ESSAI 2016: La Suzuki Baleno : la ballerine de Suzuki ?

Classé dans : Essais - Suzuki (Japon) | 0

En relançant la Baleno après près de douze ans d’absence en Europe, Suzuki tente de consolider sa gamme dans le segment B.

Suzuki Baleno 1.0 BoosterJet – 2016

 

Plus rangée que la Swift et mesurant 15 cm de plus, elle sera en principe préférée par des personnes plus âgées ou ayant une petite famille grandissante…

Une silhouette moderne mais passe-partout

Affirmer que la Baleno va révolutionner les canons de l’esthétique automobile serait mentir ; pourtant, sa ligne n’est pas déplaisante pour autant.

Suzuki Baleno 1.2 DualJet CVT – 2016

 

Ramassée, elle reprend le style des nouvelles Suzuki : son dessin se différencie des réalisations de la concurrence par quelques discrets chromages qui le renforcent : les poignées et baguettes de portières (sur finition GL Xtra), la calandre ainsi que le hayon en sont les exemples les plus marquants.

Suzuki Baleno 1.2 DualJet SHVS – 2016

 

Les optiques avant, au regard félin, sont soulignés par des feux de jour à DEL. L’ensemble est agréable à l’œil.

 

Suzuki Baleno 1.0 BoosterJet – 2016

 

A l’intérieur, l’espace ne manque pas : malgré sa taille n’excédant pas les 4 m, quatre adultes pourront voyager à l’aise.

Suzuki Baleno 1.0 BoosterJet – 2016

 

Avec ses 350 dm³, la capacité du coffre est une des plus élevée de la catégorie.
Celle-ci monte jusqu’à 1085 dm³ quand le dossier de la banquette arrière est rabattu (60/40).

Suzuki Baleno 1.0 BoosterJet – 2016

 

Le coffre possède un double fond.

Suzuki Baleno 1.0 BoosterJet – 2016

 

Regrettons que ces records d’espace se réalisent au détriment de la capacité du réservoir qui n’est que de 37 malheureux litres.

 

Montée en Inde, la Baleno repose sur une plateforme inédite plus rigide et plus légère que celle de la Swift : celle-ci sera d’ailleurs reprise sur sa future remplaçante.

Suzuki Baleno 1.2 DualJet SHVS – 2016

 

L’intérieur est sobre et même élégant. Toutefois, sa finition générale reste inférieure à la concurrence.

Quand le revêtement de la route est rugueux (comme sur certaines portions de la E40 entre Bruxelles et Liège) les bruits de roulement deviennent alors très présents.

Suzuki Baleno 1.2 DualJet CVT – 2016

 

Le dessin du tableau de bord est plaisant mais l’ergonomie de certaines commandes reste à revoir : par exemple, le défilement des menus et la mise à zéro s’effectuent en pressant sur deux tiges assez fragiles qui émergent de part et d’autre des compteurs.

 

Dans les finitions GL et GL+, l’équipement demeure très moyen.

Suzuki Baleno 1.2 DualJet CVT – 2016

 

En revanche, celui-ci est très complet en finition GL Xtra : s’y trouvent les sièges avant chauffants, le démarrage sans clé, l’air conditionné automatique (mono-zone), le cruise-control adaptatif, le limiteur de vitesse, le support au freinage par radar, le GPS, un écran 7″ tactile avec menus intuitifs et caméra de recul, des rétroviseurs extérieur chauffants avec répétiteurs des clignotants.

Il y a même des infos ‘gadgets‘ comme un accéléromètre, des indicateurs d’utilisation pour la puissance (Power) et le couple (Torque), des graphiques mesurant les accélérations et les freinages, etc…

En revanche, il n’y a pas de détecteurs d’angle mort ni de rabattage des rétroviseurs extérieurs. Quant au rétroviseur intérieur, il n’est pas chromatique.

Suzuki Baleno 1.2 DualJet CVT – 2016

 

En termes de sécurité, l’EuroNCAP ne lui a décerné que quatre étoiles sur les cinq possibles à condition qu’elle soit équipée du pack de sécurité (Radar Brake Support).

 

Sans cette aide pour distraits, elle ne récoltera que trois petites étoiles.

Suzuki Baleno 1.2 DualJet CVT – 2016

 

La sécurité « adulte » a été cotée à 85 %, celle des enfants à 73 % et celle des piétons à 65 %. Les aides à la sécurité ont récolté un score de 45 % (avec présence du ‘Radar Brake Support’).

 

Des moteurs modernes et sobres

Afin de se donner une bonne idée générale de la Baleno, la rédaction a pu faire l’essai de trois motorisations différentes qui sont, à notre avis, les plus relevants :

Le moteur DUALJET 1.2 de 90 ch. avec deux injecteurs par cylindre a été essayé avec la boîte CVT ainsi qu’en version SHVS (Smart Hybrid Vehicle by Suzuki) lorsque celui-ci est couplé à un petit moteur électrique alimenté par une batterie lithium-ion.

Et enfin pour les plus ‘sportifs’, le moteur BOOSTERJET 1.0 turbo à injection directe avec une puissance de 112 ch.

 

  • Le moteur DUALJET CVT
Suzuki Baleno 1.2 DualJet CVT – 2016

Idéal en ville, la version CVT réduit le stress de la conduite grâce à une boîte à transmission continue assez réactive.

 

Pour les excités du volant, Suzuki a prévu un mode sport qui permet au moteur de monter plus en régime sans apporter grand chose si ce n’est que le bruit occasionné par son emballement inutile.

