Le Lexus RC 300h : un face-lift discret

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Présenté en 2014 et essayé dans ces colonnes en août 2016, le coupé Lexus RC a subi un léger repoudrage au salon de Paris en 2018.

Celui-ci se situe surtout au niveau de la carrosserie, de l’intérieur et de la dynamique de conduite.

Un léger repoudrage

Pour en avoir réalisé l’essai il y a trois ans, il est difficile de déceler au premier coup d’œil les modifications qui ont été apportées au style général de ce coupé de 4,7 m. Lexus les qualifie d’ailleurs aussi de subtiles tout en étant inspirées des codes stylistiques du nouveau LC.

Ces différences concernent surtout les optiques avant sur lesquelles les designers se sont penchés. À présent, les phares à triple DEL et des nouveaux feux de jour à DEL en forme de L sont rassemblés donnant un caractère plus lisse à l’ensemble. La calandre en forme de sablier est maintenant plus ramassée et un discret becquet apparaît sous celle-ci.

À l’arrière, le dessin des feux est moins tourmenté et ont un « effet miroitant ». Plus hauts et de couleur différente, ils débordent latéralement sur les pare-chocs.

À l’intérieur de l’habitacle, les modifications sont également très subtiles : grâce à leur finition brossée, les aérateurs font plus « classe ». L’horloge analogique est à présent la même que celle de la LS.

De chaque côté de la console centrale, les rembourrages pour les genoux ont été redessinés pour donner une plus grande impression d’espace à l’avant. Les sièges électriques sont plus enveloppants, celui du conducteur possède trois mémoires. Une fois la ceinture de sécurité bouclée, le siège et le volant se positionnent automatiquement.

Pour accéder aux sièges arrière, les sièges avant coulissent automatiquement vers l’avant lorsque leur poignée de basculement sur le haut du dossier est actionnée. Ils reprennent automatiquement leur position initiale lorsque le dossier est relevé. Ceux-ci ne seront à réserver qu’à de jeunes enfants, surtout quand les sièges avant sont occupés par de grands adultes !

Pour le reste, on retrouve un écran avec un nouveau design toujours commandé par un pavé tactile qui exige toujours du doigté pour sa manipulation, ce qui n’est hélas pas synonyme d’efficacité !

Le coffre arrière est toujours aussi profond et étroit, sa capacité reste identique à la génération précédente, à savoir 340 dm³. Ce volume peut être augmenté en rabattant les dossiers des sièges arrière (configuration 60:40). Mais cette manœuvre devra se réaliser via l’habitacle car aucun levier de rabattage n’est intégré dans le coffre.

Au niveau sécurité, le Lexus RC n’a pas été testé par l’EuroNCAP. Il n’en demeure pas moins qu’il reçoit à l’instar des autres Lexus, le système de gestion intégrée de la dynamique du véhicule avec Lexus Safety System +, qui inclut le système de sécurité précollision associé au régulateur de vitesse adaptatif.
Le RC reçoit aussi le moniteur d’angle mort, l’avertisseur de circulation arrière, l’alerte de franchissement de file, la surveillance de la pression des pneus à localisation automatique et l’allumage automatique des feux de route.

Notons aussi qu’il dispose d’un capot actif dont le profil offre une protection optimale des piétons en cas de choc.

Sur route

Ici, le changement est moins sensible qu’avec la version de 2016 et pour cause, le moteur est le même !

La chaîne cinématique du RC reçoit donc le moteur 4 cylindres à cycle Atkinson et injection directe d’une cylindrée de 2494 cm³ qui développe une puissance maximale de 181 ch à 6000 rpm et un couple maximal de 221 Nm constant entre 4200 et 4800 rpm.
Le moteur électrique fournit 143 ch et un couple maximum de 300 Nm.
La batterie Ni-MH délivre un courant de 650 V.
La puissance combinée du système est de 223 ch.
Cette chaîne est associée à une transmission CVT avec palettes derrière le volant.

Ces données permettent au coupé RC d’accélérer de 0 à 100 km/h en 8,6 secondes et d’atteindre une vitesse de pointe de 190 km/h, avec une consommation moyenne de 6,2 l/100 km et des émissions de CO2 de 141 g/km (normes WLTP).

Comme il fallait s’y attendre, les sensations au cours de son essai sont très semblables à celles que nous avions ressenties il y a trois ans. Toutefois, la présence de palettes derrière le volant permet une prise en main plus “sportive”…

Grâce à sa direction précise et son excellent châssis, cette grosse propulsion se dirige naturellement. Toutefois ses 1,7 T nous rappelleront que sa vivacité n’a rien à voir avec celle de la Corolla essayée la semaine précédente.

Comme pour son devancier, l’essai s’est réalisé sur des routes diverses dont une majorité sur des nationales avec des incursions en milieu urbain.

Sans surprise, la consommation moyenne est similaire à celle relevée en 2016, à savoir 6,2 l /100 km, soit celle affichée par Lexus (normes WLTP).

Le RC ne bénéficie donc pas du nouveau moteur à course longue et à taux de compression de 14:1 que nous avons découvert récemment dans le Toyota RAV4. Selon Lexus, cette transplantation n’est pas à l’ordre du jour : c’est dommage car la consommation de ce nouveau moteur nous avait véritablement bluffés.

Spécifications techniques

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Conclusions

Même s’ils ne représentent que 5 % des ventes, les coupés Lexus, c’est surtout une image forte grâce à un dessin audacieux. Notons aussi que par rapport à son grand frère le LC, le RC représente près de 92 % des ventes !

Certes, ce n’est pas avec sa diffusion que Lexus fera du chiffre, mais le RC comme d’ailleurs le LC restera une icône pour la marque de prestige de Toyota où le confort, la sérénité et le luxe sont des maîtres-mots.

Par rapport à l’édition précédente, les progrès sont légers, la consommation identique et l’esthétique un peu plus travaillée.

Regrettons toutefois que Lexus n’ait pas botté en touche en transplantant le nouveau moteur du RAV4 de cylindrée équivalente dans son coupé. Les progrès en termes de consommation auraient été certainement tangibles !

Proposé en 2019 seulement en hybride, le coupé RC 300h est affiché à un peu moins de 52.000 EUR pour sa version Executive Line. Notre version, de finition Privilege Line est facturée à 56.400 EUR.

Benoît Piette

 

 

 

 

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