Une alternative classique au monospace et SUV : la Škoda Octavia Combi

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Discrète et pourtant réputée, la Škoda Octavia ne joue pas dans l’émotionnel, sa carrure et ses prix travaillent pour elle. Son nouveau face-lift en est la preuve.

Škoda Octavia Scout 2.0 TDi 184 DSG-6

Une silhouette passe partout

Depuis son rachat en 1991 par le groupe VW, Škoda représente le classicisme de bon aloi : pas de fioriture, l’essentiel se trouve dans le pragmatisme à savoir de l’espace pour les passagers et les bagages ainsi que des prix relativement serrés.

Deux ans après l’essai de la Scout, il nous semblait intéressant de reprendre le volant de ce bestseller de Škoda.

Škoda Octavia Combi 2.0 TDi 150 DSG-7 4×4

Pour ce face-lift, c’est surtout sa face avant qui a été modifiée par un nouveau dessin de la calandre avec un style plus horizontal dans laquelle sont intégrés des feux de jour à LED.

Ce dessin la fait paraître plus large et plus basses. Il en découle aussi une allure plus agressive. Ses nouveaux phares adoptent à présent la technologie full LED (en option).

Škoda Octavia Combi 2.0 TDi 150 DSG-7 4×4

A l’arrière, ses feux arrière disposent également de la technologie LED soit partiellement (feux de position arrière et de stop) soit entièrement pour les finitions haut de gamme.

Notre essai a porté sur deux Combi 4×4 en finition Style et Scout. Rappelons que cette dernière voit sa garde au sol augmentée de 30 mm par rapport à la Combi, ce qui lui permet de porter ses angles d’approche à 16,6° à l’avant et à 14,5° à l’arrière, ce qui autorise une conduite plus aisée en dehors des sentiers battus.

Škoda Octavia Scout 2.0 TDi 184 DSG-6

Notons aussi qu’avec ses 4,67 m, sa longueur reste pratiquement inchangée, par rapport à son prédécesseur, le nouveau modèle n’a grandi que d’un centimètre.

L’Octavia Combi propose un volume de chargement de 610 à 1740 dm³.

Inutile de rappeler que, comme toutes les Škoda, la place y est royale : quoique ferme, le confort y est bien présent et permettra aux passagers d’arriver à bon port sans avoir eu l’impression de voyager dans une boîte à sardines.

 

Un intérieur sobre mais connecté

A l’intérieur, les changements sont surtout visibles au niveau de l’instrumentation qui suit le développement actuel : l’Octavia dispose à présent de quatre nouveaux systèmes multimédia : les systèmes audio Swing (de série) et Bolero, ainsi que les systèmes de navigation Amundsen et Columbus. Ce dernier est disponible à partir de la finition Ambition.

Sa connectivité passe par le système SmartLink+ qui intègrera SmartGate en plus des standards déjà connus comme Apple CarPlay, Android Auto et MirrorLink™.

 

Sécurité

Au niveau de la sécurité, rappelons que l’Octavia à reçu en 2013 cinq étoiles de l’EuroNCAP. Les cotes relatives à la sécurité des adultes, des enfants et des piétons avaient été respectivement de 93 %, 86 % et 66 %. Quant à l’assistance à la sécurité, elle avait reçu 66 %.

Suivant les versions, la nouvelle Octavia peut disposer d’un système de freinage d’urgence avec fonction préventive de protection des piétons, de la reconnaissance des panneaux de signalisation, d’un nouveau système de détection de véhicules dans l’angle mort et lors d’une sortie de parking en marche arrière ainsi qu’un intéressant assistant aux manœuvres avec remorque.

En cas d’imminence d’un accident, la protection des passagers proactive intervient en clôturant les fenêtres et le toit ouvrant et tendant les ceintures de sécurité du conducteur et du passager. Notons aussi que le régulateur de vitesse est maintenant adaptatif.

Signalons enfin que la dernière réévaluation de l’EuroNCAP date de mai 2016.

