L’UX 250h, le SUV compact de Lexus

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Version d’accès à l’univers de Lexus, le CT 200h n’avait pas encore son pendant en SUV. C’est chose faite avec l’UX dévoilé au salon de Genève de l’année dernière.

Selon Lexus, l’UX 250h épaulera la CT 200h pour accéder à la Marque et jouera donc un rôle déterminant pour atteindre l’objectif fixé par le constructeur visant des ventes annuelles de 100.000 unités en Europe*.

* Russie, Ukraine, Kazakhstan, Caucase, Turquie et Israël étant inclus dans ce marché.

Un NX en réduction

Reprenant le style des SUV de la Marque, l’UX en apparaît un peu comme la version luxueuse du Toyota C-HR avec qui il partage le châssis et son empattement de 2,64 m.

Elle aussi la première Lexus conçue à partir de la nouvelle plateforme mondiale baptisée “GA–C”. Sa structure fait appel à l’acier à haute limite élastique, aux colles “ultrarésistantes” et au soudage laser.

Ces techniques donnent une structure rigide qui peut s’offrir le luxe d’utiliser l’aluminium pour les portes latérales, les ailes et le capot et d’un matériau composite pour le hayon, ce qui permet d’abaisser de manière substantielle le centre de gravité de l’UX.

Ainsi bardé, il se frottera au trio teuton à savoir l’Audi Q3, le BMW X1 et le Mercedes GLA ou même au Volvo XC40. Mais son hybridisme le rend toujours unique dans ce segment premium…

Tout en gardant les caractéristiques des Lexus comme cette large calandre en forme de sablier encadrée d’optiques « Full LED » au dessin très acéré, il faut reconnaître que sa silhouette diffère fortement de son cousin de Toyota. Ce style appelé “Creative Urban Explorer” semble aussi plus consensuel notamment par sa plus grande surface vitrée.

Son patronyme vient de Urban et X-over (crossover) ce qui donne UX.

Mesurant 4,50m, l’UX est aussi plus courtaud que le NX (4,64 m), mais il en garde son allure générale. Il est chaussé de jantes 17” étudiées pour être “aéroventilées”.
L’UX est également proposé avec  des jantes 18” aluminium dont des jantes spécifiques F SPORT.

A l’arrière, son hayon est toutefois plus incliné. Ses feux sont reliés par une bande lumineuse comprenant pas moins de 120 DEL et permettant de l’identifier facilement par rapport aux autres SUV de  Lexus.

Le hayon s’ouvre électriquement sur un coffre d’à peine 320 dm³ avec son double fond (ou 265 dm³ sans cet espace) alors que le C-HR, plus petit (4,36 m), en offre 377 dm³.

Naturellement, ce volume peut augmenter en rabattant le dossier des sièges arrière : il approchera alors le mètre cube.

Notons aussi que le contenu du coffre est caché par une toile dont la durée dans le temps nous a laissé assez perplexe.

Un habitacle dans la grande tradition japonaise

Inspiré par la tradition japonaise qui veut que l’habitation doive estomper la frontière entre son intérieur et l’extérieur, Lexus tend à donner une sensation de continuité dans l’habitacle. Il s’ensuit un beau champ de vision ainsi qu’une bonne perception de l’encombrement du véhicule.

Doté de l’équipement F Sport, notre UX était doté de sièges en cuir rouge appelé “Red Flare”. À l’avant, ils sont confortables et proposent six réglages manuels ou huit positions de réglage électrique avec trois mémoires.

À l’arrière, l’espace y est nettement plus mesuré mais suffira à une famille avec petits enfants.

L’instrumentation sur écran TFT LCD de 7” est digitale avec effet 3D et offre différentes présentations. À la manière des oreilles de Mickey, le tableau de bord se voit étrangement surmonté de deux molettes. Celles-ci cassent un peu l’harmonie dans la disposition des commandes.

Détail amusant : la sonorité des clignoteurs rappelle celle des réveils mécaniques de jadis.

Sur la console centrale, trône ce pavé numérique si cher à Lexus mais dont le maniement exige une certaine habitude. Il commande l’écran central du tableau de bord. Notre exemplaire disposait de l’affichage “tête haute” (option).

Notons que le système de série Lexus Premium Sound peut lire de nombreux formats audionumériques (WAV, FLAC, ALAC et OGG Orbis).
De série, le système dispose de six à huit haut-parleurs. Mais en optant pour le système audio Mark Levinson Premium Surround Sound, il en utilisera treize avec un amplificateur à 8 canaux de 668 W !

