La Nouvelle Suzuki S-Cross, plus qu’un face lift

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Présentée il y a un an, la Suzuki S-Cross dénommée SX4 a plus que changé de nom et modifié sa calandre, elle propose de nouveaux moteurs à essence qui suivent la tendance actuelle, à savoir le downsizing et la suralimentation par turbo.

Une calandre rajeunie et plus d’électronique…

Née SX4, son nom a évolué avec le temps : déjà lors de son premier face lift, l’accroissement de ses dimensions lui avait donné un nouveau suffixe : S-Cross. Mais avec cette dernière évolution, le nom s’est simplifié : S-Cross sinon rien…Similaire au Qashqai de Nissan, sa longueur hors-tout fait 4,30 m et son poids reste relativement contenu : de 1100 à 1400 kg suivant les motorisations.

Cet essai ne concerne que des versions essence : pour mémoire, la version 1.6 DDiS utilise un moteur d’origine Fiat.

A part cette nouvelle calandre à dents reprise des Buick d’avant 1955 qui semble avoir été ‘croquée’ pour un dessin animé, les évolutions restent malgré tout assez timides : certes la face avant ne risque pas de se faire oublier, mais le reste de son apparence reste pratiquement identique au SX4 S-Cross essayé il y a trois ans. Notons que le S-Cross bénéficie de feux de jour à DEL. La planche de bord fait la part belle au plastic dur, ce qui reste une constante pour ce constructeur.

La place à l’intérieur ne varie pas par rapport à la précédente édition. Quatre adultes peuvent s’y loger parfaitement et le volume de son coffre affiche 430 à 1269 dm³. Dommage que le réservoir à carburant ne contienne pas plus de 47 litres.

Autre nouveauté par rapport à la version essayée en 2014, c’est l’infodivertissement qui utilise les concepts Apple CarPlay & MirrorLink (finitions GL et GLX) qui vous permet d’accéder au contenu de votre Iphone ou Smartphone. Le système proposé par Suzuki est simple et intuitif. En plus d’un système audio performant, le S-Cross est équipé de capteurs de stationnement avant et arrière ainsi que d’une caméra de recul.

A présent, par l’apparition du système Keyless, le S-Cross démarre à l’aide d’un bouton. Au niveau des aides à la conduite, le S-Cross en finition GLX est muni du système « Radar Brake Support » ainsi que du « Adaptive Cruise Control ». Il dispose également d’un Hill-Hold control pour faciliter les démarrages en côte. Quant aux cotations EuroNCAP, il faudra encore se référer à celles attribuées en 2013 par cet organisme qui fête cette année ses 20 ans de crash-tests.

…et de nouveaux moteurs à essence

Suzuki suit le mouvement initialisé par les ténors de l’automobile en Europe en proposant de nouveaux moteurs dont les valeurs sur papier paraissent séduisantes : appelés Boosterjet, ces groupes font appel à une réduction de cylindrée et à l’emploi de turbos combiné à l’injection directe d’essence pour améliorer leur efficacité énergétique.

Adieu donc le 1.6 VVTi et bonjour les 1.0 et 1.4 Boosterjet !

La plus petite dispose de trois cylindres et cube à 988 cm³, il développe une puissance de 112 ch à 5500 rpm et un couple maximum de 170 Nm entre 2000 et 3500 rpm.

Le 1.4 possède quatre cylindre pour une cylindrée de 1373 cm³, il affiche une puissance de 140 ch délivrée à 5500 rpm et un couple maximum de 220 Nm entre 1500 et 4000 rpm.

Leurs émissions en CO2 sont de respectivement 113 et 120 g/km.

Particulièrement silencieux, ces deux moteurs distillent leur puissance de manière linéaire. Le bruit traditionnel du trois cylindres a pratiquement disparu au profit de ronronnement à peine audible.

