La Mini Cooper 2018, encore plus fun

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Pour l’édition 2018, la MINI 3-portes accentue la part du design et profite des innovations dans le domaine de la technologie de conduite. En outre, sa personnalisation à outrance s’étend même aux services digitaux au sein de MINI Connected…

Un design so British…

Depuis sa reprise par BMW en 1994, la Mini a bien évolué : non seulement elle s’est imposée de manière plus évidente que feue la Beetle de VW, mais elle est aussi devenue la coqueluche des rues huppées de nombreuses capitales occidentales.

Présentée au début de cette année au salon de Bruxelles, avec moins de 4 m, sa carrosserie n’évolue pas fondamentalement par rapport à notre dernier essai, mais par ses références à la Perfide Albion, elle devient encore plus britannique que sa gracieuse majesté !

Ainsi, ses feux arrière à DEL reprennent le look de l’Union-Jack. A l’avant et en option, ses phares matriciels adaptatifs à DEL se distinguent par une plus grande intensité lumineuse tout en évitant automatiquement l’éblouissement des autres usagers de la route. Leur éclairage diurne à LED ainsi que les clignotants sont générés par un anneau lumineux qui entoure tout le contour des phares.

De même, trois nouvelles teintes et de nouvelles jantes en alliage léger apparaissent et le design du logo MINI évolue en arborant un « flat design bidimensionnel » (sic). Ce dernier peut se voir même projeté pendant une vingtaine de secondes sur le sol côté conducteur à partir du rétroviseur extérieur : effet eye-catcher réussi !

Le coffre n’est évidemment pas énorme : sa capacité ne fait que 211 dm³. Quand les deux sièges sont rabattus (40/60), son volume atteint 731dm³. Il dispose d’un double fond.

Dans l’habitacle, la personnalisation est presque partout possible : l’option « MINI Yours Interior Style Piano Black » illuminée rend l’intérieur particulièrement attrayant.

Les surfaces des portières et de la console centrale sont revêtues de finition Piano Black. Un insert décoré d’un motif Union-Jack stylisé éclairé en arrière-plan est incrusté dans le tableau de bord face au passager avant : son effet est saisissant la nuit ou dans les tunnels !

Mais il n’y a évidemment pas que l’effet visuel qui a été modifié, le volant à trois rayons et gainé cuir est à présent doté de touches multifonction reprenant le régulateur/limiteur de vitesse ainsi que les fonctions audio et de communication qui apparaissent sur un petit écran de 6.5″ tactile intégré dans la console centrale au motif circulaire. Le smartphone pourra être chargé par induction (option) ou via une prise USB logée dans l’accoudoir central.

Les sièges avant et à l’arrière sont confortables. Évidemment, notre trois portes impliquait un peu de gymnastique pour les deux passagers arrière ou pour installer un enfant dans son siège Isofix…

En termes de sécurités, la Mini a reçu en décembre 2014 quatre étoiles de l’organisme EuroNCAP. Celles-ci ont été confirmées en décembre 2016.

Un moteur trois cylindres très agréable

Une gamme de sept moteurs est proposée  pour la Mini trois portes : quatre moteurs essence d’une cylindrée de 1,5 litre avec injection directe d’une puissance s’étalant de 75 ch à 192 ch et trois moteurs diesel avec des puissances de 95 à 170 ch.

Notre version Cooper disposait de la version 136 ch de ce trois cylindres. Selon le constructeur, cette puissance lui permet d’atteindre 210 km/h et de réaliser le 0 à 100 km/h en 7,2 secs.
Toujours suivant Mini, ses consommations suivant l’ancienne norme NEDC sont de 5 l – 4,8l /100 km, des valeurs on ne peut plus théoriques.

Ce trois cylindres se dévoile comme un des meilleurs essayés : le bruit typique de crécelle de ce genre d’architecture est totalement absent ; à la place, un beau son grave qui laisse imaginer une cavalerie bien musclée. Ses 136 ch à 4400 rpm sont bien réels et son couple maximum de 220 Nm déjà disponible à 1250 rpm lui procurent à la fois une souplesse d’utilisation et un coup de pied aux fesses si nécessaire.

Ce moteur est bien secondé par une boîte Steptronic à double embrayage à sept rapports, qui se distingue par ses rétrogradages rapides et efficients.

Trois modes de conduite sont proposés : Sport, Mid et Green.
Les deux derniers permettent l’utilisation de la fonction « roue libre » ainsi que le démarrage et arrêt automatique. La commande peut désormais tenir compte des données de navigation et de celles de la caméra avant. Le véhicule ainsi équipé peut alors reconnaître des situations dans lesquelles il n’est pas indiqué d’arrêter le moteur comme lors des manœuvres de stationnement ou de s’engager dans un rond-point ou encore lorsque les véhicules précédents se remettent déjà en marche.

 

Ce beau moteur est sublimé par une direction précise, une suspension ferme mais jamais dure et un bon châssis. Certes, ce petit véhicule premium a pris un peu de la bouteille, et cela peut se ressentir si sa conduite est plutôt énergique mais il satisfera la plupart des conducteurs.

Quant à ses consommations, il faut tabler entre 6 et 7 litres en conduite dite « normale », ce qui lui procurera une autonomie d’un peu plus de 600 km avec son petit réservoir de 40 litres.

Conclusions

La Mini garde encore pour beaucoup ce petit clin d’œil au passé. Même si celle-ci n’a plus rien à voir avec celle de son ancêtre, que d’aucuns comparaient à celle d’un kart, elle conserve toujours une grande part de son agilité légendaire. Son moteur trois cylindres est une réussite : ne vibrant pas et distillant sa belle puissance, il sait rester sobre.

Son look a aussi évolué : plus british et encore plus connectée, elle offre en outre une très grande personnalisation… ce qui peut faire exploser son prix : notre Mini, facturée toute nue à 21.600 EUR disposait de près de 7.595 EUR d’options (soit plus d’un tiers de son prix catalogue) ce qui faisait monter son prix à 29.195 EUR.

Benoît Piette

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