Comme il est de coutume chez Lexus, et afin de pouvoir encore mieux apprécier la musique, la plupart des sources de bruit ont été éliminées. Lexus affirme aussi que même celles générées par les projections d’eau par les pneumatiques ont été atténuées.

Au niveau de la sécurité,  l’UX vient de se payer cinq étoiles aux tests EuroNCAP.

Une chaîne cinématique inédite pour Lexus

L’UX 250h inaugure chez Lexus le nouveau moteur de 2 litres que nous avons testé le mois passé sur la Toyota Corolla Hybrid 2.0 de 180 ch.

Sur le Lexus, la puissance combinée plafonne à 178 ch. Son moteur thermique de 1987 cm3 avec un taux de compression de 14:1 développe ici 152 ch à 6000 rpm et un couple maximum de 190 Nm à 4400 rpm. Il est conjugué à un moteur électrique de 109 ch avec un couple de 202 Nm alimenté par une batterie Ni-MH de 216 V.

Notons qu’une version thermique existe aussi sous l’appellation « UX 200 », avec le même moteur 2,0 l que l’UX 250h. Toutefois, cette version n’est pas diffusée en Belgique.

La transmission aux roues avant s’effectue via une nouvelle transmission à variation continue Direct Shift (D-CVT) dont Lexus affirme qu’elle offre les mêmes performances en termes de souplesse et de consommation qu’une transmission à variation.

Sa particularité est l’utilisation d’un engrenage mécanique lors des démarrages départ arrêté avant que les poulies de la transmission à variation continue ne prennent la main. L’avantage de cette technique est qu’elle réduit la charge sur la courroie et les poulies et offre un changement plus rapide du rapport lors de l’accélération ce qui optimise la consommation de carburant.

En outre, trois modes de propulsion sont proposés : Normal, Eco et Sport +, ce dernier rend une réponse plus directe à l’accélération.

L’UX 250h est disponible en version deux roues avant motrices ou quatre roues motrices appelée E-Four. En Belgique, cette dernière n’est disponible que sur les versions UX 250h Privilege Line et F SPORT Line Plus.

Notre exemplaire se contentait de deux roues motrices, ce qui sera certainement le choix de la majorité des clients. Sa vitesse maximale est de 177 km/h et le 0 à 100 km/h est abattu en 8,5 sec.

Sur route, malgré ses 1600 kg, l’UX surprend à la fois par son dynamisme et sa tenue de route. Évidemment, si on force l’allure, le sous-virage apparaît mais un SUV n’est pas fait pour cela, répétons le !

La direction est bonne toutefois, comme d’habitude chez Lexus, elle reste très peu communicative.

La nouvelle transmission est plus en accord avec les accélérations ressenties. Certes celle-ci mouline encore, mais c’est sans commune mesure avec les versions précédentes.

En plus, il est tout à fait possible de rouler en EV à plus de 100 km/h (115 km/h suivant Lexus) et ce, dans un silence de cathédrale.

Quant à sa consommation, elle est très comparable à celle relevée récemment sur la Corolla : au terme de notre essai, l’ordinateur affichait 5,4 l /100 km.

Malgré un réservoir d’une contenance de seulement 43 l, l’autonomie calculée par l’ordinateur approchait les 700 km.

Spécifications techniques

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Conclusions

Chez Lexus, les SUV représentent actuellement 64 % des ventes. Après quelques mois de commercialisation, le nouveau UX affiche déjà 42 % des ventes alors que le NX n’en détient que 40 % et l’imposant RX seulement 18%.

Dans cette gamme, l’UX représente une belle avancée au niveau de la tenue de route : le NX, plus pataud, devrait en prendre de la graine ! Cerise sur le gâteau : sa nouvelle chaîne cinématique fait merveille en termes de consommation.

Confortable, l’UX devient aussi plus polyvalent : alors que les déplacements urbains restent la tasse de thé de son hybridisme, il ne rechigne plus à entamer des déplacements autoroutiers.

Dommage que son habitabilité arrière ne soit pas en rapport avec ses dimensions extérieures et que son volume de coffre soit si rikiki…

Proposé à partir de 35.000 EUR, notre Lexus UX 2.0L 250H F Sport Line Plus frisait les 49.000 EUR.

Benoît Piette

 

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