Ce petit moteur est vaillant mais dans certaines circonstances, il exige d’être cravaché surtout si celui-ci est secondé par une transmission automatique. Cependant, cette dernière est particulièrement dynamique et n’hésite pas à faire tomber un, voire deux rapports pour fournir des relances correctes.

Évidemment, avec ses 220 Nm de couple entre 1500 et 4000 rpm, le 1.4 est beaucoup plus rond et permet d’être un peu plus paresseux avec le levier de vitesses et en corollaire, de mieux maîtriser sa consommation.

A sa décharge signalons que notre version 1.0 Boosterjet était pourvue de la transmission Allgrip, ce qui augmente quelque peu la consommation, mais dans des proportions encore tout à fait raisonnables : les valeurs revendiquées par Suzuki sont de 126 g/km ce qui s’est traduit lors de notre essai par un 6,7 l/100 km.

Chose louable : l’ordinateur de bord indique l’autonomie restante en kilomètres, mais quand le témoin de réserve s’allume (dans notre cas il restait environ 65 km), celle-ci disparaît alors que c’est à ce moment que l’on en a le plus besoin !

Rappelons que la transmission « Allgrip » offre un différentiel central à embrayage piloté électroniquement et quatre modes de fonctionnement qui agissent sur la transmission, la gestion moteur, l’ESP, etc… :

  • Un mode AUTO pour les conditions normales, favorisant le train avant, le train arrière n’étant sollicité qu’en cas de perte d’adhérence.
  • Un mode SPORT pour les tracés sinueux en conduite dynamique optimisant l’usage du 4×4 ainsi que la réactivité du moteur en modifiant ses caractéristiques de puissance et de couple.
  • Un mode SNOW pour les conditions difficiles comme la neige, les routes non revêtues, la pluie etc…
  • Et enfin, pour s’extraire de situations particulièrement difficiles, le mode « LOCK » verrouille la répartition de la force motrice entre le pont avant et le pont arrière afin de maximiser la motricité et la stabilité sur les revêtements à faible adhérence.

En revanche, pour des trajets très similaires, le 1.4 Boosterjet a affiché une consommation de 6,3 l/100 km… A titre de comparaison, le 1.6 VVTi d’il y a trois ans nous avait permis d’atteindre 6,1 l/100 km. Mais celui-ci développait aussi 20 ch de moins…

Quant à sa tenue de route, elle est très bonne, le roulis reste modéré pour cette catégorie de véhicule : les passagers ne seront donc pas trop secoués si d’aventure, le conducteur s’autorise une conduite un peu plus énergique. Signalons que la version 1.4 est plus ferme de suspension et pourra donc mieux jouer les sportives.

Le freinage est endurant et la direction précise, celle-ci permet un contact franc avec la route.

Notons que le S-Cross propulsé par le 1,4 Boosterjet est suspendu plus fermement et est donc plus compatible avec une conduite plus ‘virile’.

Spécifications techniques : suzuki-s-cross-2017-specs

Conclusions

Propulsé par de nouveaux moteurs à essence, le S-Cross retrouve une seconde jeunesse, non pas que ses anciens bouilleurs ne soient plus dans le coup, mais les exigences des nouvelles normes européennes devenaient incontournables. Bardé des dernières technologies « à la mode », le S-Cross reste une réelle alternative ténor de ce segment « sa majesté » le Nissan Qashqai.

Quant à sa face avant, à défaut d’être jolie, elle est très expressive…

Avec un prix débutant à 19.300 EUR pour le S-Cross 1.0 Grand Luxe deux roues motrices, il est pratiquement 5000 EUR moins cher que le Qashqai correspondant (1.2 DIG-T Acenta de 115 ch) soit pratiquement le même prix que notre version 1.0 4×4 GL Automatique (25.100 EUR).

Quant à notre 1.4 GLX, il approchait les 24.000 EUR.

Il est intéressant de noter que par rapport à Nissan, seul Suzuki prend le risque de proposer des versions 4×4 en essence.

B. Piette

 

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