Essai : La Lada Kalina 1117 : back to the past !

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Lada Kalina 1117

Depuis son retrait virtuel des marchés européens il y a plus de dix ans, Lada ne signifie plus grand chose pour les jeunes conducteurs. En revanche pour la majorité des autres usagers, c’est une marque « low cost » avant la lettre, proposant des produits techniquement surannés et quelquefois à la fiabilité douteuse.


Depuis la Samara, et les rarissimes Lada 110, 111 et 112, on avait cru que Lada ne réapparaîtrait plus sur les marchés occidentaux : leur esthétique assez singulière et leur manque légendaire de fiabilité n’avaient rien fait pour arranger les choses.

Mais c’était sans compter sur l’arrivée d’une jeune société française LADA France SAS située à Saint Ouen l’Aumône dans la région parisienne. Cette société a été créée par le constructeur automobile Russe AvtoVAZ pour la distribution des véhicules Lada en France et en Belgique.


Actuellement, LADA France SAS importe une nouvelle gamme de véhicules constituée par la Kalina, la Priora et l’indécrottable 4×4 Niva qui fête cette année ses trente-trois ans !


KALINA, en toute discrétion.

 

Le véhicule essayé provient d’un garage Lada situé à Fayt-Lez-Manage. Modèle « bas de gamme », il était même dépourvu d’ABS et les protections latérales manquaient.
La ligne est sobre et finalement plaisante, on dirait une ancienne Nissan Micra rallongée. Il est vrai la Kalina essayée était la version break appelée également « 1117 ».

Lada Kalina 1117

Dans la gamme Kalina, on trouvera aussi une berline quatre portes (1118) ainsi qu’une berline cinq portes (1119).

Lada Kalina 1117

A l’intérieur, l’ajustement du mobilier nous reporte au siècle passé et la qualité des matériaux employés – quoiqu’en progrès – n’est pas encore au niveau des canons européens.

La position de conduite est bonne, mais on s’enfonce trop dans les sièges, la faute à une mousse du genre Dunlopillo qui a fait jadis la renommée des DS et autres Citroën des années soixante.
Notons que le tissu recouvrant les sièges semble aussi assez fragile.

Lada Kalina 1117

Les instruments de mesure du tableau de bord sont très lisibles ; on y retrouve même un ordinateur de bord indiquant, entre autre, la consommation moyenne.

Seules les vitres  à l’avant sont à commandes électriques. Le réglage des grands rétroviseurs extérieurs s’effectue toujours mécaniquement.

Un système audio avec lecteur USB très « aftermarket » enchâssé dans la console centrale termine l’équipement de série. Signalons aussi que la Kalina ne dispose que de deux airbags.

Lada Kalina 1117

A l’arrière, la place est suffisante pour deux adultes et, suivant le constructeur, le coffre a une capacité de 355 dm³, ce qui est honnête pour un véhicule de 4,04 m de long.

Lada Kalina 1117

Lorsque la banquette arrière est entièrement rabattue, le volume atteint 680 dm³ (toujours suivant Lada).

Lada Kalina 1117

Quant au moteur, il s’agit d’un 1390 cm³ à seize soupapes développant 90 ch. à 5000 rpm. Son couple de 127 Nm est assez haut perché (4500 rpm).
La consommation moyenne mixte revendiquée par Lada est de 6,4 l aux cent kilomètres.

 

Лада Калина, specially designed for Belgian roads.

 

Une fois la clé tournée dans le barillet, on se rend immédiatement compte que ce modèle ne date pas d’aujourd’hui : il est vrai qu’il a été lancé en Russie en 2004.
Le démarreur s’acquitte de sa tâche avec un bruit assez insolite. Le petit moteur est rageur et il le fait bien savoir dans l’habitacle en étouffant de son mieux les nombreux bruits de mobilier.

Mais ce qui surprend le plus, c’est la direction : légère certes, mais beaucoup trop démultipliée ! En ville, on n’arrête pas de mouliner le volant, ce qui nuit à la précision.

Les vitesses passent bien grâce à un levier à grand débattement. Hélas, le soufflet se démanchait quand le cinquième rapport était enclenché.

Lada Kalina 1117

La nervosité du moteur en a étonné plus d’un, et les nonante chevaux sont bien suffisants pour déplacer ses 1.155 kg ! La consommation moyenne reste modérée et correspond entièrement à ce que Lada a publié dans ses catalogues. La nervosité du moteur ravira probablement certains conducteurs quitte à ce que la consommation dépasse alors les huit litres, ce qui est… presque raisonnable.
Les freins mixtes (disques à l’avant, tambour à l’arrière) s’acquittent bien de leur tâche.

Le chauffage fera certainement des émules : la Kalina a été conçue en Russie et on en attendait pas moins. L’habitacle est très vite à température et il faut même réduire assez rapidement la bruyante ventilation.

Lada Kalina 1117

La suspension est aussi une bonne surprise, avec des pneus de marque Pirelli, la Kalina Break se comporte honorablement même si on décèle une tendance au roulis.

Quant au confort, on dirait que sa suspension a été étudiée pour des routes… belges à défaut de pistes dans la toundra.
A l’instar de la publicité Michelin du début du siècle dernier, la Kalina « boit » littéralement les nids de poules et autres joyeusetés de la célèbre E19 à la hauteur de Nivelles et ce, à un point que nous nous demandions pourquoi les autres véhicules roulaient aussi précautionneusement.

L’anti-Dacia ?

Au terme de cette prise en main, il faut reconnaître que la Kalina doit encore beaucoup évoluer pour arriver au niveau des autres constructeurs . Mais la base est bonne et il ne manque qu’une consolidation du produit.

Lada Kalina 1117

Le prix de base (7.990 € en France) est peu élevé, ce qui fait environ 1000 € de moins que la Dacia Logan MCV à cylindrée identique mais qui est mieux finie. Signalons aussi que le réseau Renault est nettement plus développé et que Lada n’en est qu’à ses premiers balbutiements.

Gageons que cette jeune société parisienne pourra faire le maximum pour rendre sa sympathique Kalina pleinement compétitive.

 

Données techniques

 

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