La Lexus LS 500h, la Classe S japonaise ?

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Avec ses 5,24 m de long et son luxe raffiné, la nouvelle LS 500h se présente comme le vaisseau amiral de l’escadre Lexus.

Mais c’est encore plus que cela : son mode de propulsion hybride et 4×4 hautement sophistiqué lui permet de revendiquer une place toute particulière dans le panthéon des limousines de luxe.

Une grande berline

Depuis sa première version lancée en 1989 (la LS 400), le but avoué de cette limousine Lexus est de concurrencer les Mercedes Classe S, BMW série 7 et autres véhicules premium de prestige. Entièrement repensée et basée sur le concept LF-FC apparu en 2015, la carrosserie de cette cinquième génération est encore plus longue que l‘ancienne LS 600h L.Lancée au salon de Detroit en 2017 et apparue au salon de Bruxelles cette année, sa cinquième génération offre une silhouette particulièrement dynamique dont la ligne de toit, tel un coupé, vient mourir sur un coffre relativement ramassé.

Cela est encore plus marquant à l’arrêt quand la LS 500h s’affaisse sur ses suspensions pneumatiques.

Étant donné son hybridisation qui implique nécessairement des batteries, son coffre à ouverture mains-libres n’est pas particulièrement vaste : seulement 430 dm³ et il ne dispose d’aucune modularité.

A l’avant, évidemment, les spécificités de la marque ont été reprises des autres modèles : on retrouve une énorme calandre en forme de sablier où la plaque d’immatriculation paraît flotter curieusement.

Les feux de jour ont également une signature particulière, soulignant les optiques à LED de manière unique.

Un intérieur unique

Contrairement à l’austérité affichée par les berlines allemandes, les designers de Lexus ont évoqué leur tradition pour en décorer l’intérieur en faisant appel à des artisans comme Edo Kiriko, un tailleur de verre renommé à qui l’on doit les garnitures décoratives inspirées de l’art traditionnel du verre taillé (en option).

Ses décorations sont enchâssées à l’intérieur des portières. L’ensemble d’excellente facture est malgré tout assez inattendu pour une voiture…

L’habitabilité de la LS est bonne, mais même si les sièges sont excessivement confortables grâce à leurs multiples réglages, le gabarit de certain européen n’a peut-être pas toujours été pris en compte.

L’instrumentation se veut ergonomique, elle se complète par un affichage tête haute de 24″. L’écran multimédia de 12,3  » peut s’utiliser par commande vocale ou via un pavé tactile.

Conçu apparemment pour imiter le fonctionnement du smartphone, ce pavé nécessite un fameux entraînement pour pouvoir évoluer avec la précision nécessaire dans les nombreux menus qu’offre la LS 500h dont notamment le système Lexus Premium Navigation, et le système audio Mark Levinson QLI Reference Surround avec 23 haut-parleurs.

Au niveau de la sécurité, la LS 500h est équipée d’un pack sécurité truffé de technologies conçues pour aider le conducteur à prévenir les collisions arrière, les accidents dus aux changements de voie et les chocs avec les piétons. En outre, le freinage automatique et la direction active s’associent pour éviter les collisions.

La LS 500h dispose également de la lecture des panneaux de signalisation, de l’allumage automatique des feux de route, du système de feux de route adaptatifs à deux niveaux ainsi que le Lexus CoDrive qui permet un contrôle de la direction en accord avec les intentions du conducteur en virages ou sur autoroute.

 

Un hybridisme évolué

La LS 500h bénéficie du système hybride Multi Stage constitué d’une composante thermique, un bloc V6 essence Dual VVT-i de 3,5 litres développant 299 ch à 6600 rpm et un couple maximum de 350 Nm à 5500 rpm ainsi qu’une composante électrique de 179 ch développant 300 Nm de couple. L’ensemble affiche une puissance maximale de 354 ch.Bien que raccordé à une boîte à convertisseur de couple à seulement quatre rapports, son fonctionnement reproduit la sensation de conduite d’une transmission à 10 vitesses en vue d’offrir à l’ensemble propulseur des accélérations linéaires.

Plusieurs modes de conduite sont proposés allant de l’atone « Eco » à l’impertinent « Sport + », assez irrévérencieux pour cette limousine de prestige…

Reposant sur la nouvelle plate-forme GA-L, la LS 500h n’a évidemment rien d’une ballerine, mais son utilisation en WTCR n’est pas prévue par Lexus. Elle n’en demeure pas moins agréable à conduire pour autant qu’il ne faille pas augmenter brusquement l’allure.

Si d’aventure il faut le faire, le bruit très présent du V6 en étonnera plus d’un et paraîtra même assez inconvenant aux passagers d’autant plus que celui-ci n’a rien de musical…

Hormis cette bruyante extravagance du moteur qui lui permet quand même d’abattre le 0 à 100 km/h en 5,5 sec, la LS reste conforme aux attentes de ses concepteurs en termes de confort.

Proposée en Europe uniquement en quatre roues motrices, elle peut se propulser en mode électrique jusque 129 km/h, mais seulement pour quelques kilomètres car comme toutes les Lexus hybrides, elle n’est pas « plug-in ». A la fin de notre essai, sa consommation tournait autour des 9 l aux cent.

Il est vrai qu’avec une masse de près de 2,5 T, ce n’est pas excessif. Avec son réservoir de 80 l, son autonomie devrait avoisiner les 800 km.

Spécifications techniques

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Conclusions

La souplesse, le silence et le raffinement sont des thèmes chers à Lexus. Ils sont tous rencontrés avec le LS 500h sauf si le chauffeur envisage de se prendre pour un pilote de rallye : la LS répondra avec un enthousiasme assez sonore voire éclatant : it’s shocking my dear !

Évidemment, même s’il s’agit d’une hybride, sa consommation reste en rapport avec le poids de la monture…

Quant au prix, il faut tabler entre 95.000 et 133.000 EUR sans option… quand on sait qu’apparemment, la garniture en verre taillé de Kiriko revient déjà à 5000 EUR…
Lexus Belux envisage en écouler une vingtaine.

Benoît Piette

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