Plus que jamais dans la course : le Lexus NX 300h

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Lancé en 2014, à une époque où le SUV ne faisait pas encore fureur, le Lexus NX 300h a évolué en 2017 sur de nombreux tableaux : technologie, design extérieur et intérieur.

Toutefois, avec le Toyota RAV4 hybride, il reste encore un des seuls SUV à utiliser la propulsion hybride.

Une silhouette acérée

De l’avant, pas moyen de se tromper, il s’agit bien d’une Lexus : sa nouvelle calandre trapézoïdale encore plus angulaire avec de nouveaux inserts chromés, ses phares effilés à trois projecteurs DEL et à feux de route adaptatifs soulignés par ses feux de jour lui donne toujours ce look unique parmi les crossovers premium. Par rapport à la version précédente, les écopes avant ont aussi été surdimensionnées.

De coté, sa silhouette en coin n’a pas beaucoup évolué et reste ainsi facilement  reconnaissable par ses arêtes vives et sa poupe musclée.

A l’arrière, son identité réapparaît par ses combinés optiques redessinés à DEL dont les clignotants sont à présent à défilement.

Comme tout hybride qui se respecte, le coffre n’est pas particulièrement volumineux : 475 dm³ extensible à 1520 dm³ quand le dossier de la banquette arrière est entièrement rabattu.

A noter que les mouvements des dossiers arrière se réalisent électriquement (rabattage et remise en place)

Par rapport à sa précédente mouture, le nouveau NX 300h perd 70 dm³ mais ses dimensions extérieures sont restées identiques à la version essayée en 2014.

De nouvelles technologies

L’habitacle évolue également avec l’apparition de nouvelles teintes, et de nouvelles technologies dont un affichage tête haute et un écran multimédia EMVN de 7 à 10,3″.

Quoique fermes, les sièges maintiennent toujours bien le corps : ils intègrent un chauffage et une ventilation qui s’est avérée bien utile par cet été chaud. A l’arrière, la place est suffisante pour trois adultes. Évidemment, pour les longs trajets, la place centrale sera à réserver à une personne de petite taille ou à un enfant. Notons cependant que son habitacle est moins vaste que son frère plébéien, le Toyota RAV4 hybrid.

Toujours d’une finition exemplaire, l’intérieur a également évolué en technologies : outre l’affichage tête haute, le NX-300h s’inscrit aussi dans des systèmes de sécurité modernes comme l’assistance au maintien dans la bande de circulation, le régulateur de vitesse adaptatif et le système de sécurité pré-collision.

Les fonctions de l’ordinateur de bord se commandent à l’aide d’un pavé tactile situé sur la console centrale et dont l’apprentissage exigera du temps ainsi qu’une certaine habitude. Comme pour la LS 500h essayée précédemment,  sa précision et sa rapidité d’exécution qui en découlent resteront inférieures à un écran tactile.

Cependant, certaines fonctions comme le GPS ou le téléphone, peuvent être mises en fonction via la commande vocale, ce qui permettra de contourner cette difficulté.

Toujours sur cette console centrale, on retrouvera une molette choisissant le mode de conduite (Eco, normal et Sport) ainsi que quelques rangements dont les parois disposent de prises USB.
En option, une connexion WiFi avec carte SIM peut aussi y être installée.

En termes de sécurité, l’EuroNCAP lui a octroyé cinq étoiles en décembre 2014, cette cote lui a été renouvelée douze mois plus tard.

Sur route

Contrairement à notre essai précédent, celui-ci a porté sur une version FWD au lieu de AWD, ce qui permet au NX 300h de s’alléger de près de 70 kg.

Comme propulseur, nous retrouvons donc ce gros quatre cylindres à double arbres à cames VVTi de 2494 cm³ développant 153 ch à 5700 rpm et un couple maximum de 210 Nm entre 4200 et 4400 rpm. Ce moteur thermique qui utilise le cycle Atkinson est conjugué à un moteur électrique synchrone de 141 ch disposant d’un couple de 270 Nm alimenté par une batterie NiMH.

L’ensemble propulseur développe une puissance totale de 195 ch, ce qui permet aux 1800 kg du NX 300h d’abattre le 0 à 100 km/h en 9,2 secs et d’atteindre une vitesse maximale sur circuit de 180 km/h.

Aux dires du constructeur, la suspension du nouvel NX a été reconfigurée et cela semble se confirmer à son volant : il nous a semblé plus alerte que lors de l’essai précédent, mais le confort en paye un peu le prix…

Le NX 300h dispose de trois modes de fonctionnement : Eco, Normal et Sport. Le premier mode permet d’obtenir des consommations relativement basses, mais il a un effet castrateur qui pourrait s’avérer assez gênant dans certaines situations exigeant un peu plus de réactivité. Le mode manuel dispose de palettes derrière le volant.

En tant qu’hybride, les consommations les plus basses se réalisent en ville en revanche, les trajets à haute vitesse ne sont pas son truc. Aux termes d’un essai assez varié où les trajets périurbains ont dominé, la rédaction a pu néanmoins rester sous les 7 l/100 km.

Spécifications techniques

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Conclusions

Depuis notre essai publié fin 2014, le NX-300h a évolué subtilement : son comportement routier s’est bonifié mais le système CVT censé éviter tout heurt lors des changements de démultiplication doit toujours être apprivoisé : même si l’évolution est perceptible, il aura encore un temps de réaction entre la montée en régime du moteur et l’accélération proprement dite.

Très sobre en ville, le NX-300h rejoint la moyenne de consommation des SUV à essence quand il s’agit de rouler sur les grands axes.

Proposé en traction avant ou en 4×4, ses prix débutent à 45.000 EUR  pour la version NX 300h FWD à 65.000 EUR pour la NX 300h F-Sport Line Plus AWD.

Notons qu’actuellement, la gamme s’enrichit d’une NX 300h Shadow Edition AWD à 49.500 EUR. Cette version dispose d’équipements intéressants comme les sièges en cuir ProLuxe, la navigation Lexus Premium et des accessoires extérieurs noirs.

Benoît Piette

 

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