ESSAI : Nissan Micra IV: toujours aussi pétillante mais plus consensuelle.

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Apparue il a presque trente ans, la Micra en est à sa quatrième génération et est devenue au fil des années une suggestion incontournable pour tout citadin envisageant l’acquisition d’une petite voiture pour se déplacer dans la jungle des grandes villes.

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

Ce choix a été opéré par environ 50.000 Belges depuis sa présentation en 1982.


Une ligne plus conformiste

 

Avec sa nouvelle face avant moins originale, la Micra tourne le dos à la version précédente qui se caractérisait par ses phares haut-perchés un peu à la manière des Midget « frog eyes » des années 1950.

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

L’arrière subit également des modifications : même si le dessin général évoque encore celui de la précédente génération, celui-ci se veut plus discret. Sur le toit, on distincte un dessin étrange en forme de chevron censé réduire la résonance dans l’habitacle tout en le rigidifiant et l’allégeant.

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

Le coffre a une capacité de 265 dm³ à 605 dm³ (banquette arrière rabattue).

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

Quant aux dimensions, la longueur a progressé de plus de 6 cm mais avec moins de 3,80 m, reste encore de dimension raisonnable pour la ville. Légères d’apparence, ces modifications ont aussi porté sur le poids du véhicule : la nouvelle Micra reste à présent sous la barre des 1000 kg, ce qui est une prouesse que seule Mazda nous avait habitués.

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

Mais cette cure d’amaigrissement ne signifie pas un équipement pauvre : celui-ci reste complet.

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

La version essayée possédait le Nissan Connect, qui regroupe le système de navigation et d’info divertissement (avec prise USB, mais sans fiche 12V… un oubli ?)

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

A noter que cette nouvelle version – la quatrième du nom – est fabriquée à Oragadam dans le Chennai en Inde.

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

Au niveau sécurité, la Micra a été gratifiée de quatre étoiles sur cinq aux tests Euro-NCAP. Il a été observé que les structures du tableau de bord comportent un risque de blessures pour les passagers avant et ce, entre le bassin et le genou. En outre la protection contre le coup du lapin s’avère moyenne.



Un trois pattes bien volontaire.

 

Disponible actuellement en cinq portes et uniquement en version essence 1.2 l, la Micra est déclinée dans les trois niveaux de finition traditionnels de Nissan à savoir, Visia, Acenta et Tekna.

Privilégier l’essence semble – à priori – contraire aux aspirations des Belges qui, jusqu’à présent, plébiscitaient fortement la version diesel par rapport à la version essence (près de neuf Micra III* sur dix sont propulsées par un moteur diesel)

*La Micra III a été fabriquée de 2002 à 2010

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

Gageons que ce choix pour le gazole ne nuise pas à sa diffusion dans notre plat pays.

Observons cependant que cet engouement pour le diesel n’est pas toujours très rationnel et uniquement limité au vieux continent.
En outre, en termes de rejets nocifs, il faut constater que le diesel a aussi sa part de responsabilité : dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, les particules ne sont pas, à proprement parlé, bons pour la santé ; mais en revanche, il faut avouer que ce dernier rejette moins de CO2 et si des incitants fiscaux viennent en plus orienter le choix du consommateur… il devient incontournable !

Pourtant, ce tout nouveau 3-cylindres 1.2 litres (HR12DE) mérite que l’on s’y attarde : il possède un calage variable de la distribution et sa puissance s’établit à 80 ch. à 6000 rpm avec un couple de 108 Nm au régime élevé de 4000 rpm. Ses émissions de CO2 ne sont que de 115 g/km (125 g/km pour la CVT, objet de cet essai)

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

A l’usage, le raffut typique des trois cylindres est très contenu. Même si la transmission CVT patine un brin, ses montées en régime sont réjouissantes et permettent de s’incruster dans la circulation urbaine sans trop de difficultés.

Sur autoroute, et sans côte de Barchon à l’horizon, elle fait mieux que se défendre : à 120 km/h, et en fonction d’une déclivité « douce », le compte-tours oscille entre 2200 et 2600 rpm. A cette allure la Micra évolue dans un silence qui nous permet de repérer le bruit de vent autour de ses rétroviseurs extérieurs.
Notons aussi une période de résonance du moteur vers 2500 rpm.

Pour encore plus de punch, une fonction sport peut être enclenchée par un petit bouton placé de manière très ergonomique sur le levier de vitesse. Enclenchée, elle donne des accélérations plus énergiques et maintient le rapport inférieur beaucoup plus longtemps ce qui augmente alors inutilement le bruit dans l’habitacle. Ce mode n’est intéressant que

pour s’extirper de situations où un dégagement rapide est souhaitable.

La suspension de la Micra est ferme, très ferme même, et les sièges pourtant bien dessinés n’atténueront que modérément les secousses engendrées par nos belles routes si prodigues en nids de poules et autres gendarmes couchés. En revanche, celle-ci procure une très bonne tenue de route.

 

Spécifications techniques, équipements et prix

 

Fichiers à télécharger

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

 

En résumé

 

Agréable et virant bien à plat, la Micra dispose d’un bon comportement routier. En ville, elle fera merveille grâce à son agilité et son rayon de braquage ultracourt (4,65 m).

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

Après une semaine d’essais surtout urbains et périurbains, sa consommation s’est stabilisée à 6,3 l/100km. Ce résultat est bon, mais sans plus.

Il sera donc intéressant d’essayer la nouvelle version DIG-S qui propose un très prometteur 95 g/km (avec Stop & Start). Suivant les projections de l’importateur, cette dernière serait choisie par un quart des futurs clients.

Nissan Micra 1.2 CVT 2011

Bonne en tout, mauvaise en rien, la Micra reste fidèle à sa définition : une bonne petite voiture citadine qui permet d’embarquer quatre passagers et adultes de surcroît !

Garantie trois ans, elle est à vous à partir de 11.900 EUR en version Visia.