La Mercedes E220d break : une mini Class S !

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Avec son nouveau moteur et sa nouvelle ligne, la Mercedes 220d dispose de tous les atours pour plaire aux grands rouleurs.

Reste le prix, mais l’Étoile se mérite…

Une ligne dynamique

Avec ses 4,93 m de long, le break E220d fait pratiquement la même longueur que la berline dont il est issu. Elle partage le nouveau style dynamique inauguré avec la classe S, à savoir un capot moteur allongé, des phares implantés verticalement séparés par une calandre étirée en largeur et encadrée par deux larges prises d’air.

Par son dynamisme et son hayon incliné, la nouvelle Classe E Break fait un peu penser à un break de chasse.

Les dossiers arrière peuvent être rabattus selon un rapport 40/20/40, permettant dʼaugmenter le volume de chargement de 640 dm³ jusqu’à 1820 dm³, seul le Skoda Superb Combi fait encore mieux avec son volume de 660 dm³ à 1950 dm³.

A noter toutefois, qu’il existe une position « cargo » qui relève le dossier arrière de 10° supplémentaires augmentant ainsi le volume du compartiment bagages de 30 dm³. Le déverrouillage des dossiers arrière se réalise électriquement par des commandes disposées dans le compartiment de chargement au niveau des montants de custode.
Remarquons que l’essieu arrière de la Classe E Break peut être équipé en option d’une suspension pneumatique avec correcteur d’assiette.

A l’intérieur de l’habitacle, la place est suffisamment confortable pour entamer de longs trajets avec cinq adultes à condition que le passager central arrière accepte d’enjamber le tunnel de transmission.

Le tableau de bord de notre exemplaire en cuir Nappa noir comportait deux écrans haute résolution comme dans la Classe S. Ergonomique, le poste de conduite ne déroutera pas l’habitué de la marque à l’Étoile : les commandes du système d’infodivertissement peuvent se réaliser par le pavé tactile, la molette ou la commande vocale.

Parmi la technologie embarquée, on retiendra l’assistance de conduite dans les embouteillages et l’assistance prédictive à la conduite qui utilise le GPS, le régulateur de vitesse actif ainsi que la reconnaissance des panneaux de signalisation pour adapter la vitesse à la situation routière.

Regrettons toutefois la position du levier du limiteur/régulateur adaptatif de vitesse : trop proche de la commande des clignoteurs et caché par la branche gauche du volant, il peut être enclenché par inadvertance.

Au niveau sécurité, la Classe E a engrangé en 2016 cinq étoiles aux tests EuroNCAP. Les cotes attribuées à la protection des passagers adultes et enfants ainsi qu’aux piétons étaient respectivement de 95%, 90% et 77 %. Quant aux aides à la sécurité, elles ne récoltent que seulement 62 %, la faute à une politique d’option sur les technologies sécuritaires.

Sur route

Notre Classe E Break inaugurait son nouveau moteur de 1950 cm³ (OM654) qui remplace l’ancien 2147 cm³ (OM651) introduit par Mercedes en 2008. Plus puissant de 17 ch, il prodigue à la E220d pas moins de 194 ch à 3800 rpm et un couple de 400 Nm dès 1600 rpm, ce qui lui permettrait d’atteindre sur circuit 233 km/h.

Suivant le constructeur, notre version à quatre roues motrices (4MATIC) ne consommerait que 4,9 l / 100 km suivant les très controversées normes NECD. Celui-ci est dorénavant accouplé à la transmission automatique 9G-TRONIC à neuf rapports particulièrement réactive.

Grâce à son couple plus élevé, il s’avère plus plaisant à conduire tout en étant plus silencieux que son prédécesseur. En conduite souple, il se montre aussi plus frugal : notre essai a d’ailleurs donné une consommation moyenne de 6,3 l / 100 km ce qui permettra à ce break au long cours de passer facilement la barre des 1000 km d’autonomie grâce à son réservoir de 66 litres.

Très plaisant à conduire, ce break de près de 1,7 T à vide permet au conducteur de rouler de manière dynamique. Grâce entre autre à ses quatre roues motrices et à un ESP vigilant, il reste relativement neutre dans la plupart des conditions.
Mais attention : une conduite « active » impliquera une consommation d’environ 10 l/ 100 km.

Dans les bouchons, le Pack Technology de notre exemplaire avec ses feux stops adaptatifs, l’assistant à la direction active et son redémarrage automatique étendu à la conduite de style accordéon permet d’envisager cette plaie avec sérénité.

Conclusions

Très plaisant à conduire, le nouveau break E220 D est aussi propulsé par un 2.0 très moderne très disponible à tout régime et sobre pour le peu que le conducteur ne réveille pas ses velléités sportives.

Malgré son poids respectable, il offre à ses passagers un confort trois étoiles et une véritable soute pour leurs bagages. Les voyages se dérouleront confortablement et en silence grâce à un habitacle luxueux dont les gènes proviennent de toute évidence de la Classe S.

Naturellement, le prix est typiquement Mercedes : un break Classe E se négocie à partir de 50.000 EUR jusqu’à 132.000 EUR pour les version AMG.

Notre exemplaire, équipé des quatre roues motrices il est vrai, était proposé à 80.000 EUR.

Benoît Piette

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