La Mazda MX-5 : comme un parfum de liberté

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Devant cette mode SUV qui fait tache d’huile, il est malaisé de présenter quelque chose de différent sans passer pour ringard.

De conduite assistée à hyper assistée, le conducteur désœuvré se tourne vers la connectivité et tout ce qui l’entoure à un point que les voitures modernes ne deviennent plus que des tablettes à roulettes…

Toutes ? Non, il existe encore des marques qui font de la résistance. Assez étonnamment, elles nous viennent du pays où le gadget électronique est devenu une seconde nature : le Japon.

Abstraction faite des marques prestigieuses où le plaisir de rouler est directement proportionnel à l’épaisseur de votre portefeuille, trois marques nippones (Mazda, Subaru et Toyota) proposent encore dans leur gamme un véhicule où le plaisir de rouler pour pas cher correspond encore aux canons du pilotage automobile du siècle dernier et parmi elles, la Mazda MX-5.

Héritière des petits roadsters anglais du style MG B, la MX-5 préserve sous des dessous modernes une mécanique atmosphérique et une propulsion arrière, synonyme d’un plaisir inconditionnel au volant.

Cette recette a plu à Fiat qui n’a pas eu peur de ressortir sa 124 basée en grande partie sur la japonaise.

Cabriolet minimaliste, cette quatrième version ne s’embarrasse pas de moteur(s) électrique(s) pour sa capote et c’est très bien ainsi : son agilité s’en trouve ainsi préservée grâce à un poids se limitant à une tonne.

Proposée encore actuellement avec un choix de deux moteurs (un 1,5 l de 132 ch et un 2.0 l de 160 ch ou bientôt 182 ch), elle ravira un large public d’amateurs.

Un galop d’essai

Pour se remémorer son caractère, la rédaction a refait un galop d’essai à bord d’une série spéciale limitée à 160 exemplaires : la MX-5 160 Edition qui est propulsée par le 2.0 l Skyactive de 160 ch.

Cette version se reconnaît notamment à son revêtement du tableau de bord ainsi que ses panneaux de portes en Alcantara®, ses pédales en aluminium, sa suspension sport avec barre anti-rapprochement avant, son spoiler arrière de couleur noire et ses sièges sport de marque Recaro®.

Pour rappel, placé longitudinalement, le moteur Skyactiv G développe actuellement 160 ch à 6000 rpm et dispose d’un couple maximum de 200 Nm à 4000 rpm.

Il permet à ce cabriolet d’atteindre une vitesse sur circuit de 214 km/h et d’abattre le 0 à 100 km/h en 7,3 sec.

Très élastique, il reprend dès 2000 rpm et distille sa puissance de manière linéaire jusqu’à la zone rouge. Mais il ne sert à rien d’aller la titiller pour en recueillir toute sa quintessence : grâce à une boîte à six vitesses très bien étagées et très agréable à manipuler, il ne manquera jamais de souffle (à 120 km/h, il tourne à 3000 rpm).

Bien qu’il ne soit qu’un quatre cylindres, son bruit est sympathique sans jamais être envahissant.

En termes de consommation, tout dépend naturellement du pied droit du pilote, mais elle sait rester raisonnable et facilement maîtrisable : avec son petit réservoir de 45 l, il est tout à fait possible d’effectuer 650 km, ce qui donne une consommation d’environ 7 l/100 km.

Sa direction est d’une précision redoutable et permet une conduite au cordeau grâce à une répartition des poids optimale. Les sièges baquets cuir/alcantara signé Recaro maintiennent admirablement le corps comme l’expérience de conduite Jinba Ittai l’illustre de manière si imagée.

Quant à son confort, évidemment, il est ferme, mais jamais dur et l’on pourra envisager de long trajet sans prévoir au retour une visite chez son ostéo.

Pour les rangements, signalons que la boîte à gants fermant à clé se situe toujours entre les deux appuie-têtes et que le coffre dispose d’un volume de 130 dm³. Il y a également un petit rangement sous l’accoudoir, entre les sièges.

 

Des moteurs plus coupleux

Pour les versions 2019, Mazda a revu ses moteurs SKYACTIV-G de 1,5 et 2,0 litres. Ils sont plus coupleux et affichent une meilleure combustion, satisfaisant ainsi aux exigences des nouvelles procédures d’essai WLTP/RDE en respectant les critères d’émission de la norme Euro 6d Temp.

Suivant le constructeur, les consommations en carburant du SKYACTIV-G 1,5 l sont de 6,3 l/100km avec des émissions de CO2 de 143 g/km tandis que celle du SKYACTIV-G 2.0 l sont de 6,9 l/100km avec des émissions de CO2 de 156 g/km (ou 7,2 l avec 164 g/km pour la version à boîte auto).

En outre, le moteur SKYACTIV-G 2.0 monte désormais plus haut dans les tours et sa sonorité a fait l’objet de nouveaux réglages. Son régime maximum passe ainsi de 6800 à 7500 rpm et sa puissance maximum atteint à présent 184 ch à 7000 rpm.

De même, son couple maximum augmente d’un chouia en passant de 200 Nm à 205 Nm toujours au régime de 4000 rpm.

Il est évident que ce moteur fera l’objet d’un essai ultérieurement…

 

Des technologies sécuritaires

Ben oui, même si l’on s’appelle MX-5, il faut y passer : sa nouvelle mouture reçoit une mise à niveau des technologies de sécurité i-ACTIVSENSE.

Elle se voit donc bardée du freinage automatique d’urgence avec détection de piétons à l’avant, d’un système de détection d’obstacles et de véhicules en approche en marche arrière, d’un système d’alerte de fatigue, un système de reconnaissance des panneaux de signalisation et enfin, une caméra de recul pour les personnes sujettes au torticolis.

Toutefois, vu la taille modeste de ce cabriolet (3,92 m), cette dernière option nous paraît superflue, surtout si la capote est abaissée…

Proposée à un peu moins de 23.000 EUR pour la 1.5 Skyactiv-G 132 Skymove version 2018 tandis que la 2.0 Skyactiv-G 184 Skycruise Roadster vous coûtera 28.500 EUR.

La nouvelle Mazda MX-5 sera commercialisée dans toute l’Europe à partir du mois d’août 2018.

Notre Mazda MX-5 2.0 Skyactiv-G 118kW 160 Edition est encore proposée pour 32.000 EUR

Benoît Piette

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