Le Land Rover Discovery Sport D240 4×4, unique en son genre

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Connu pour ses prestations hors piste, Land Rover a présenté dernièrement son nouveau Discovery Sport. Basé sur la même plateforme que le Range Rover Evoque, le Discovery Sport propose un véhicule plus baroudeur quoique peut-être moins premium.

Un style de baroudeur

Ah, il a de la gueule ce Discovery Sport !
Bien que subsistent ses traits tels que son capot en relief, sa ceinture de caisse montante et sa ligne de toit profilée, certaines de ses caractéristiques ont été modernisées depuis son lancement en 2014. A présent, il dispose de phares LED à l’avant et l’arrière, de nouveaux boucliers et une nouvelle calandre basée sur le Velar.

Le nouveau Discovery Sport est disponible en versions S, SE et HSE. Celles-ci peuvent être combinées avec le design extérieur R-Dynamic. 

Comme le Range Rover Evoque, il est basé sur la nouvelle plateforme “Premium Transverse Architecture” (PTA) de Land Rover dont la structure est 13% plus rigide. Cette architecture permet aussi d’installer une motorisation à hybridation légère (MHEV) de 48 V. De plus, grâce à la présence d’un sous-châssis, la propagation du bruit et des vibrations dans l’habitacle a été réduite.

Le coffre propose une capacité de 541 dm³ en configuration cinq places. Celle-ci se voit réduite à 100 dm³ en version sept places.

Vu son équipement très complet, il est étonnant que le hayon ne soit pas motorisé.

La sécurité intègre de série des aides au stationnement avant et arrière, une caméra de recul, le freinage d’urgence autonome, l’assistance de maintien de file, la surveillance de l’état de vigilance du conducteur ainsi qu’un régulateur et un limiteur de vitesse.

La version précédente du Discovery Sport avait reçu en décembre 2014 cinq étoiles, celles-ci ont été confirmées en décembre 2018. Il est fort à parier que cette cote maximale sera renouvelée avec cette nouvelle mouture.

Un intérieur confortable

L’habitacle du nouveau Discovery Sport a été revu pour offrir un confort accru et plus d’espace à l’avant ainsi qu’à l’arrière. L’ensemble des espaces de rangement libère jusqu’à 1794 dm³ de volume.

Les sièges sont confortables, à l’arrière, la banquette est fractionnée ⅔ – ⅓ et peut aussi coulisser et permettre ainsi jusqu’à 24 configurations d’assises différentes. Une troisième rangée est disponible en option.

Les passagers des deuxième (et éventuellement troisième) rangée(s) peuvent ajuster individuellement le chauffage et la ventilation.

De la technologie à gogo

Le combiné d’instrument est entièrement numérique 12.3” et il peut être secondé par un affichage tête-haute.

L’ensemble est clair et son ergonomie est bien pensée. Au centre, trône un nouvel écran tactile de 10 ¼“ qui est combiné au système d’infodivertissement Touch Pro disponible de série. La connectivité pour smartphone est totale, tandis que les porte-tablettes Click & Go des sièges arrière augmentent le nombre de ports de chargement. Notons aussi la présence d’un point d’accès WiFi en 4G jusqu’à huit appareils, six ports USB et trois prises 12 V.

En option, le Smart Settings peut retenir les préférences des conducteurs. Cette technologie à auto-apprentissage reconnaît jusqu’à huit profils de conducteur à leur clé ou à leur téléphone et ajuste les réglages du siège et de la colonne de direction lorsqu’il s’approche.

Mais le plus spectaculaire reste encore la technologie de vision au sol « ClearSight » – développée à partir du concept “Transparent Bonnet” qui utilise des caméras montées sur la calandre et les rétroviseurs afin d’afficher sur l’écran tactile, une vision permanente à 180° du sol à l’avant, un peu comme si l’avant du véhicule était transparent : magique !

