ESSAI : le Nissan Qashqai 1.6 dCi, l’âge de raison

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Jusqu’en 2011, la version diesel la plus puissante était propulsée par le 2.0 dCi de Renault de 150 ch. Afin de correspondre aux nouvelles normes européennes en vigueur, il a cédé sa place au nouveau moteur 1.6 dCi 130 ch. Energy déjà connu dans la gamme de son partenaire Renault.


Nissan Qashqai 1.6 dCi 130 2012


En perdant 20 ch. peut-il encore prétendre à des performances équivalentes ?


Lorsqu’en 2006, le Qashqai a fait ses premiers tours de roue, personne n’imaginait que ce SUV allait battre toutes les statistiques de diffusion à un point où, ses concurrents de l’époque ont été relégués à de simples figurants.

Bref, le succès était au rendez-vous (plus d’un million d’exemplaires ont été commercialisés depuis son lancement).

Nissan Qashqai 1.6 dCi 130 2012

En 2011, celui-ci n’a eu pas l’air de se démentir :, plus de 250.000 exemplaires de Qashqai et de Qashqai 2 (sept places) ont été vendus en Europe, ce qui représente sa meilleure année !

Sur le marché SUV belge, le Qashqai représente pratiquement 12 % à lui seul (11,95 %)

 

Une silhouette connue, un intérieur plus cossu

 

Remodelée en 2010 pour être plus aérodynamique (Cx 0,33), l’aspect Qashqai pourtant a peu évolué, et c’est tant mieux.

A l’intérieur de l’habitacle, Nissan a travaillé principalement sur trois améliorations :

  1. Les matériaux et teintes d’habitacle font moins « cheap »,
  2. La planche de bord se couvre désormais d’un plastique moussé si tendance …
  3. L’éclairage intérieur fait plus « cosy » et enfin, le combiné d’instrumentation est rétro-éclairé de blanc, ce qui permet ainsi une meilleure lisibilité.
    Entre les deux cadrans, prend place un afficheur de l’ordinateur de bord en TFT (Thin Film Transistor) qui admet une information qui défile via un bouton sur le volant.
    L’écran GPS est noyé dans le tableau de bord, certains esprits chagrins regretteront qu’il oblige le conducteur à détourner son regard de la route pour le consulter…

 

Nissan Qashqai 1.6 dCi 130 2012

Selon les versions, le système multimédia Nissan Connect tactile proposé peut être équipé d’un système de navigation GPS et de connectivité Bluetooth®. Les sièges sont bien dessinés, la position de conduite est confortable et les espaces de rangement nombreux.

Pour améliorer son comportement dynamique, le Qashqai a reçu de nouveaux tarages pour ses amortisseurs et bénéficie d’un re-paramétrage de la direction pour un meilleur ressenti au volant.

Quant au nouveau moteur dCi 130 ch., suivant Nissan, celui-ci autorise des performances comparables au précédent 2.0 dCi 150 ch. C’est d’ailleurs ce que cet essai va tenter de prouver.

Nissan Qashqai 1.6 dCi 130 2012

Au niveau environnemental, les progrès semblent aussi conséquents : grâce au Stop/_Start System et au « Smart Energy Management« , ses émissions de CO2 passent à 119 g/km (au lieu de 155 g/km pour le 2.0 dCi) et sa consommation connaît une amélioration de 31% (4,5 l/100 km au lieu de 5,9 l/100 km).

Toutes ces améliorations permettent au Qashqai d’arborer le badge «Pure Drive» – attribué aux véhicules Nissan dont le niveau d’émissions est inférieur à 130 g/km.

Notons que ce seuil sera abaissé à 120 g/km dès 2013.

Nissan Qashqai 1.6 dCi 130 2012

Quant aux tests Euro NCAP, ils datent de 2007, à l’époque le Qashqai s’était déjà vu récompensé par cinq étoiles. Les résultats avaient démontré une bonne protection des occupants que ce soit en choc frontal ou latéral.

 

Sur route

 

Notre essai a porté sur une version à deux roues motrices. Par rapport à l’essai réalisé il y a deux ans, les progrès les plus sensibles se situent naturellement au niveau du moteur.

Nissan Qashqai 1.6 dCi 130 2012

Ce nouveau 1.6 dCi Energy lui va comme un gant : à partir de 1800 rpm, ses montées en régime sont réjouissantes voire toniques. Malgré une cylindrée moindre et un déficit de 20 ch., sa vigueur n’a rien à envier à son prédécesseur.

Il faut savoir que le couple de ce moteur est identique au défunt 2.0 dCi. Le bruit du moteur reste toujours contenu et à allure stabilisée, il s’efface au profit de bruits de vent au niveau des rétroviseurs.

Nissan Qashqai 1.6 dCi 130 2012

Sa suspension reste un compromis idéal entre confort et efficacité.

De tous les SUV essayés par la rédaction, le Qashqai nous semble avoir atteint l’excellence en terme de «touché de route».

Dommage que la boîte 6 accroche lorsque l’on passe les rapports à la volée.

Nissan Qashqai 1.6 dCi 130 2012

Lors de notre petit galop d’essai, sa consommation est restée largement sous les 6 litres (5,6 L/100 km) ce qui n’est pas banal pour un SUV.

Au terme d’un trajet autoroutier d’une cinquantaine de kilomètres pris à allure légale, l’ordinateur de bord a même indiqué un beau 4,8 L/_100 km

 

Spécifications techniques

 

Voir essai précédent

sauf moteur 1.6 dCi 130: fichier Acrobat ® à télécharger

 

Qu’en dire ?

 

Comme le bon vin, le Qashqai a bonifié, la greffe du dCi 1.6 Energy lui procure un tonus qui ne se paye pas nécessairement à la pompe et une autonomie d’un millier de kilomètres ne reste pas de l’ordre du fantasme.

Nissan Qashqai 1.6 dCi 130 2012

Certes, quelques petits détails comme une boîte accrocheuse ou la position de l’écran GPS peuvent être améliorés mais le Qashqai restera un formidable défit que Nissan a transformé en une réussite commerciale à laquelle peu de personnes s’attendaient.