Le Subaru Forester, une légende qui perdure

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Basé avant tout sur l’efficacité, cela fait plus de vingt ans que le Subaru Forester existe. Discret par son esthétique passe-partout, il a toujours dévoilé des dessous insolites et particulièrement performants.

Une carrosserie dans l’air du temps

Pour sa cinquième génération, Subaru a timidement suivi les canons de la mode, mais avec modération : sa face avant est à présent un peu plus expressive, ses phares disposent de feux de jours à DEL ceinturant les projecteurs. Dans sa configuration la plus huppée (Premium), les optiques sont à DEL, directionnelles (Steering Responsive Headlight) et avec réglage en hauteur.

Même si sa surface vitrée est importante, son profil reste plus anodin, mais cela restera une garantie pour ne pas passer de mode !

A l’arrière, les feux disposent de la technologie DEL mais restent sagement sur le montant de custode et n’envahissent pas le hayon, lui donnant un air un peu étriqué.

Ce large hayon s’ouvre électriquement sur un coffre de formes cubiques : 550 dm3 à 1564 dm3 quand le dossier (40/60) de la banquette arrière est rabattu. Notons aussi que dans cette configuration, le plancher est plat.

Pour un SUV de 4,61 m de long, cette capacité reste toutefois dans la moyenne, mais n’oublions pas que le système Symmetrical AWD nécessite de la place !

Un intérieur sobre mais lumineux et spacieux

Les sièges sont confortables. Sur notre exemplaire, celui du conducteur disposait de commandes électriques mais sans réglage lombaire. A l’arrière, l’espace est suffisant pour deux à trois adultes, le tunnel de transmission n’étant pas trop handicapant.

La planche de bord n’a pas encore reçu les modifications esthétiques rencontrées dans le XV, mais il s’en approche au niveau de l’infodivertissement qui reprend le système Subaru Starlink 1 donnant accès à la radio par internet et à des applications via l’écran tactile ou même par commande vocale. Ce système permet de connecter les smartphones sous Apple CarPlay™ et Android Auto™.

Comme sur les autres modèles Subaru, toutes les informations sont réparties sur trois écrans dont le plus grand est connecté à une caméra de recul et leur paramétrage peut se révéler fastueux. Les commandes peuvent s’accéder via l’écran tactile central, le volant ou la reconnaissance vocale.

Malgré ce bond technologique, le Forester ne dispose pas encore de rétroviseur chromatique comme le XV, l’Outback ou l’Impreza. En revanche, il est toujours équipé d’un bon vieux frein à main mécanique, nettement plus pratique pour la conduite en tout terrain.

Il dispose également de la technologie EyeSight d’assistance à la conduite qui inclut les fonctions Pre-Collision Braking Control, Adaptive Cruise Control et Lane Keep Assist.

Les phares disposent du système High Beam Assist qui automatise le passage feux de croisement/feux de route.

Ces aides à la conduite ont été saluées par l’organisme EuroNCAP qui lui a octroyé en novembre 2012 cinq étoiles pour sa sécurité, cette cote a été confirmée en novembre 2016.

Sur route

Notre Forester était encore propulsé par l’ancien boxer 2.0 développant 150 ch à 6200 rpm et un couple maximum de 198 Nm atteint à 4200 rpm. Associé à une boîte Lineartronic – le CVT maison – il semble castré dans ses élans, malgré la présence de six rapports virtuels en mode manuel. En revanche, ce mode est très pratique pour décélérer.

Comme le XV, le moteur peut se plier à deux modes de conduite qui agissent sur la réponse du boxer : I (intelligent)  et S (Sport). Même en mode S, son accélération reste très linéaire. Silencieux, il contribue largement au confort des passagers.

Surtout typée confort, la suspension peut occasionner un roulis si le conducteur se prend pour Fangio. Mais celle-ci est très bien calibrée pour le tout terrain surtout grâce à sa garde au sol de 22 cm et ses et ses angles d’attaque, ventral et de fuite particulièrement intéressants.

 

C’est d’ailleurs sur ce terrain que le Forester démontre la pertinence de l’expertise de Subaru qui a développé une chaîne cinématique 4×4 symétrique (Symmetrical AWD) par l’alignement parfait du moteur, de la boîte à vitesses et de l’arbre de transmission…

En choisissant le mode X, ce système prend aussi le contrôle du moteur, de la boîte de vitesses, de la transmission et des freins, ce qui lui permet de se montrer d’une redoutable efficacité en terrain meuble, même monté en pneus « route »…

En outre, son système Active Torque Split AWD intervient dans la répartition de la force motrice en fonction de la situation (60/40 en situation normale ou 50/50 lorsque les conditions l’exigent).

Reste la transmission à variation continue à apprivoiser, mais une fois bien comprise, elle s’avère douce et en totale concordance avec l’esprit de confort qui règne à bord. Cependant, il faudra s’habituer à suivre cet étrange comportement où, sans la moindre action du chauffeur, le véhicule stabilise sa vitesse alors que le nombre de tours diminue…

Cette boîte peut se montrer pas aussi énergivore que d’aucuns se plaisent à l’annoncer : au terme de notre essai qui s’est déroulé surtout hors des villes, sa consommation s’est stabilisée à 7,4 l/100 km. Toutefois, il est tout à fait possible de réaliser des consommations inférieures à 7 l/100 km.

Spécifications techniques

Voir fiche technique à télécharger

Conclusions

Après plus de 20 ans de production, le Forester garde sa singularité : SUV avant l’heure, il se distingue par une tenue de route sûre et un comportement tout terrain que peu de SUV premium peuvent se prévaloir. Confortable sur de longs trajets, il permettra à toute la famille de se rendre au sport d’hiver sans la moindre appréhension.

Évidemment, son non-conformisme impliquera quelques concessions comme un volume de chargement moyen, une transmission à apprivoiser et malheureusement aussi peu de concessionnaires de la marque.

Proposé à partir de 31.600 EUR pour la version 2.0i Luxury EyeSight Lineartronic CVT AWD.

Notre version, un Forester 2.0i Premium EyeSight Lineartronic CVT AWD est proposée à partir de 35.100 EUR.

Benoît Piette

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