La nouvelle Renault Clio : plus dynamique !

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Depuis 1990, Renault a sorti pas moins de 15 millions de Clio de ses chaînes de montage et son succès ne semble pas s’estomper : depuis 2013, elle a pris le rang de leader du segment B en Europe.

Renault déclare qu’entre 2012 et 2018, il s’est ainsi vendu plus d’exemplaires que l’année précédente.

Un extérieur à peine modifié

Comme la Clio de quatrième génération a fait un tabac, il ne fallait pas trop modifier sa ligne. Malgré sa plateforme modulaire « CMF-B » qu’elle partage avec la Nissan Micra et ses nouvelles pièces de carrosserie, la Clio V reprend donc les formes sensuelles de sa devancière. Règle en main, elle fait 4,05 m soit 12 mm de moins et s’abaisse de 8 mm (1,44 m).

Toutefois, un œil exercé décèlera quelques changements : le capot intègre des nervures et sa calandre s’agrandit avec un bouclier avant plus marqué avec une grille plus expressive. De même, des déflecteurs d’airs apparaissent. Les optiques sont à DEL dès le premier niveau d’équipement et elles sont secondées par des feux de jour en forme de C.

De profil, sa silhouette abandonne le dessin torturé du bas de caisse pour un jonc chromé rectiligne et estampillé Clio. Comme la Clio IV, elle garde ses discutables poignées arrière noyées dans les portières arrière. A présent celles-ci sont peintes en noir brillant, ce qui, hélas, laisse les empreintes des mains.

A l’arrière ses feux sont également à DEL et débordent sur le hayon conférant ainsi une plus grande largeur à l’arrière.

Malgré sa diminution de taille, la Clio V dispose d’un coffre plus volumineux : il cube à 391 dm³ auxquels il faut ajouter 26 dm³ de rangements intérieurs. Quand le dossier de la banquette arrière est rabattu, le volume atteint 1060 dm³.

A noter que la version diesel disposera d’un plus petit coffre (366 dm³) suite à la présence d’un réservoir d’ADBlue.

Un intérieur plus cosy

Ici, les changements sont plus manifestes. La finition a fait un bond en avant avec une planche de bord en plastic moussé. De même, la qualité et l’ergonomie sont au rendez-vous. Appelé « Smart Cockpit » le tableau de bord est orienté vers le conducteur. Il dispose d’un écran entièrement numérique de 7 à 10 « , l’écran le plus grand affichant la navigation GPS.

Au centre, une tablette numérique verticale de 9,3″ sert d’interface au système connecté Renault EASY LINK. Ce nouveau système gère non seulement l’ensemble des prestations multimédia, de navigation et d’infotainment mais aussi les réglages MULTI-SENSE permettant de modifier les modes de roulage (Eco, Normal et Sport).

Autre élément du Smart Cockpit, la console centrale qui accueille un levier de vitesses raccourci, le frein à main électrique ainsi que des rangements intégrés et la recharge par induction du smartphone. Très large, elle donne une impression de confinement moyennement supportée par certaines personnes.

Une lumière d’ambiance en rapport avec le mode choisi illumine la console ainsi que les portières.

En termes d’espace, peu de changement : la Clio est surtout destinée à une petite famille avec deux (à trois) petits enfants.

La Clio est proposée en quatre finitions : Life, Zen, Intens et Edition One.

Un moteur à trois cylindres

Notre version, cœur de la gamme Clio, était propulsée par le 1.0 TCe (trois cylindres turbocompressé) issus des synergies de l’Alliance et donc présent dans les modèles Nissan comme la Micra essayée au début de cet été. Avec ses 100 ch à 5000 rpm et 160 Nm à 2750 rpm de couple maximum, ce moteur de nouvelle génération gagne 10 chevaux et 20 Nm par rapport au TCe 90 qu’il remplace.

 

Ses différents modes proposent vraiment trois façons de conduire différente : mollassonne et dédiée à l’économie, Normale quoique déjà énergique et Sportive tout aussi bruyante et vive.

Bien aidée par une suspension raidie par rapport à sa devancière et ses jantes de 17″, la nouvelle Clio se mène gaillardement par les petites routes sinueuses.

Mais chaque médaille a son revers : en quoi une citadine a-t-elle besoin de ce regain de sportivité, surtout si son trajet quotidien est fait de routes cabossées et de casse-vitesses ?

En revanche, question consommation, Renault a fait du bon boulot : chose rare, la rédaction est parvenue à reproduire les consommations affichées par le constructeur soit 5,2 l/100 km soit 118 g/km.

Conclusions

La Clio évolue, même si l’extérieur ne varie pas fort, l’intérieur offre une bonne finition ainsi qu’un niveau d’équipement tout à fait décent. Sa suspension raffermie fera la joie des amateurs, mais mettra peut-être mal à l’aise les passagers d’une voiture qui reste avant tout une citadine.

Ses consommations sont mesurées … à la condition de ne pas trop abuser du mode sport, certes réjouissant mais bruyant. Quant aux prix, même si la gamme débute à 14.875 EUR, notre véhicule « Edition One » approchait les 22.000 EUR avec ses options (peinture métallisée, Pack Confort, Jantes 17″, chargeur à induction et roue de secours en acier).

Benoît Piette

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