La Mercedes Classe C, une nouvelle apparence

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Lancée en 1993, la Mercedes Classe C en est déjà à sa quatrième génération. En 2018, elle a subit un léger face-lift surtout remarquable au niveau des optiques.
Mais, est-ce vraiment tout ?

Un nouveau regard pour 2018…

La quatrième édition de la Classe C a été dévoilée au salon de Detroit en 2014.
Pour 2018, Mercedes a opéré quelques retouches surtout visibles au niveau du design des projecteurs et des feux arrière.

En option, les projecteurs MULTIBEAM à DEL sont nouveaux. Chacun d’eux renferme 84 diodes qui peuvent être activées individuellement. Ceci autorise une adaptation électronique rapide et précise des feux de route aux conditions de circulation. Ils disposent ainsi de fonctions d’éclairage spécifiques pour les carrefours, les ronds-points, la ville et même le mauvais temps.

Par exemple, quand la vitesse est supérieure à 40 km/h et que le système ne détecte aucune voiture dans l’autre sens, les feux de route s’activent automatiquement ; mais quand des véhicules sont détectés dans l’autre sens, certaines DEL des modules de feux de route s’éteignent pour créer une zone sombre en forme de U. Cependant, le reste de la route continue d’être éclairé par les feux de route (feux de route partiels).

A l’avant, ces nouvelles optiques ont été soulignées par un remodelage du pare-chocs. A présent, celui-ci reçoit une baguette décorative dont la finition diffère en fonction de la finition.

Pour être complet signalons aussi que le design des sorties d’échappement a été modifié en fonction de l’équipement et de la motorisation.

Pour le reste, la Classe C reste inchangée : elle mesure toujours 4,69 m, 1,81 m de large et 1,44 m de haut.

Son coffre offre un volume de chargement de 455 dm³ dont le plancher n’est hélas pas plat.

Cette capacité assez moyenne peut être agrandie en rabaissant le dossier (40/20/40) de la banquette arrière.
Cette opération peut s’effectuer aisément par des tirettes placées en haut du coffre.

Quant à l’habitabilité, bonne à l’avant, elle n’est hélas pas plus spacieuse que celle d’une petite berline à l’arrière. La faute à un vrai tunnel de transmission qui rend la place du milieu particulièrement inconfortable pour de longs trajets.
A ce niveau, la classe E est nettement plus habitable.

De nouvelles technologies et un nouvel affichage

L’ambiance intérieure n’a pas changé, en revanche, de nouvelles teintes sont proposées (« gris/noir magma », ainsi que « brun selle » pour la gamme AMG). Cependant pour la phase II, la classe C de quatrième génération peut recevoir en option (750 EUR) un affichage 100 % numérique sur écran de 12.3″ repris de la Classe S et décliné dans trois styles à savoir « Sport », « Classic » et « Progressive ». Cet affichage est intégré à une planche de bord toujours aussi classique et de finition parfaite.

Sport
Classic
Progressif

Le démarrage KEYLESS-GO est dorénavant monté de série avec un bouton au graphisme modifié.

L’habitabilité est identique à la phase I, les passagers arrière devront donc composer avec le tunnel de transmission ! A présent, la classe C peut recevoir en option le pack « Sièges multicontours » qui permet un réglage individuel des joues latérales et du soutien lombaire des sièges avant.

Leurs réglages s’effectuent au moyen du système multimédia. Ce dernier dispose d’un écran 7″ ou en option 10 ¼ » de style « tablette » hélas non tactile. Il faudra donc utiliser la commande disposée sur la console centrale pour accéder au menu. Il est dommage que Mercedes n’ait pas repris la formule utilisée dans les Classes A et B bien plus pratique.

Mais elle est dotée de série du système multimédia « Audio 20 » à deux ports USB, lecteur de cartes SD, connexion Bluetooth et interface média. En option, elle peut recevoir la centrale COMAND Online qui assure une navigation 3D avec affichage topographique de la carte. Celle-ci présente l’infotrafic en temps réel, la météo, les stations-service, et même les prix actuels des carburants et les places de parking libres…

Cependant, certaines commandes pourront être réalisées à l’aide de la commande vocale LINGUATRONIC comme par exemple le système d’info-divertissement, le chauffage des sièges, etc…

A noter qu’en option, la classe C peut obtenir l’affichage tête haute dont la luminosité s’adapte automatiquement à la luminosité extérieure via un capteur.

Sur route

Notre exemplaire, une C200d en finition « Avantgarde », était propulsé par un diesel de 1,6 l.

Appelé  OM 654 D16, son alésage et sa course (78 x 83,6 mm) ont été réduits par rapport à la version de deux litres OM 654 D20 (82 x 92,3 mm).
Son développement a été basé sur la réduction des pertes par frottement.

Petit par la cylindrée (il ne fait que 1598 cm³), il développe quand même une jolie puissance de 160 ch au régime paisible de 3800 rpm et un beau couple de 360 Nm à 1600 rpm.
Malgré cette faible cylindrée, ce moteur se montre à l’aise en toutes circonstances. Certes, il n’est pas le bouilleur que les sportifs choisiront, mais il offre déjà d’excellentes reprises, bien secondé par une boîte automatique à neuf rapports 9G-Tronic.

Mercedes annonce de 0 à 100 km en moins de 8 secondes et une vitesse maximale de 226 km/h : pas mal pour une berline de près de 1,5 T !

En outre, celui-ci se montre frugal. Au terme d’un trajet majoritairement sur de grands axes, il s’est contenté de 4,1l !

Il faudra tabler entre cinq et six litres en moyenne, et en ville entre sept et huit litres.

Particulièrement confortable en finition Avantgarde, la 200d apparaît souveraine sur les voies rapides. Sur parcours plus sinueux, elle ne se débrouille pas trop mal malgré son gabarit. La direction est précise et la suspension fait du bon boulot.

Il est sûr que la finition AMG avec ses suspensions rabaissées sera plus performante… mais moins accommodante en termes de confort !

Conclusions

Depuis 1993, la Classe C reste une valeur sûre auprès des premium. Sa dernière mise à jour n’a pas nuit à son esthétique qui reste très classique et son confort tout comme sa finition restent exceptionnels.

Toutefois, son habitabilité arrière n’est pas énorme.

Au niveau technologique, la Classe C avance mais lentement : son écran central numérique n’est toujours pas tactile alors qu’il l’est déjà dans les classes A et B.

N’oublions pas non plus qu’au niveau de ses dimensions, elle reste très proche d’une CLA Coupé !

Au niveau de sa consommation, son petit 1.6 diesel se fait oublier et, grâce à son grand réservoir, il lui est tout à fait possible de rejoindre la Côte d’Azur avec un seul plein.

Autre avantage avec ce 1600, la classe C s’avère plus attractive sur le plan fiscal : en Flandre, elle bénéficie d’une TMC et d’une taxe de circulation réduite tandis qu’en Wallonie et à Bruxelles, ce sont l’ATN et la taxe de circulation qui baissent.

Proposée à partir de 38.000 EUR, notre version, une 200d en finition Avantgarde, approchait les 46.000 EUR.

Benoît Piette

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