ESSAI : La Lexus CT200h, la première compacte hybride de luxe

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Chez Lexus, la marque premium de Toyota, l’hybridisme était réservé aux voitures des gammes supérieures comme les GS450h, LS600h, voire RX 450h.


Lexus CT200h 2011

Voici qu’à présent, Lexus créée une nouvelle gamme dans le segment C, à savoir les véhicules compacts. Tournant résolument le dos au mazout et ses «subtiles fragrances», Lexus est pour l’instant la seule marque premium à proposer ce genre de véhicule qu’en mode hybride.


Une silhouette discrète, un intérieur cosy

 

Apparemment, le style que Lexus a voulu pour la CT200h allie le consensuel avec un dynamisme dont les lignes s’inspirent très largement du concept LF-C de 2009.

Lexus LF-C Concept 2009

Lexus LF-C Concept 2009

Elle affiche des arêtes saillantes qui affinent sa robe tout en la rendant plus dynamique (le Cx a comme valeur 0,28). Avec un empattement de 2,60 m, le constructeur a voulu faire la part belle à l’habitabilité, mais elle reste dans la norme, sans plus.

Lexus CT200h 2011

Quant au volume du coffre, ses 345 dm³ peuvent paraître limités, mais n’oublions pas qu’il a fallu caser la batterie hybride (Ni-MH) sous son plancher. Sièges arrière rabattus, sa capacité double en passant à 700 dm³.

Lexus CT200h 2011

A son bord, elle se veut accueillante, ses sièges avant sont très bien réussis et soutiennent admirablement le corps. Néanmoins, les grands gabarits se rappelleront que les japonais n’ont pas tous le profil des lutteurs de Sumo, loin s’en faut !

Lexus CT200h 2011

Le volant tombe parfaitement en main et les commandes s’avèrent très ergonomiques, surtout le Remote-Touch situé sur la console centrale et fonctionnant un peu comme une souris d’ordinateur.

Lexus CT200h 2011

Ce dernier permet de naviguer aisément sur un écran 8″ qui peut s’ajuster en hauteur ou se rabattre si le conducteur le désire. Le combiné d’instrument possèdent deux cadrans très lisibles qui affichent la vitesse et les informations concernant le système hybride du moteur.

Lexus CT200h 2011

En outre, les indications relatives à l’ordinateur de bord sont à tout moment disponibles et peuvent être « feuilletées » grâce à un interrupteur situé sur le volant.

L’accoudoir central est situé trop en arrière pour être réellement efficace, le coude du conducteur vient dès lors se reposer sur le rebord étroit et dur d’un emplacement dédié aux sempiternelles canettes…

Lexus CT200h 2011

Relativement complet, l’équipement de l’exemplaire essayé possédait une installation GPS/Media/Bluetooth® très performante.

Cependant, le régulateur de vitesse et le limiteur de vitesse étaient aux abonnés absents, chose assez surprenante quand on sait que ce genre d’équipement peut se retrouver même sur de petites citadines sans aucune vocation « premium » !

Lexus CT200h 2011

 



Sécurité

 

Malgré sa spécificité due à son mode de propulsion, les testeurs de l’organisme Euro-NCAP ont gratifié la CT200h de cinq étoiles. Ces résultats se sont avérés excellents que ce soit au niveau des passagers (qu’ils soient adultes ou enfants) ou piétons.

Lexus CT200h 2011

Ils n’ont révélé qu’une faiblesse au niveau de la cage thoracique du conducteur à l’occasion de chocs latéraux (side pole impact).

 

Moteur

 

Ici nous devrions parler plutôt des moteurs : car, comme les roturières Toyota Prius et Auris HSD, le système « full hybrid » de la CT200h associe un moteur thermique quatre cylindres VVT-i de 1,8 litres de cylindrée à un moteur électrique synchrone à aimant permanent. Ces deux propulseurs sont reliés à un générateur, à une batterie hybride (toujours en Ni-MH) et gérés par une électronique de puissance et un répartiteur de puissance qui centralise et affecte une puissance développée suivant les exigences de la route (136 ch.).
Tout cela peut être suivi par un graphisme simple apparaissant sur l’écran de l’ordinateur de bord face au conducteur.

