ESSAI : La Lexus IS 250 C , avec un C comme dans « cabriolet »

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La gamme de la seconde génération de IS s’est complétée avec l’arrivée d’un cabriolet à toit rigide.

Avec ce petit dernier, Lexus pourra ainsi se mesurer à armes égales avec ses rivaux Premium et plus particulièrement au cabriolet BMW série 3.



Lexus IS250 C



Un cocon douillet

 

Vu de l’avant, il est ardu pour un œil non averti de distinguer le cabriolet de la berline : la calandre dégage cette même impression de sportivité et de luxe propre aux Lexus de la gamme IS.

Lexus IS250 C

Hélas l’arrière est moins bien réussi : l’IS250C appartient bien à la génération de cabriolets à « gros popotin » où les contraintes du mécanisme du toit rigide ont impliqué un dessin quelque peu disgracieux de la poupe.

Lexus IS250 C

Il est vrai que cet encombrant dispositif est particulièrement sophistiqué : pas moins de treize moteurs électriques et trente-trois capteurs sont nécessaires pour remplir sa fonction.

Afin de sécuriser encore plus cette opération qui ne peut se faire qu’à l’arrêt complet du véhicule, un radar vérifie s’il y a suffisamment de place à l’arrière avant que le coffre ne commence à basculer.

Lexus IS250 C

Toute cette manœuvre qui dure une vingtaine de secondes peut être suivie sur un petit écran du tableau de bord.

Enfin, notons que le toit ne pourra être replié dans le coffre qu’à condition que la place qu’il lui est dévolue soit préservée grâce à un système de panneaux avec senseurs dont le maniement exige toutefois une certaine accoutumance, voire un certain doigté.

Lexus IS250 C

L’accès à l’arrière se fait par le basculement électrique du siège avant. La place n’est prévue que pour deux passagers.

Le toit mis en place, les passagers arrière de grande taille devront voyager la tête dans les épaules, ce qui ne les empêcheront pas de boucher la rétrovision au conducteur… D’autant plus que la lucarne arrière est particulièrement étroite et il est heureux que le radar de recul soit couplé à une caméra.

Lexus IS250 C

Quoique d’un dessin plutôt austère, la planche de bord est ergonomique et d’un ajustement toujours aussi irréprochable.
Notons cependant le peu d’espaces de rangement dans tout l’habitacle.

Son équipement se veut évidemment complet : le véhicule d’essai possédait une climatisation haut de gamme avec une gestion du débit d’air et de la température en fonction de la position du toit, de la vitesse et de la température extérieure.
Quant aux sièges en cuir, ils sont ventilés.

Lexus IS250 C

A cette airco dernier cri s’ajoutent un volant à réglage électrique accouplé à la mémorisation du siège électrique, un système multi-média Mark Levinson, GPS à écran tactile, Bluetooth ®, des feux bi-xénon avec allumage automatique, des essuie-glace automatiques, l’accès et le démarrage sans clé, les rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement avec une fonction « marche arrière », etc…

Cependant, dans cet univers contemporain et bien pensé, un petit détail choque : la montre LCD vert semble provenir d’un accessoiriste automobile des années 1980.

Lexus IS250 C

En mode « coupé », avec ses 420 dm³, la malle arrière est une des plus volumineuses de la catégorie.
En revanche, décapoté le volume du coffre se résume à 160 dm³, soit environ ce que propose une IQ.

 

Pour un cruising anti-stress



Malgré une face avant quelque peu agressive et un moteur délivrant 208 ch. à 6400 rpm, ce cabriolet n’a aucune prétention sportive. Son poids respectable de presque 1,8 tonnes annihile toute prétention à se mesurer avec ses rivales premium.

Lexus IS250 C

Néanmoins, une fois lancé, ce cabriolet se veut confortable et silencieux : les remous dus au vent ne sont que faiblement perçus par les quatre occupants. La suspension reste douce en toutes circonstances et le bruit du mobilier est contenu et ce, malgré des pneus de 255/40 montés sur de belles jantes de 18″.

Malgré son embonpoint, les freins sont parfaitement dimensionnés et remplissent leur tâche avec satisfaction. La direction reste douce et précise.

Lexus IS250 C

Quant au moteur, il a tendance à se faire oublier, tellement son silence est impressionnant. Plus souple que puissant, ce V6 dual VVT-i (1) à injection directe reste assez indolent dans les basses rotations mais à sa décharge, il a fort à faire avec le poids de l’auto ! (d’autant plus que son couple de 252 Nm est perché à 4800 rpm !)



(1) Calage variable et intelligent de la distribution

Lexus IS250 C

La boîte automatique est de type AI-Shift (2) avec passages de vitesses séquentiels. Sous ce jargon technique, on découvre une boîte « intelligente » qui change automatiquement la configuration de sa transmission en fonction de l’état de la route et/ou du type de conduite.

En outre, ses six rapports peuvent être passés par deux palettes placées derrière le volant. Et enfin, trois modes de conduite sont possibles : Power (tendance sportive plus affirmée), Normal et Snow (conditions climatiques hivernales). Cette profusion de techniques lui permet une fluidité assez étonnante avec des rapports qui s’égrènent rapidement et sans à-coup.

(2) Artificial Intelligence-Shift

Lexus IS250 C

Dans ces conditions, à 90 km/h, le moteur peut ronronner sagement à un peu plus de 1500 rpm.
Quant aux palettes et au « Power mode », ces solutions plus « sportives » permettent une conduite certes plus dynamique et plus réactive, mais il faut admettre que celle-ci ne correspond guère à la philosophie du véhicule malgré son châssis bien né et renforcé pour l’occasion.

Si malgré cela, l’envie d’en découdre vous démange, choisissez alors l’IS F, vous ne serez pas déçu !

Lexus IS250 C

En se conformant à cette doctrine, l’IS 250C consommera environ 9 l aux 100 km soit une autonomie proche des 700 km. Notez néanmoins que sur les nationales, avec un pied suffisamment léger, il est tout à fait possible de passer sous la barre des huit litres.

 

Caractéristiques techniques

 

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Dimensions

 

Lexus IS250 C

Avec des tarifs situés entre 50.000 € et 60.000 €, on ne peut pas prétendre que l’IS250 C soit bon marché, mais à options égales, son challenger tout désigné, le cabriolet BMW série 3, n’est certainement pas moins cher !
Ne dit-on pas aussi que la qualité et la fiabilité ont un prix ?

Lexus IS250 C