Skoda Kamiq : Vaillant, malin et discret

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Ces dernières années, Skoda a mis les bouchées doubles pour proposer une gamme aussi large que celle de ses concurrents généralistes. Ainsi, après s’être enfin doté d’une offre sérieuse sur le segment des compactes avec la Scala, la marque tchèque réinvestit le créneau des SUV urbains.

 

Ce segment ayant pris une importance majeure sur le marché européen, il était en effet vital pour le constructeur tchèque d’investir ce créneau. Et c’est chose faite avec le Kamiq.

Au premier coup d’oeil

De profil, le Kamiq se veut esthétiquement assez proche de la Scala, dont il serait une version surélevée. Pourtant, le SUV se démarque par ses faces avant et arrière bien distinctes. On remarquera notamment ses étonnantes optiques avant à double étage, qui le rendent bien plus expressif que le grand frère Karoq.

Basé sur la plateforme MQB A0, le Kamiq atteint une longueur de 4,24 m. Ce qui en fait l’un des plus grand de sa catégorie.

Et une fois dedans

A son volant on remarque de suite le bon niveau des finitions. Les matériaux sont de bonne qualité et les assemblages corrects.

Le système d’instrumentation numérique (de série dès la finition « Business« ), est très clair et lisible. L’écran tactile de 9,2 pouces bénéficie de très beaux graphismes et d’une fluidité très appréciable. Ce qui lui permet de se démarquer de ses concurrents directs.

Le volant est réglable en hauteur et en profondeur, tout comme le siège du conducteur, réglable en hauteur de série.

Les places arrière peuvent aisément accueillir les grands gabarit grâce à une garde au toit de 1003 mm, une largeur au coude de 1425 mm et l’écart entre le dossier avant et l’assise de la banquette de 73 mm.

Côté coffre l’espace est tout aussi généreux. Avec un volume de 400 à 1395 l (la banquette étant rabattable 60/40), les plus baroudeurs d’entre nous pourront emmener facilement tout leur matériel.

Equipement moderne

Du point de vue technologie embarquée, Le Kamiq n’a pas à rougir.

La liste est assez impressionnante, jugez du peu : assistant maintien de voie, freinage d’urgence, détection d’angle mort, aide au stationnement, adaptateur de vitesse adaptatif, détecteur de fatigue, chargeur de téléphone par induction, ports USB-C, carte eSIM intégrée, contrôle vocal avancé, point d’accès WiFi, Bluetooth, Apple CarPlay, Android Auto, MirrorLink

De quoi satisfaire les plus exigeants, de série ou en option.

Le Kamiq reste aussi fidèle au slogan de Skoda « Simply Clever ». Le véhicule est parsemé d’astuces comme le parapluie intégré dans la porte, les protections escamotables pour les bords de portière, la lampe de poche LED dans le coffre, l’entonnoir intégré au bouchon de lave-glace ou encore le gratte-givre dans la trappe à carburant, etc. Voilà de quoi facilité la vie quotidienne…

Sécurité

Le Kamiq a, comme il se doit, été soumis au test Euro NCAP dans sa finition « Ambiance » d’entrée de gamme. Le petit SUV a obtenu les cinq étoiles avec de très honorables scores, comme l’indique le tableau ci-dessous.

Et comment ça roule ?

Le véhicule de notre essai était équipé du moteur à essence 1.0 TSI à trois cylindres avec une boîte DSG à 7 rapports. Ce moteur développe 116 ch au régime de 5.000 tr/min et un couple moteur de 200 Nm à 2000 tr/min.

Comme tous les trois cylindres, ce TSI fait preuve d’une belle vitalité, comme en atteste le 0 à 100 km/h abattu en tout juste 10 s. Ce moteur est plaisant d’autant plus qu’il s’avère à l’aise dans des situations aussi différentes que le trafic en ville que les longues distances sur autoroute. De plus, sa sonorité n’est pas trop envahissante dans l’habitacle.

Le mariage moteur/DSG est agréable avec des changements de rapports très discrets. Toutefois, la transmission manque parfois de réactivité, défaut qu’il est possible d’atténuer en actionnant le mode sport ou manuel commandable grâce aux palettes derrière le volant.

Côté consommation, nous avons pu constater une consommation de 6,2 l sur autoroute et une moyenne 7,4 l sur toute la durée de notre essai.

Pour notre essai nous disposions de la finition « Style », la plus haute de la gamme. Son prix de base est de 27,515 € et avec les options, décrites plus-haut, il faudra compter 34,110 €.

Conclusion

Avec son style trapu ce n’est pas le plus sexy ni le plus attractif de la catégorie, mais le Kamiq, avec son habitabilité, son agrément de conduite, sa sobriété, son équipement moderne et « techno » et ses aspects pratiques, apparaît désormais l’un des crossovers urbains les plus recommandables.

Peut-être lui manque-t-il juste une touche de fun, pour rivaliser avec les concurrents qui ont misé sur un vaste choix de personnalisation.

Guy Gysemberg

 

 

 

 

 

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