La Skoda Scala TDI : en résistance !

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Malgré le « diesel bashing » et les avis contradictoires des experts sur ce carburant fossile voué actuellement aux gémonies, d’aucuns y reviennent quand-même. La nouvelle Skoda Scala ne s’en prive d’ailleurs pas et compte encore une version diesel dans sa gamme.

Comme cette nouveauté a déjà fait l’objet d’un essai, cette prise en main ne se portera que sur son propulseur à “huile lourde”.

Le diesel, vraiment ?

Non seulement il alimente des moteurs de manière plus sobre mais sa combustion émet moins de CO2. A l’heure où le bouleversement climatique est sur toutes les lèvres, il est temps d’envisager même temporairement un éclectisme raisonné à l’égard de ce carburant que l’on nous dit maudit.

Certes pour des parcours exclusivement urbains ou pour de faibles kilométrages annuels, le jeu ne vaut pas la chandelle, et ce d’autant plus qu’à présent, son prix au litre est pratiquement équivalant à l’EURO 95/E10.

Il faut aussi rappeler que les moteurs diesel rejettent des oxydes d’azote (NOx) et des particules fines. Ces dernières sont d’ailleurs suspectées d’être cancérigènes et de provoquer des maladies cardio-pulmonaires, raison pour laquelle il risque, à moyen terme, d’être banni des villes.
N’oublions pas non plus qu’il demande plus de temps pour atteindre sa température de fonctionnement optimale.
En outre, il est plus cher à l’achat et son entretien ainsi que ses réparations éventuelles s’avèrent plus onéreux.

Signalons cependant que grâce aux technologies modernes comme les filtres à particules et les systèmes réduction catalytique sélective SCR (et bientôt à double dosage), les moteurs diesel récents ne sont plus aussi “toxiques” que jadis. Ceux-ci devront d’ici peu répondre aux exigences techniques de la future norme antipollution Euro 6d.

Toutefois, en suivant les principes de précaution, le diesel restera donc plus indiqué pour les gros rouleurs (plus de 20.000 km/an) empruntant surtout les voies rapides et se déplaçant rarement en zone urbaine.

Un moteur bien connu

Notre essai s’est porté sur une Scala propulsée par le bien connu 1.6 TDI du groupe VW. Ce 1598 cm3 développe ici 115 ch au régime de 3500 rpm et un couple maximum de 250 Nm disponible à 1500 rpm.
Notre exemplaire était équipé d’une boîte à double embrayage DSG7. Il dispose naturellement du “Stop & Start”.

Selon le constructeur, le 0 à 100 km/h est abattu en 10,3 sec et la vitesse maximale sur circuit dépasserait les 200 km/h. Skoda revendique aussi une consommation de moyenne de 4,1 l/100 km.

Très souple et grâce à sa rampe commune, il fournit ses chevaux de manière très linéaire. En charge, il ronfle et les passagers vous le feront remarquer peut être à la manière de Coluche…
Mais à allure constante, il devient inaudible : à 120 km/h, il ne tourne qu’à 2200 rpm.

Douce et rétrogradant facilement, la boîte DSG à sept rapports de notre exemplaire est en parfaite adéquation avec ce moteur. Trois modes de conduite plus un quatrième paramétrable.

Le mode Eco offre la possibilité de se déplacer en “roue libre” lorsque le conducteur lève le pied de l’accélérateur, le moteur ne tournant qu’au ralenti.

Cette technologie, bien connue des conducteur de Wartburg et autre Barkas, permet des économies supplémentaires de carburant (Bosch prétend jusqu’à 10 % !).


L’absence de frein moteur permet à la voiture de continuer plus longtemps sur sa lancée en consommant un minimum mais au moindre changement de relief (si la pente excède 15 %), la mécanique est automatiquement raccouplée.

Il en est de même à la moindre pression sur l’accélérateur ou sur les freins.
A noter que la roue libre ne fonctionne pas quand le régulateur de vitesse est enclenché.

Bien évidemment, il est plus bruyant et moins énergique que le 1.5 TSI 150 ch essayé récemment, mais c’est dans un autre registre qu’il se distingue : pour le peu que l’on observe une conduite responsable, la Scala restera sous la barre des 5 litres au 100 km.
Grâce à son réservoir de 50 l, le millier de kilomètres pourra même être dépassé.

Naturellement si la ville est son terrain de jeu, la consommation tournera autour des 6 litres.

Conclusions

Ce n’est pas un scoop, le diesel est en perte de vitesse en Belgique comme à l’étranger.
A puissance égale et à finition identique (Ambition), le consommateur Lambda se tournera plutôt vers la version essence 1.0 TSI dont le prix est de 25.070 EUR contre 27.840 EUR pour la version 1.6 TDI.

Ce choix leur permettra aussi de moins mettre la main au portefeuille quand il faudra payer la taxe de circulation automobile…

En revanche, et en attendant la version CNG 1.0 G-TEC moins puissante, la différence s’atténuera de manière substantielle pour les gros rouleurs grâce à une consommation très basse.

Benoît Piette

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