ESSAI : Le Nissan Cube, cette autre chose !

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A regarder la tête des gens que l’on croise quand on est au volant de ce « cube à roulettes », il est sûr qu’ils ne restent pas indifférents : on aime ou on déteste !

Nissan Cube


Un concept insolite mais pas tout neuf

 

Pourtant, cela fait déjà douze ans que le Cube est commercialisé au Japon !

Nissan Cube 2002En effet, c’est en 1998 que ce concept a été dévoilé. Basé sur le châssis de la Micra et propulsée par un 1275 cm³ à 16 soupapes, le « Cube » de l’époque est encore relativement sage et sa diffusion ne se limite qu’au Japon et à Hong Kong. En revanche, pour la seconde (2002) et la troisième génération (2008), les designer vont se déchaîner, d’aucuns diront même qu’ils ont fumé la moquette… dont on retrouve d’ailleurs une trace au-dessus du tableau de bord (!)

D’aucun trouve d’ailleurs que la dernière version a une certaine ressemblance avec un bouledogue affublé de lunettes solaires…

Outre sa forme qui va à l’encontre de toutes les règles de l’aérodynamisme, l’asymétrisme de l’arrière et l’encadrement des vitres style « hublot » ou « TV » en sont les signatures les plus frappantes. La porte arrière – qui s’ouvre dans le bon sens avec une poignée qui rappellera votre frigo – remplace le traditionnel hayon.
Vu sa longueur, elle posera quand même un problème d’ouverture si le véhicule stationne en créneau…

Nissan Cube

Malgré son originalité, sa face avant a perdu un peu du charme qu’avait la précédente version (2002) qui hélas, n’a pas été commercialisée en Europe.

A l’intérieur, les designers ont continué leur révolution : leur inspiration viendrait d’un jacuzzi dont l’atmosphère au Japon est synonyme de convivialité et de bien-être.
Et c’est vrai : l’espace est royal et  tous les sièges confortables… on a l’impression de s’asseoir dans un sofa ! Depuis le Dunlopillo de la Citroën DS, on n’avait plus ressenti cette sensation étrange de s’enfoncer autant dans des sièges de voitures. 

Nissan Cube

Le toit en verre donne une sensation d’espace et un supplément de luminosité non négligeable. Il peut être occulté de deux manières : soit par un panneau traditionnel, soit par un panneau en matière plastique translucide qui rappelle le papier de riz… ambiance feutrée garantie !

Nissan Cube

Malgré le verre fumé, la visibilité périphérique est exemplaire. Le panneau en verre de la face arrière agit en trompe l’œil en se prolongeant du côté droit pour se fondre dans une petite vitre latérale. Celle-ci permet au conducteur – qui ne veut pas utiliser sa caméra de recul – de se garer aisément.
Remarquons cependant que les appuie-tête de la banquette arrière obstruent la rétro-vision.

Nissan Cube

L’instrumentation est particulièrement complète : dans le Cube « Zen » essayé, nous avons trouvé toute la panoplie d’une voiture bien équipée, à savoir, une radio CD MP3 avec connexion USB et Bluetooth®, un régulateur et limiteur de vitesses, des phares, essuie-glace et air conditionné automatiques, l’option Nissan Connect avec système de navigation « all in » muni d’une caméra de recul, une clé « intelligente » avec bouton de démarrage, etc…

Nissan Cube

Le tableau de bord est aussi étrange : ses formes sont douces et les cerclages des prises d’air sont de couleurs personnalisables qui tranchent avec le noir du plastic dur. Ceux-ci font le pendant à des élastiques fixés sur les poignées de portes. A part y insérer son disque de zone bleue, l’utilité reste encore à découvrir…

Nissan Cube

Nissan CubeDu côté du siège du conducteur, on découvre un emplacement pour un gobelet qui s’illumine en bleu la nuit… dommage que ceci se réverbère sur le pare-brise ! Toujours à propos d’ambiance lumineuse, les caves aux pieds des passagers avant diffusent une légère lumière rouge… Et les instruments de bords sont également éclairés en bleu… bref, c’est Tokyo by night !

