ESSAI : Le Mazda5, toujours sportif, mais plus confortable…

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Depuis 2005, Mazda propose dans sa gamme un monovolume compact à tendance sportive.

En octobre 2010, une nouvelle mouture rallongée de 80 mm est apparue… A-t-elle gardé les gènes de son prédécesseur ?

 Mazda5 MZR 2.0 l DISI 2011


Plus sculptée et plus confortable.

 

Ce nouveau modèle mesure à présent près de 4,6 m de long mais conserve les particularités de son devancier, à savoir ses deux portes arrière à glissière pouvant être manœuvrées électriquement et sa troisième rangée de sièges aisément rabattables suivant le fameux système « Karakuri« . Leur flexibilité est plus aboutie que son cousin la Ford Grand C-Max essayé dans ces colonnes en début d’année.

Mazda Nagare NY 2006

Tout en restant fidèle à sa lignée, le nouveau Mazda5 adopte le langage stylistique de flux « Nagare » présenté pour la première fois au salon de Los Angeles en 2006.

Mazda5 MZR 2.0 l DISI 2011

Sa nouvelle face avant « souriante » s’identifie aux autres produits actuels de la marque. A présent, ses feux arrière sont horizontaux, élargissant visuellement la poupe.

Mazda5 MZR 2.0 l DISI 2011

Toutes ces évolutions ont également eu un impact positif sur le Cx qui est à présent de 0,30, chiffre peu commun pour un monovolume.

Mazda5 MZR 2.0 l DISI 2011

A l’intérieur de l’habitacle, sa planche de bord est redessinée et intègre dans sa partie supérieure un nouvel affichage d’informations digitales. Selon les finitions, son instrumentation est relativement complète.

Son volant et sa console centrale ainsi que ses sièges et les matériaux employés sont de meilleure facture, rehaussant ainsi la qualité perçue.

Mazda5 MZR 2.0 l DISI 2011

La position de conduite est meilleure que dans le modèle précédent, la suspension s’est également adoucie malgré une rigidité accrue du châssis.

En outre, les bruits de vent nous paraissent mieux maîtrisés.

Mazda5 MZR 2.0 l DISI 2011

La place à l’intérieur est correcte mais comme d’habitude les deux sièges de la troisième banquette seront à réserver à notre progéniture en culottes courtes…

Mazda5 MZR 2.0 l DISI 2011

A noter aussi que la place centrale du deuxième rang est plutôt symbolique : elle n’est à réserver qu’à une personne de petite taille. En ce qui concerne la visibilité ¾ arrière, elle n’est pas extraordinaire.

Lorsque les sièges de la troisième rangée sont utilisés, en plus de l’exiguïté du coffre dans cette configuration, la lucarne arrière se voit méchamment occultée par les deux appuie-tête.

Mazda5 MZR 2.0 l DISI 2011

Quant à la sécurité, elle a évolué, mais gardons toutefois en mémoire que son prédécesseur avait déjà obtenu en 2005 cinq étoiles aux tests Euro NCAP (ancienne formule).
Les progrès du nouveau modèle ont porté tant sur la sécurité passive1 que sur la sécurité active2.
Gageons que cet attirail sécuritaire contribue à l’obtention d’une bonne cote quand la Mazda5 passera les tests dans leur nouvelle mouture.

 

1 Adoption d’acier à ultra haute résistance ainsi que de nouveaux renforts.
2 Capteurs sur les portes coulissantes, freins, aides au stationnement et meilleure protection des piétons.

 



Une gamme de moteurs plus respectueux de l’environnement

 

Outre le moteur diesel MZ-CD 1,6 litre qui sera essayé prochainement au volant d’une Mazda3, la gamme du Mazda5 se compose de deux moteurs à essence conformes aux normes Euro 5 et couplés à des boîtes de vitesses à six rapports :

  • Le MZR 1,8 l, développant une puissance de 115 ch. à 5300 rpm pour un couple maximum de 165 Nm à 4000 rpm
  • Le MZR 2,0 l DISI à injection directe nanti de la technologie i-stop3 (système « Stop&Go » à la sauce Mazda). C’est cette dernière version qui aura été essayée par la rédaction.
3
Nous ne rappellerons plus ici cette technologie : celle-ci avait déjà fait l’objet d’une explication détaillée dans notre essai de la Mazda3 4 portes en février 2010

 

Mazda5 MZR 2.0 l DISI 2011

Ce moteur d’une puissance maximale de 150 ch. à 6200 rpm développe un couple maximum de 191 Nm à 4500 rpm. Malgré une puissance plus que confortable, il consommerait 13 % de carburant de moins et émettrait 15 % de CO2 de moins (159 g/km) que son prédécesseur de même cylindrée mais à injection indirecte. Après l’avoir essayé il y a dix-huit mois dans la Mazda3 quatre portes, nous retrouvons ici, intacts ses qualités et sa frugalité…
Evidemment, le Cx et le poids de Mazda5 sont plus conséquents (avec son Cx de 0,28, la consommation de la Mazda3 4 portes s’était limité à 6,7 l/100 km), mais sur des parcours pratiquement similaires, la différence de consommation s’est située à moins d’un litre. Soit environ 7,5 l aux cent kilomètres ce qui est marquant pour un moteur deux litres essence.

Mazda5 MZR 2.0 l DISI 2011

Quant à sa tenue de route, celle-ci reste irréprochable et ses tendances sportives sont parfaitement conservées sur parcours sinueux. Y contribuent, une direction précise , un freinage facile à doser et un rouli modéré.
Cependant, grâce à une suspension plus prévenante, elle correspond mieux à ce qu’un monovolume se doit d’offrir.

Regrettons néanmoins son diamètre de braquage un peu large en ville…

 

Données techniques

 

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En conclusion

 

Plus confortable le nouveau Mazda5 correspond mieux aux critères d’un monovolume. Néanmoins sa petite touche « Zoom-Zoom » n’a pas pris de ride et c’est tant mieux !

Evidemment, ce n’est pas cette cylindrée qui sera choisie par la plupart de nos compatriotes car les Belges ont actuellement une préférence nette pour le mazout…

Mazda5 MZR 2.0 l DISI 2011

Toutefois, compte tenu de cet aspect peut-être limité dans le temps, la version MZR 2,0 l DISI est un choix pour qui rouler n’est pas une obligation quotidienne…

Mais pour qui les déplacements familiaux ont toute leur importance.