 

Sur route

Notre essai a été réalisé sur deux Octavia Combi 4×4. Les moteurs qui propulsaient ces véhicules étaient des 2.0 l TDi de respectivement de 150 ch (110 kW) et de 184 ch (135 kW) dont les caractéristiques sont les suivantes :

2.0 TDI

1968 cm³

Puissance

150 ch de 3500 à 4000 rpm

184 ch de 3500 à 4000 rpm

Couple maximum

340 Nm de 1750 à 3000 rpm

380 Nm de 1750 à 3250 rpm

Vitesse maximale

207 km/h

219 km/h

0 à 100 km/h

9,1 secondes

7,8 secondes

Consommation combinée

5,0 l/100 km

5,1 l/100 km

Emission CO2

130 g/km

133 g/km

Škoda Octavia Combi 2.0 TDi 150 ch DSG-7 4×4
Škoda Octavia Scout 2.0 TDi 184 ch DSG-6 4×4

La transmission intégrale utilise un embrayage multidisque hydraulique à contrôle électronique. La distribution de la puissance sur les quatre roues dépend des conditions de la route et le couple d’entraînement idéal pour l’essieu arrière est géré par l’unité de contrôle.

En conduite normale, l’Octavia restera donc une traction avant, mais pour le peu que les conditions météorologiques ou la route se dégradent, la puissance du moteur est dirigée vers l’essieu arrière si cela s’avère nécessaire.

En outre, les Octavia peuvent disposer en option de la régulation adaptative du châssis DCC (Dynamic Chassis Control). En fonction du choix du conducteur, des valves à commande électrique déterminent le fonctionnement des amortisseurs, en fonction de trois modes : Confort, Normal et Sport.

Dans des situations dangereuses, le système passera automatiquement en mode Sport, assurant ainsi une stabilité accrue ainsi qu’une meilleure adhérence et des distances de freinage plus courtes.

Puissants et coupleux, ces deux moteurs 2.0 TDi ne semblent jamais s’essouffler. Leurs grognements et claquements s’estompent avec leur mise en température. Vu le réseau routier belge et la densité de son trafic, le regain de puissance du 2.0 TDi 184 ch nous semble superflu sauf si les capacités de traction sont nécessaires : celle-ci peut atteindre deux tonnes.

Sur autoroute, le mode Confort est à privilégier tandis le mode Normal sera choisi pour le reste des trajets.

Quant au mode Sport, il est vraiment intéressant pour le conducteur dynamique, mais il faudra être sûr que les passagers apprécieront…

En terme de consommation, l’essai de la 150 ch a donné 5,5 litres aux cent tandis que celui de la 184 ch, 5,7 l / 100 km. Cependant, en ville, il faudra compter deux bons litres supplémentaires. Le réservoir de 55 litres étonne : vu ses tendances de routière, nous aurions pensé une contenance d’au moins une soixantaine de litres.

Nanti de tous ses supports électroniques, l’Octavia est évidemment très sécurisante, mais ses béquilles ne raviront certainement pas le pilote de rallye et ce, même dans sa version la plus puissante, la faute à sa trop grande stabilité. Bien que celle-ci soit un peu trop filtrante, la direction ne donne lieu à aucune critique.

La boîte DSG est réactive, dommage qu’elle ne dispose pas de palettes derrière le volant. Notons que la boîte de la 150 ch comportait sept rapports alors que la 184 ch n’en comportait que six.

Spécifications techniques

Données Škoda Octavia Combi 2.0 TDi 150 DSG-7 4×4

Données Škoda Octavia Scout 2.0 TDi 184 DSG-6

Conclusions

Devant la vague déferlante des SUV, la Škoda Combi fait plus que ce défendre : il suffit de regarder le paysage automobile belge pour s’en rendre compte. En outre, avec la Superb, elle a séduit de nombreux conducteurs de taxi, preuve s’il en est de sa pertinence comme véhicule endurant.

La version Combi offre une capacité de chargement égale ou plus grande que la concurrence du segment supérieur.

Le prix de base d’une Škoda Octavia Combi avoisine les 35.000 EUR (la version Scout est un chouia plus chère).

Mais nos versions bien équipées dépassaient allègrement ce prix : l’Octavia Combi 2.0 TDi DSG-7 4×4 était à plus de 40.000 EUR tandis que la l’Octavia Scout 2.0 TDi 184 DSG-6 était à vous pour 46.000 EUR.

Benoît Piette

 

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