ESSAI : L’Opel Antara, le nouveau 4×4 de Rüsselheim.

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Après le retrait en 2003 de l’Opel Frontera, né Isuzu Wizard , Opel n’avait plus de SUV dans son catalogue.

Depuis septembre 2006, cette absence est comblée par l’Antara, rejeton Opel de la plate-forme SUV Theta de la General Motor déjà commercialisée en 2002 sur la Saturn Vue.



Dès l’origine ce SUV a été proposée en version diesel 2.0 L de 150 ch. et, anecdotiquement, en version Otto, de respectivement 2,4 L et V6 de 3,2 L.

Saturn Vue 2006

Depuis novembre 2010, à l’occasion de son face-lift et pour se conformer aux normes Euro V, ce SUV a échangé son 2.0 CTDI par un 2.2 CDTI livrable en deux puissances : 163 ch. et 184 ch. Une montée en puissance mais apparemment plus respectueuse de l’environnement…

Opel Antara 2.2 CDTI 4x4 Auto 2011

Quant à la version essence, seul le moteur Ecotec 2,4 L a été reconduit en Belgique.



Une plate-forme, pour les deux côtés de l’Atlantique

 

Très proche de son cousin le Chevrolet Captiva, l’Opel Antara se distingue par une silhouette plus raffinée et un habitacle plus cossu. Cependant, il n’est proposé qu’en version cinq places alors qu’il existe bien une version Chevrolet Captiva avec 5 plus 2 places.

Opel Antara 2.2 CDTI 4x4 Auto 2011

Son style reprend les gènes d’Opel : on y retrouve donc la calandre avec le « Blitz » au centre d’un épais jonc chromé ainsi qu’une nervure au centre du capot qui est également rappelée sur le pare-chocs avant.

Opel Antara 2.2 CDTI 4x4 Auto 2011

De côté, l’aile avant exhibe un faux extracteur d’air dont le dessin se prolonge par une nervure qui vient mourir sur la portière arrière.

A sa poupe, la base du hayon est renforcée d’un jonc chromé qui réduit visuellement la hauteur du SUV.

Opel Antara 2.2 CDTI 4x4 Auto 2011

A l’intérieur, les plastics sont bien ajustés mais ils n’ont pas encore reçu le qualificatif « moussés » qui fait tellement le bonheur des designers d’Outre Quiévrain. Comme tout SUV qui se respecte, les matériaux utilisés inspirent la robustesse.

Les sièges sont confortables et leur galbe est suffisant pour la majorité des conducteurs. Notre Antara, (une version « Cosmo » CDTI 4×4 de 184 ch. à boîte automatique à six rapports) possédait un siège conducteur électrique réglable selon huit paramètres. A l’arrière, la place est royale pour cinq adultes.

Le coffre propose de 402 dm³ à presque 1,4 m³ quand les dossiers arrière sont rabattus. A noter que la surface de chargement est plane. Toutefois, sa hauteur se situe à 80 cm : garé devant l’école, ne demandez donc pas à votre chère tête blonde d’aller quérir son cartable au fond du coffre !

Opel Antara 2.2 CDTI 4x4 Auto 2011

Pour peu que l’on choisisse le deuxième niveau d’équipement (Energy), celui-ci se veut complet : on y retrouve ainsi la climatisation électronique (ECC), les phares automatiques (ALC), les sièges avant chauffants, un accoudoir pouvant coulisser sur l’avant, le « Park Pilot » à l’avant et à l’arrière, le régulateur de vitesse, l’ordinateur de bord… mais madame exigera le haut de gamme (Cosmo) pour disposer d’un éclairage sur son miroir de courtoisie ! Et par la même occasion monsieur s’apaisera avec la présence d’un capteur de pluie…

Ce dernier niveau d’équipement peut se voir encore rehaussé avec le pack « Premium Cosmo » qui propose des phares au xénon, des lave-phares, des jantes en alliage de 19″ avec pneus de 235/50R19, le contrôle de la pression des pneus (TPMS), les rétroviseurs anti-éblouissement et les rétroviseurs extérieurs rabattables et chauffants. Notons que le commutateur de ces derniers a été curieusement noyé parmi les autres commandes de la console centrale.

Opel Antara 2.2 CDTI 4x4 Auto 2011

Au niveau sécurité, actuellement, à la date où paraît cet essai, l’Opel Antara n’a pas encore subi les tests Euro-NCAP. En revanche, son frère jumeau, le Chevrolet Captiva, a reçu quatre étoiles en 2007.

Les tests ont révélé que les structures du tableau de bord présentaient un risque potentiel pour les genoux et les fémurs des passagers à l’avant du véhicule.

Espérons qu’en quatre ans, Opel a eu largement le temps pour remédier à ce défaut.

 

Des moteurs silencieux et puissants mais un tantinet gloutons…

 

Desservis par une boîte automatique, les 184 bourrins ont besoin de picotin pour montrer tout leur allant, et cela se sent : à la tâche, leur appétit reste même insensible aux appels de la touche « éco » placée à droite du levier de vitesse. Notons aussi que son témoin situé à gauche du compte-tours luit trop faiblement.

 

Opel Antara 2.2 CDTI 4x4 Auto 2011

 

Après quelques parcours sur de grands axes, la consommation n’a jamais daigné descendre sous les 8 L/_100 km même si sur ces routes l’entraînement se fait uniquement par les roues avant. Il est vrai que le relief était particulièrement accidenté et la fougue des chevaux permettait de garder le 120 km/h licite sans le moindre problème.

Grâce à son empattement de 2,7 m et à la condition de ne pas perdre de vue que l’on est à bord d’un SUV, la tenue de route privilégie une conduite stable avec un fifrelin de dynamisme. Ses pneus mixtes donnent un grip suffisant sur sol sec.

Opel Antara 2.2 CDTI 4x4 Auto 2011

Pour avoir dû freiner en urgence sur l’autoroute, votre serviteur peut vous assurer que les freins sont à la hauteur et l’ABS tout à fait convaincant.

La boîte automatique à six rapports est douce et rétrograde à bon escient. Sur route normale, la transmission intégrale est mise en veilleuse par l’électronique.

Quant aux parcours « tout chemin » confions que ceux-ci peuvent être réalisés sans le moindre problème grâce à une garde au sol assez élevée (20 cm).

Suivant le manuel d’utilisation, il est même permis de prendre des gués avec une profondeur de 45 cm… à condition toutefois de s’y déplacer avec une vitesse maximale de 5 km/h !

Opel Antara 2.2 CDTI 4x4 Auto 2011

En revanche, la ville n’est pas sa tasse de thé. Même avec les radars de parking, les manœuvres s’avèrent difficiles suite à un diamètre de braquage entre murs qui approche les 13 m !

 

Spécifications techniques et prix (août 2011)

 

Spécifications techniques : Fichier Acrobat à télécharger

Prix : Fichier Acrobat à télécharger

 

Conclusions

 

Après le Frontera à l’allure néandertalienne, il est vrai que l’Antara en jette. Néanmoins, par rapport à la nombreuse concurrence surtout asiatique, qu’apporte-t-il vraiment de neuf dans ce segment saturé ?

Opel Antara 2.2 CDTI 4x4 Auto 2011

Même si celui-ci se montre plus luxueux et que les concessionnaires Opel soient plus nombreux, il devra trouver en son cousin le Chevrolet Captiva, un sérieux concurrent, d’autant plus que, même si l’aspect luxe joue en sa défaveur, ce dernier propose deux places supplémentaires…