A l’instar de la Prius, ce système peut donc fonctionner soit en mode essence soit en mode électrique ou en combinant les deux modes.

Lexus CT200h 2011

Cette technologie très peu bruyante procure à la CT200h une accélération progressive et efficace. En outre elle lui permet des consommations basses et en corollaire, un faible niveau d’émissions en CO2, NOx et particules.



Tenue de route

 

Pour qui connaît l’Auris HSD ou la Prius, le dépaysement ne sera que très marginal… il est vrai que ces modèles Toyota sont très proches même si leurs origines sont plus « plébéiennes ».

En revanche, pour le conducteur Lambda, une petite adaptation s’avérera nécessaire : le moteur est tellement inaudible qu’il croira avoir « calé »…
En outre, la transmission continue CVT (comme jadis les DAF « à bretelles ») implique un temps de réaction qui devra être assimilé avant toute accélération brutale.

Lexus CT200h 2011

Notons aussi que la transmission exige une accoutumance car la CT200h propose pas moins de quatre modes de conduite :

  • Le mode EV permet de rouler en utilisant uniquement le moteur électrique pendant 2 km à une vitesse maximale de 45 km/h.
  • Les programmes ECO et NORMAL optimisent le rendement et la consommation du système hybride et vont de paire avec le style de conduite « Relaxing ».
  • Et enfin, le programme SPORT, associé au style de conduite « Dynamic », permet d’exploiter toutes les performances du véhicule.

Pour mieux visualiser ces différents modes de conduite, le combiné d’instruments change son éclairage bleu des modes EV, ECO et NORMAL pour le rouge lorsque le mode SPORT a été sélectionné. En même temps, l’indicateur de puissance du système hybride se métamorphose en un compte-tours.

Dans ces conditions, la réponse à l’accélérateur devient plus directe, la direction plus franche tandis que le seuil d’intervention des contrôles de stabilité (VSC) et de motricité (TRC) est relevé.

Lexus CT200h 2011

 

Une fois toutes ces données intégrées, le conducteur pourra alors profiter pleinement d’un châssis dynamique et parfaitement adapté à ce genre de conduite.

Malgré une direction un peu collante, la CT200h vire comme sur des rails et permet d’adopter une conduite «active». Toutefois, il est certain que la transmission CVT n’a jamais été reconnue comme un modèle de transmission sportive et il faudra donc anticiper ses réactions.

En outre, le bruit du moteur qui donne soudainement de la voix peut sembler un peu incongru sur ce véhicule destiné principalement à une conduite responsable et citoyenne…

Lexus CT200h 2011

Quant aux freins, il faudra également assimiler qu’ils sont aidés par le moteur électrique qui se comporte alors comme une génératrice pour assurer la récupération de l’énergie dissipée lors du freinage. Le tout étant accompagné d’un bruit qui fera sourire avec nostalgie les adeptes des anciens tram 23 à la place Meiser…

 

Ses consommations

 

Evidemment c’est ici que l’on mesure toute l’étendue de cette technologie : sur parcours variés et surtout urbains et sans aucune recherche pour un «economy run», la moyenne de notre consommation a tourné aux alentours de 5 litres aux cent kilomètres, ce qui reste remarquable. Cependant, il est probable que les déplacements sur les autoroutes vallonnées de l’Ardenne n’auraient pas donné des résultats aussi flatteurs…

 

Spécifications techniques

 

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En conclusion

 

Lexus a très bien négocié son approche du segment C : la CT200h reste néanmoins un véhicule atypique mais attachant.

Lexus CT200h 2011

Malgré le mode SPORT, sa conduite est relaxante et modère les ardeurs du pied droit. Elle nous réapprend à partager la route et non à la prendre…