Les emplacements de rangements sont nombreux et disposés à des endroits plus ou moins étonnants : une sorte de paillasson à poils longs est ainsi disposé sur le centre du tableau de bord : il est sensé recueillir vos clés, GSM et autres petits objets qui traînent dans vos poches. Comme celui-ci n’est pas fixé par du velcro, et il lui arrive de se balader au gré des tournants pris un peu vivement…

Nissan Cube

La place à l’intérieure est royale : tant à l’avant qu’à l’arrière, quatre voire cinq adultes peuvent y trouver leurs aises d’autant plus que la banquette arrière est fixée sur glissière.

Nissan Cube

Nissan CubeMalheureusement, celle-ci n’est manœuvrable que de l’habitacle et non du coffre dont le volume n’est pas exceptionnel : 255 dm³.

Cependant, sièges arrière rabattus, la capacité de chargement dépasse le 1,5 m³.
Notons également qu’une toile, fixée avec des élastiques et du velcro, est sensée masquer le compartiment à bagages.

 

Nissan Cube

Au niveau de la sécurité, le Cube a été gratifié de quatre étoiles sur cinq par l’Euro NCAP. Lors d’une collision frontale, cet organisme lui reproche de faire courir un risque de blessures aux genoux et fémurs des passagers assis à l’avant.



Regardez, ça roule aussi !

 

A son bord, les appréhensions quant à sa manœuvrabilité sont vite dissipées : en somme, il ne s’agit que d’une voiture style camionnette, mais sa maniabilité est digne de n’importe quelle citadine. En outre, sa position haute vous fait dominer la circulation… et vous permet de repérer le regard ahuri des passants vous voyant surgir comme un extraterrestre de la grisaille automobile actuelle.

Nissan Cube

Il est vrai que sa ligne interpelle, et vous permet de profiter de l’effet de surprise pour s’engager insolemment dans le trafic. La boîte à six rapports du 1.5 dCi est plus agréable que la boîte cinq réservée à la version essence (il existe également une version avec boîte automatique CVT)

Passé les premières surprises, il faut admettre que ce véhicule se débrouille plutôt bien, que ce soit avec le 1600 essence ou le dCi d’origine Renault de puissance équivalente.

Evidemment, le dCi lui procure un couple qui fait cruellement défaut à la version essence, mais dans l’ensemble, cette dernière ne se défend pas trop mal et est de surcroît, plus silencieuse.

Nissan Cube

Sur route ouverte, les bruits de vent se font rapidement très présents. En outre, l’insonorisation de la version diesel n’atteint pas un niveau exceptionnel.
Compte tenu de hauteur de la caisse, il est évident que le roulis est particulièrement sensible mais il ne s’avère nullement dangereux, tout au plus… spectaculaire pour les passagers.
Vu l’empattement court, et sa suspension typée confort, le franchissement des « gendarmes couchés » provoqueront des mouvements de caisses assez… surprenants.

Quant aux consommations, il faut avouer qu’elles restent modérées : un peu plus de 6 litres aux cent pour le dCi et un litre et demi en plus pour la version à essence, ce qui reste relativement raisonnable eu égard à son Cx de boîte à chaussures.

 

Alors, on ose ?

 

Pour le citadin qui veut se démarquer de la production automobile actuelle, le choix est un peu court : dans la même lignée « Manga », on retrouve le Kia Soul et un outsider : le Daihatsu Materia, mais pour ce dernier, les normes Euro 5 ont mis un terme à sa production…

Comme en matière de prix, l’exclusivité n’a jamais été donnée, le Nissan Cube est à vous à partir de 17.400 €. Notre version « full equipped » dépassait les 20.000 € ! Comparativement, le Kia Soul de « Dark Vador » revient moins cher (d’environ 16.000 € à moins de 20.000 €).

Son prix mis à part, nous en garderons un bon souvenir… décalé, bien sûr !

 

Caractéristiques techniques

 

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Nissan Cube