Suzuki Baleno 1.2 DualJet CVT – 2016

 

En outre, il est possible d’utiliser des rapports courts (position L) qui permettent de manœuvrer plus facilement en ville. Silencieux en mode normal – par route plane – le moteur ne tourne qu’à un peu plus de 2000 rpm à 120 km… dommage que les bruits de roulements gâchent cette discrétion !

Suzuki Baleno 1.2 DualJet CVT – 2016

 

Sa sobriété est une bonne surprise : au terme de notre parcours, la consommation relevée par l’ordinateur de bord était de 5,4 l / 100 km.

 

  • Le moteur DUALJET SHVS

Ce même moteur est à présent secondé par un alterno-démareur (appelée Dynastart avant-guerre) qui lui procure trois petits chevaux supplémentaires à ses 90 ch quand l’occasion se présente.

Suzuki Baleno 1.2 DualJet SHVS – 2016

 

En aucun cas, celui-ci propulsera seul la Baleno ! Ce moteur électrique est alimenté par une petite batterie lithium-ion placée sous le siège conducteur.

Cette dernière se recharge lors des décélérations (schématisé sur le graphique repris ci-après).

Suzuki Baleno 1.2 DualJet SHVS – 2016

 

Proposé uniquement avec une boîte manuelle à cinq rapports, ce système est totalement transparent pour le conducteur mais il permet de livrer instantanément un couple supplémentaire de 50 Nm aux 120 Nm de couple que le DUALJET ne délivre qu’à 4400 rpm.

Il s’ensuit une plus grande souplesse bien appréciable en ville. Cependant, à haute vitesse, le tempérament du moteur n’en est pas transfiguré pour autant.

Suzuki Baleno 1.2 DualJet SHVS – 2016

 

La boîte est particulièrement aisée à manipuler, mais à basse vitesse, l’enclenchement du moteur électrique donne l’impression d’avoir un léger broutage de l’embrayage.

Au niveau de la consommation, celle-ci a donné 5,1 l / 100 km sur des routes similaires, soit 3 dl de moins que la version CVT.

 

  • Le moteur BOOSTERJET

De cylindrée unitaire (998 cm³) le BoosterJet est de la même veine que le 1.0 Ford EcoBoost, le Hyundai 1.0 T-Gdi, l’Opel 1.0 Ecotec, les VW 1.0 TSI et TFSI, etc…

Suzuki Baleno 1.0 BoosterJet – 2016

Avec trois cylindres, une injection directe et un turbo, ces moteurs offrent un rendement énergétique exceptionnel : ils font plus de 100 ch au litre !

Leur consommation est aussi un argument souvent présenté par la publicité… Hélas, c’est justement là que le bât blesse : la plupart de ces moteurs peuvent se montrer  gourmands quand le pied droit devient lourd…

Ici, outre ses reprises particulièrement vives grâce à un poids largement sous la tonne, ce moteur se montre frugal. En milieu citadin, le conducteur pourra rester sous la barre des 7 litres tout en profitant de ses qualités.

Suzuki Baleno 1.2 DualJet SHVS – 2016

 

Il est vrai que 112 ch à 5500 rpm pour un poids d’environ 950 kg, la Baleno n’est certainement pas sous-motorisée ! Son coupe maximal est de 170 Nm entre 2000 et 3500 rpm.

La rédaction a relevé une consommation d’environ 5,6 l sur des trajets exclusivement routiers et autoroutiers aux allures légales mais en Ardennes et sans chômer pour autant !

Suzuki Baleno 1.0 BoosterJet – 2016

 

Pour info, ce moteur peut également recevoir une boîte automatique à six rapports.

Suzuki Baleno 1.0 BoosterJet – 2016

 

En outre, à allure constante, son silence est appréciable : seul les bruits de roulement se font remarquer. A 120 km/h, il tourne gentiment à 2600 rpm.

 

Tenue de route

Pour toutes les versions essayées, celle-ci s’avère bonne, même si le conducteur a un sentiment de légèreté à son volant.

Suzuki Baleno 1.0 BoosterJet – 2016

 

Notons aussi que le roulis semble plus important que les ténors européens du segment. Il est vrai que son montage en Inde explique peut-être cela…

 

Spécification techniques

Fichier Acrobat® à télécharger

Suzuki Baleno 1.2 DualJet SHVS – 2016

 

Conclusions

Avec la Baleno, Suzuki renforce son offre dans les voitures citadines. Avec ses 15 cm de plus que la Swift, son espace lui permet d’embarquer sans problèmes quatre adultes.
Ses 355 dm³ offrent aussi une des plus grandes capacités du segment.
Heureusement, sa consommation basse gomme partiellement  la capacité rikiki de son réservoir !

Débutant à 16.900 EUR en version 1.2 DualJet GL à boîte manuelle, la version CVT est proposée à partir de 19.300 EUR tandis que l’hybride de poche « SHVS » (proposée qu’en version GL Xtra) reviendra à 20.700 EUR.

Il faudra donc accomplir beaucoup de kilomètres pour amortir les maigres 3 dl aux 100 km de différence en consommation avec la version DualJet dépourvue de cette technologie !

Suzuki Baleno 1.0 BoosterJet – 2016

 

Quant à la version propulsée par le 1.0 BoosterJet, ses prix démarrent à 17.600 EUR pour atterrir en version automatique à 23.600 EUR.

Par rapport à la concurrence, elle est – grosso modo – 3.000 EUR moins chère. Et pour enfoncer le clou, sa garantie est de cinq ans !

 

BP

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

40 ÷ = 40