ESSAI : La Seat Alhambra, « plus près de toi ô mon Sharan… »

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Présenté au salon de Genève de 1995, le Seat Alhambra approchait tout doucement de ses quinze ans. Certes, une légère métamorphose est apparue au passage du millénaire, mais pas de quoi « skèter ‘l baraque » !


Seat Alhambra 2010

Monté à l’usine de Palmela, au Portugal, en même temps que ses frères jumeaux le VW Sharan et le Ford Galaxy, dont seules les finitions, les calandres et la poupe permettaient de les reconnaître, l’Alhambra est toujours resté à l’ombre de son cousin germain pour ne pas dire germanique.

En 2010, le Sharan fait peau neuve… et l’Alhambra aussi, bien entendu…


Plus grand, plus élancé…

 

Alors que certains concurrents français s’interrogent sur la viabilité des grands monovolumes et autres MPV, VW et Seat persistent à exploiter ce filon avec Ford qui, entre-temps, vole de ses propres ailes avec le Galaxy et sa version dynamique, le S-Max. Le style 2010 se veut plus énergique avec des lignes plus tendues dont fait partie le dessin de la proue surnommé « Arrow Design« .

Seat Alhambra 2010

Ses dimensions sont également revues à la hausse : 4,85 m de long, soit 22 cm de plus que son aînée. Quant à sa largeur, elle dépasse le 1,90 m ce qui fait presque 10 cm en plus.

Seat Alhambra 2010

Le nouvel Alhambra est disponible en version cinq, six ou sept places. Pareillement à l’Opel Meriva et autres Mazda 5, les sièges de la rangée du milieu peuvent être réglés en approche. Le tout respire la bonne finition et les attentions envers les passagers sont multiples comme par exemple des tablettes style aviation, une prise 220 V, des espaces de rangement à profusion, etc…

Seat Alhambra 2010

Comme tout grand MPV qui se respecte, la troisième rangée de sièges n’est pas seulement dédiée aux enfants. Notons qu’à présent, les sièges arrière s’escamotent dans le plancher, ce qui permet de passer d’un volume de chargement de 885 dm³ (cinq places) à 2.297 dm³ (deux places).

Seat Alhambra 2010

Au niveau sécurité, l’Alhambra s’est vu octroyé la note maximale de cinq étoiles par le consortium Euro NCAP.

Seat Alhambra 2010

Avec 96 % pour les occupants adultes et 80 % pour les enfants le MPV de Seat rejoint les excellents scores du VW Sharan.

 

Des innovations techniques

 

La technologie est aussi passée par là : elle propose des phares Bi-Xénon avec « commande adaptative et régulation automatique des feux de route« . Sous cette appellation très ronflante se retrouve une technique déjà expérimentée sur les Cadillac et Oldsmobile des années 50 (Autronic Eye) : un capteur détecte les voitures roulant en sens inverse et masque automatiquement la zone des phares qui pourrait les éblouir.

Seat Alhambra 2010

On retrouve également l’assistant au stationnement qui permet de parquer le  véhicule même perpendiculairement au trottoir. Cette manœuvre est facilitée par une caméra de recul.

Seat Alhambra 2010

Notre Alhambra était muni d’un grand toit coulissant panoramique et de moteurs électriques pour ouvrir le hayon et les portières arrière qui désormais, à l’instar des Mazda 5 et Ford Grand C-Max coulissent sur des rails.

Seat Alhambra 2010

Petite remarque à propos du hayon : sa commande depuis l’habitacle est un plus, mais vérifiez au préalable si la place à l’arrière du véhicule est suffisante car le déplacement du hayon balaye beaucoup d’espace !

 

Ses motorisations

 

Sur l’Alhambra, Seat propose quatre motorisations dotées de l’injection directe et de la suralimentation : deux TSI développant 110 kW/150 ch. et 147 kW/200 ch., ainsi que deux TDI respectivement de 103 kW/140 CV (100 kW/136 ch. en Belgique) et 125 kW/170 CV. Notre exemplaire était un Alhambra 2.0 TDI de 136 ch.  à 4200 rpm à six vitesses manuelles.

Seat Alhambra 2010

Parmi les technologies présentes de série, on trouve le système Stop-Start et un récupérateur d’énergie cinétique dégagée à la décélération et au freinage. Ces technologies sont appelées « Ecomotive Technology » dans le jargon de Seat. Les versions diesel (TDI) sont équipées d’un catalyseur SCR (Selective Catalytic Reduction) qui leur permet – au dire du constructeur – d’être un des monovolumes parmi les plus « propres » du monde automobile.

Seat Alhambra 2010

Il est vrai que la consommation annoncée et vérifiée par votre serviteur est moins de 6 litres aux cent km sur routes ouvertes (5,5 l/100 km selon Seat), ce qui correspond à des émissions de CO2 d’à peine 143 g/km.
En ville, il faudra compter environ huit litres.

 

Un comportement rigoureux

 

Bien installé dans des sièges au confort « germanique », le conducteur est tout de suite mis en confiance par la bonne ergonomie et la rigueur du châssis.

Seat Alhambra 2010

La direction est agréable, et les freins très efficaces. Les six vitesses de la boîte manuelle s’engagent facilement.
Les 136 ch. du moteur sont distillés avec beaucoup de raffinement et en silence…

Seat Alhambra 2010

Sur les routes sinueuses, ce grand MPV fait mieux que se défendre et on se prend à enrouler les virages comme à bord d’une berline dynamique. Certes, le roulis est plus présent mais on a connu pire.
Par rapport au duo Galaxy et S-Max, son comportement est peut-être un peu moins dynamique, mais est-ce que le conducteur d’un monovolume doit avoir le profil de Sébastien Loeb ?

 

Spécifications techniques

 

Spécifications techniques à télécharger (moteurs TDI)

Seat Alhambra 2010

 

En conclusion

 

Agréable, rigoureux et sobre, ce vaste monovolume se doit de recevoir les suffrages des familles nombreuses d’autant plus que, démarrant à un peu moins de 30.000 EUR pour la version essence TSI et de 31.000 EUR pour la version TDI Ecomotive, c’est pratiquement 2000 EUR en moins que son jumeau de Wolfsburg.



Seat Alhambra 2010

Le fait d’avoir été plébiscité par 48 % des lecteurs du magazine allemand « AutoZeitung » comme le meilleur monovolume importé démontre que même Outre Rhin les avis convergent en sa faveur.