Suzuki Ignis : essai de la version 4×4

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Essayée en version 2×4 il y a juste un an, la Suzuki Ignis nous revient en version 4×4 : était-ce vraiment nécessaire pour les baroudeurs des villes ?

Un SUV miniature

Toujours aussi craquante, l’Ignis retiendra l’attention des propriétaires de Renault Twingo : comme la française, elle se définit comme un micro SUV de ville grâce à sa position haute qui ravira certaines personnes aux genoux fragiles.

Avec ses 3,7 m de long et son diamètre de braquage de 9,4 m, elle se faufile partout et se gare dans des endroits exigus sans aucun problème !

Cependant, elle se démarque de la Renault par sa traction avant qui lui permet d’offrir un coffre de 265 dm³ : c’est bien loin des malheureux 188 dm³ proposés par la Twingo qui, il est vrai, est plus courte de 10 cm.

Quand les sièges arrière sont rabattus, le volume atteint près de 1,1 m³.

 

Alors que la banquette arrière propose trois places en version de base, les autres finitions ne disposent que de deux sièges indépendants coulissant grâce à une poignée en haut du dossier qui est inclinable en deux positions.

Suzuki enfonce le clou avec une version 4×4 qui permet, à l’instar de la Fiat Panda, des virées en tout chemin grâce une transmission intégrale ALLGRIP AUTO à visco-coupleur ainsi qu’une garde au sol de 18 cm.

Dès qu’une perte d’adhérence est détectée au niveau du train avant, le système répartit automatiquement le couple du moteur vers l’essieu arrière afin de garantir une conduite sûre sur routes glissantes ou enneigées.

Vu que l’Ignis 4×4 dispose d’un différentiel arrière, la capacité de son coffre est réduite à 204 dm³ (si sièges séparés) et son réservoir à carburant ne dispose plus que de 30 au lieu de 32 litres.

Très peu de prétendants

Evidemment, dans notre plat pays, ce n’est pas avec cette version que Suzuki compte faire du chiffre : mais cette offre pourra toujours intéresser les campagnards désirant une seconde voiture qui ne risque pas de se retrouver en rack quand les routes sont boueuses ou à la moindre averse de neige…

Mais alors que la Panda 4×4 semble suivre la voie des baroudeuses en proposant une carrosserie bardée de protections en plastique notamment au niveau des passages de roues et des boucliers, l’Ignis fait dans la discrétion : seul le logo ALLGRIP placé sur le hayon révèle ses aptitudes en 4×4. En outre, les pneus typés route de notre exemplaire démontrent que la démarche de Suzuki semble différente : il s’agit d’en augmenter les capacités routières lorsque les conditions météorologiques se dégradent et rendent les routes difficiles.

Pour les vrais baroudeurs, n’oublions pas que Suzuki propose toujours sa Jimny qui n’a, jusqu’à présent, aucune rivale déclarée.

Sur route

Notre exemplaire était propulsé par le 1.2 DUALJET de 90 ch à 6000 rpm, devenu une légende chez Suzuki. Suivant le constructeur, ses émissions de CO2 se limitent à 114 gr pour la version 4×4.

Malgré qu’il soit un moteur atmosphérique et qu’il faille chercher à 4400 rpm son couple maximum de 120 Nm, il se montre relativement élastique. La légèreté de l’Ignis (moins de 900 kg) la rend particulièrement vive en ville ou sur routes sinueuses.

Naturellement, ses montées en régime ne sont pas des plus discrètes mais cela s’arrange à régime constant comme sur une autoroute, quelques bruits de vent prenant la succession. Sa direction est légère et bien qu’elle soit relativement haute, son roulis reste modéré.

Les freins sont puissants et la boîte de vitesse est légère et les rapports passent rapidement sauf la marche arrière qui exige de bien décomposer le mouvement afin de ne pas faire grogner les engrenages…

Le système ALLGRIP est tout à fait transparent et permet un surcroît de sécurité lorsque les conditions climatiques se dégradent. Pour l’avoir essayé sur terrain glissant, ce système s’avère opérant, même si la légèreté de l’Ignis la rend un peu « tail happy ». Naturellement, une monte de pneus plus adéquate réduirait ce comportement.

Conclusions

L’Ignis Allgrip restera toujours une exception dans notre plat pays, mais elle a le mérite d’exister et conviendra particulièrement aux endroits où le climat obligera d’en tenir compte quand il faudra faire un choix.

Malgré cette transmission énergivore, sa consommation a tourné entre 5 et 6 litres, ce qui est très bon. La ville pourra peut-être la faire monter mais 7 litres nous semble toujours raisonnable.

Évidemment cette technologie fait monter son prix : notre exemplaire, une Ignis 1.2 4×4 Grand Luxe + est proposée à partir de 17.500 EUR.
Pour 2000 EUR en plus, Suzuki vous propose la finition Grand Luxe Xtra hyper connectée.

Benoît Piette

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