Pour les allergiques aux SUV : le Subaru Outback

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Appelé Outback comme l’arrière-pays semi-aride de l’Australie, ce Subaru est le seul rescapé de la lignée des Subaru Legacy en Belgique. Proposé avec un quatre cylindres boxer essence atmosphérique de 2,5 l, on ne risque pas de beaucoup le rencontrer sur le routes du royaume…

Carrosserie légèrement rafraîchie

Comme pour la finition Scout pour les Skoda, l’Outback est la version baroudeuse du break Legacy qui n’est plus importé (la rédaction en avait fait l’essai en juillet 2010 !). En revanche, le Levorg, version plus dynamique, a repris sa place depuis 2016.

Pour 2018, la ligne s’est vue modifiée par de légers détails comme des rétroviseurs extérieurs plus grands, une calandre et un bouclier avant plus expressifs.

De côté, les grandes roues chaussées de pneus 225/60R18 (finition Premium) démontrent que l’Outback n’est pas seulement fait pour la route : sa garde au sol de 20 cm laisse présager une utilisation beaucoup plus polyvalente que le commun des breaks.

Cependant, ce millésime garde une ligne passe-partout et il passera donc inaperçu dans le paysage automobile belge.

Un vaste intérieur

L’espace pour les passager est royal, son empattement de 2,75 m autorise beaucoup de place à l’arrière. De plus, sa surface vitrée est beaucoup plus étendue que ses concurrents et la présence d’un toit ouvrant illumine encore plus son habitacle.

Le coffre, d’un volume de 512 dm³ est de capacité moyenne pour sa catégorie, mais il peut devenir une véritable soute de 1846 dm³ quand le dossier de la banquette arrière est rabattu. Cette opération se réalise par des tirettes placées sur les flancs du coffre.
Notons que le hayon arrière est électrique et peut être commandé aussi de l’habitacle.

Toutefois, Subaru n’a pas encore intégré l’ouverture « hand free » par mouvement du pied sous le pare-chocs comme certains SUV. Par comparaison, le coffre d’une Skoda Superb de taille comparable offre 660 dm³ à 1950 dm³ !

Axée sur le confort, la bonne ergonomie et la souplesse des sièges autorisent de longs trajets sans ressentir de crampes. Sans être à la pointe du design, le style intérieur repend en grande partie celui du XV. Les données indiquées par les écrans se veulent être complètes. La finition est bonne et résistera aux assauts du temps.

Une technologie sécuritaire

Au niveau de la sécurité, la particularité des Subaru actuelles est la présence du EyeSight, un système d’aide à la conduite original.

Comme une deuxième paire d’yeux, ce système utilise ses deux caméras disposées de part et d’autre du rétroviseur intérieur pour donner des images stéréo couleur en trois dimensions de haute définition. Il utilise ces images pour déterminer avec précision la forme, la vitesse et la distance de l’objet, qu’il s’agisse d’une voiture, d’une moto, d’un vélo ou d’un piéton.

Lorsqu’il détecte un danger, le système alerte le conducteur et est même capable de freiner s’il y a lieu.

Le EyeSight utilise aussi sa technologie pour l’Adaptive Cruise Control : non seulement ce système régule la vitesse mais lorsque les caméras détectent un véhicule en amont et ses feux stop, la vitesse est ajustée pour conserver une distance définie par le conducteur en agissant sur le moteur, la transmission et les freins.
Ce système est opérationnel de 0 km/h à 180 km/h.

Et pour les distraits dans les bouchons, la fonction « Lead Vehicle Start Alert » de l’EyeSight surveillera si le véhicule qui vous précède redémarre. Si celui-ci avance, le système vous invitera à réagir en déclenchant un signal sonore et un témoin clignotant.