Pour compléter ce florilège de technologies, il faut aussi retenir le rétroviseur intérieur intelligent qui se transforme en un écran vidéo pour afficher la vue arrière grâce à une caméra installée au-dessus de la lunette arrière. Celle-ci permet d’élargir le champ de vision du conducteur à 50° et de maintenir une excellente visibilité quelles qu’en soient les conditions climatiques et le chargement du véhicule. En outre, cette caméra est conçue pour empêcher l’eau et la boue d’en obstruer son objectif.

Grâce à un interrupteur, le conducteur peut à tout moment réactiver le rétroviseur classique.

Sur la route et en dehors…

La gamme de motorisations Ingenium à quatre cylindres offre en Belgique deux essence (200 et 250 ch) et trois Diesel (150, 180, 240 ch). Il existe aussi une version Hybride essence Plug-in appelée P300e propulsée par petit moteur de 1.5 l.

Notre exemplaire disposait du 1999 cm³ développant 240 ch à 4000 rpm et un couple confortable de 500 Nm à 1500 rpm. Il bénéficiait d’une hybridation légère en 48 V.

A noter que le choix d’un moteur diesel est réalisé par 88 % des acquéreurs de Discovery Sport. Sa transmission s’effectue par une boîte ZF à neuf rapports avec palettes derrière le volant.

On ne s’appelle pas Land Rover pour rien : par son système « Driveline Disconnect » disponible notre  version AWD (99 % des propriétaires ont choisi le 4×4), le Discovery Sport passe de quatre à deux roues motrices en une fraction de seconde et vice-versa pour retrouver une meilleure motricité si les conditions du terrain l’obligent.
Sa garde au sol est de 212 mm et ses angles d’attaque, de crête et de fuite font respectivement 25°, 20° et 30°. Il est possible d’affronter des pentes allant jusqu’à 45°.

Sa capacité de remorquage maximale est de 2,5 T. A son volant, on remarque tout de suite son couple camionesque. En ville, et plus spécialement à Schaerbeek, il faudra savoir doser précisément l’accélérateur sous peine de dépasser les 30 km/h réglementaires… Mais rouler en milieu urbain avec un Discovery, même si son prénom est Sport n’est pas commun ! Même si la visibilité est bonne et que les ralentisseurs sont avalés avec souplesse, il fera grincer des dents certains de nos édiles ô combien VERTueux…

Sur les autoroutes d’Outre Rhin, la puissance de ses 240 ch pourra sembler être galvaudée. Certes, le Discovery Sport est lourd (près de 1,8 T quand même !), mais ce n’est pas sur ce terrain qu’il faut le chercher.  

Grâce à sa suspension souple et malgré ses jantes de 20”, il garde un confort de très bon aloi, sa direction n’a pas la précision de certains SUV concurrents notamment français. Mais ces derniers comme la majorité des autres concurrents n’auront aucune chance de le suivre en tout terrain (il peut même passer des gués de 60 cm de profondeur !)

Reste l’aspect consommation : eu égard à sa puissance respectable, la rédaction a pu maintenir sa consommation sous les 8 l/100 km.

Mais une intrusion en ville ou un passage en tout terrain la feront facilement monter aux alentours des 10 l/100 km.

Conclusions

Le face lift du Discovery Sport est avant tout technologique : il permet encore une fois de s’étonner de ses capacités à rouler en tout terrain ! Discrète mais efficace, l’électronique veillera toujours au grain…

Représentant 17 % des ventes de Land Rover en Belgique, le Discovery Sport s’adresse principalement aux professions où le tout terrain est un lot régulier voire quotidien. Malgré ses 4,60 m de long, il offrira à cinq adultes avec armes et bagages un cocon douillet paré pour de longs trajets sur route difficile.

Proposé à partir de 38.250 EUR pour le 150D à boîte manuelle à six rapports, notre Discovery Sport était facturée à 72.269 EUR avec ses quatre packs (Black, Drive, Park et Technology) et ses options.

A noter qu’en Belgique, la version sa plus choisie est le D150 Automatique AWD en finition S. 

Quant à la version Hybride essence Plug-in (P300e) ses prix débutent à un peu moins de 53.000 EUR.

Benoît Piette

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