×4 qu’il vous emmènera aussi bien à travers champs que dans la trépidante circulation urbaine.

Intérieur

Avec ses 3,7 m de long, 1,6 m de large son habitacle n’est évidemment pas surdimensionné, mais les deux places avant accueillent sans problèmes deux adultes bien en chair. Les places arrières ne sont pas des plus accessibles.

S’il est vrai que le luxe et le confort ne sont pas sa priorité, la Suzuki Jimny JX version de base – offre un équipement sommaire mais suffisant. Elle est proposée de série avec entre autre, l’ABS, le système « Drive Select 4×4 », des ceintures de sécurité trois points pour les quatre passagers. A l’avant, celles-ci sont équipées de prétensionneurs avec limiteurs de force.

Il vous faudra passer à la version JLX pour avoir de série la radio avec lecteur de CD, MP3 et Bluetooth, le verrouillage central et l’air conditionné manuel.

Se voulant absolument compact, la capacité du coffre avec ses 113 L, banquettes relevées et 816 L maximum, n’est vraiment pas énorme. Le coffre est accessible par une porte et non pas un hayon : roue de secours externe oblige.

En Europe, les citadins regretteront que celle-ci s’ouvre dans le mauvais sens par rapport au trottoir.

Conduite

La lutte anti-pollution ayant eu raison du moteur diesel d’origine Renault, le Jimny n’est plus proposé qu’avec le moteur à essence de 1.328 cm³ à 16 soupapes de 85 ch avec un couple maximal de 110 Nm à 4100 tr/min et de 7 CV fiscaux.

On a le choix entre une boîte manuelle à 5 rapports ou une boîte automatique à 4 rapports.

Ce petit véhicule se sent le plus à l’aise sur les petites routes de campagne et ne rechigne pas à faire un écart « off road« .

Ce qui lui est tout à fait possible grâce à sa garde au sol de 19 cm, ses angles d’attaque de 34°, de franchissement de 46° et de fuite de 31°.

Sur grand route, il est moins à l’aise, surtout dans les longues côtes. Mais son confort est suffisant pour ne pas sortir courbaturé après 300 km d’autoroute.

A 120 km/h, il affiche 3400 tr/min et se fait entendre, sans pour autant briser nos tympans.

Pour notre essai nous disposions de la Suzuki Jimny JLX automatique et avec plus 700 km, en majorité sur grand route, nous avons consommé en moyenne 8,5 L aux cent de moyenne.

Budget

Pour vous l’offir, il vous faudra débourser 15.399 € pour la version de base. Si vous désirez la série spéciale JLX Dakota, nettement plus glamour, il vous en coûtera 4.500 € de plus.

 

Conclusion

Le Jimny est un véhicule amusant qui ne cède pas aux sirènes de la modernité électronique mais qui reste fidèle à ces origines. On le rencontrera, comme véhicule de loisir ou chez les professionnels qui doivent se déplacer dans les régions campagnardes ou hivernales. Mais on le verra souvent aussi en ville où son petit gabarit séduira les citadins.

 

Guy Gysemberg

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