En outre, si lors d’une manœuvre de stationnement, notre distrait sélectionne la marche avant au lieu de la marche arrière, la gestion de l’accélération pré collision émettra plusieurs bips successifs et activera un témoin clignotant tout en réduisant la puissance du moteur pour éviter la collision.
Évidemment, ce rappel à l’ordre ne fonctionne pas si notre tête en l’air sélectionne d’abord la marche arrière au lieu de la marche avant…

Et pour être complet, signalons aussi la présence du Pre-Collision Braking System qui, lorsqu’il détecte une collision imminente avec un obstacle en amont, peut alerter le conducteur et si celui-ci est sans réaction, le système peut automatiquement freiner afin d’éviter la collision ou d’en réduire sa gravité.

En décembre 2014, l’Outback a été gratifié de cinq étoiles aux tests de l’EuroNCAP. Cette cote a été confirmée en décembre 2016.

Sur route

Pour le Benelux, seule la version essence subsiste encore : elle est propulsée par quatre cylindres boxer atmosphérique d’une cylindrée de 2498 cm³ développant 175 ch à 5400 rpm et un couple maximum de 234 Nm à 4000 rpm (le six cylindres à plat de 2999 cm³ n’est plus importé).

Silencieux à allure constante, il offre à froid le bruit typique des moteurs à plat, mais évidemment, d’une manière plus discrète que les Porche ! De même, sa puissance est aussi beaucoup moins exubérante, d’autant plus que sa transmission CVT implique une conduite totalement différente.

Il dispose du système Intelligent Drive (SI-DRIVE) qui adapte la réactivité de l’accélérateur et les points de passage suivant deux modes : Intelligent (réponse adaptée au circonstances) ou Sport (réponse plus franche).

Mode Intelligent

Mode Sport

Ce boxer est donc associé à une boîte CVT Lineartronic présentant sept rapports virtuels. Comme toute Subaru, à l’exception notoire de la BRZ, l’Outback dispose évidemment de la transmission Symmetrical AWD décrite en détail dans l’essai du Forester (il dispose donc du X-MODE avec Hill Descent Control).

Peu sensible au roulis malgré sa garde au sol importante, ce grand break peut être conduit de manière dynamique grâce à une direction communicative et une transmission 4×4 qui lui donne un bon grip. Toutefois, en condition(s) extrême(s), le sousvirage peut se manifester.

Évidemment, vu ses dimensions (4,81 m de long), les petites routes sinueuses ne seront pas vraiment sa tasse de thé. De plus, le comportement placide de sa transmission Lineartronic peut provoquer une certaine frustration chez certains.

Cependant, cette transmission offre aussi un bon côté : pour le peu que l’on ne fasse pas monter le 2.5i dans les tours de manière irraisonnable et que l’on ne roule pas exclusivement en ville, ses consommations restent assez raisonnables.

Lors de notre essai, nous nous sommes même approchés des consommations revendiquées par Subaru (7,3 l/100 km) avec 7,5 l/ 100 km ce qui aurait donné une autonomie de plus de 800 km !

Spécifications techniques et équipement

Fichier pdf  à télécharger.

Conclusions

Devant la mode florissante des SUV, il existe une alternative, certes plus discrète mais tout aussi convaincante : les breaks 4×4. C’est dans cette perspective que s’inscrit le Subaru Outback.

Certes il existe bien une concurrence comme par exemple la Skoda Superb Combi 4WD ou l’Opel Country Tourer, mais leur système de transmission 4×4 est totalement différent et leur moteur turbo est généralement à tendance sportive.

En fin de compte, l’Outback possède toutes les fonctionnalités d’un vrai SUV mais sans leur encombrement qui peut quelquefois s’avérer rédhibitoire.

De plus, sur route et à condition de se laisser apprivoiser par sa boîte CVT, il se comporte comme une confortable berline capable d’abattre de longs trajets avec armes et bagages.
Dans ce cas, l’Outback peut constituer une alternative attrayante pour le peu que votre porte feuille puisse digérer ses 13 CV !

L’Outback est proposé à 34.300 EUR en version Confort et 38.500 EUR en version Premium (avec notamment un système audio Harman Kardon à 12 haut-parleurs, les sièges en cuir, navigation TomTom et toit coulissant et inclinable).

Benoît Piette

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