ESSAI 2017: La Kia Optima PHEV, une autre hybride plug-in

Classé dans : Essais - Kia (Corée du Sud) | 0

Kia propose depuis décembre 2012 une version hybride de l’Optima, sa grande berline sensée conquérir quelques parts de marchés dans le segment des familiales.

Relookée entretemps, elle offre depuis le salon de Genève 2016 une version hybride qui est à présent rechargeable (plug-in) et capable de rouler en mode électrique sur plus de 50 km.

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

Parviendra-t-elle à faire de l’ombre à la toute nouvelle Toyota Prius PHV dévoilée la semaine dernière ?

 

Une ligne plus moderne

Par rapport à la précédente version, la ligne s’est encore affinée, mais à quelques millimètres près, elle garde les mêmes dimensions imposantes : elle approche les 4,86 m de long et avec 1,86 m, sa largeur gagne 3 cm. Elle joue toujours dans la même cour que l’Opel Insignia, la Ford Mondeo, la Skoda Superb ou maintenant, la Renault Talisman.

Kia Optima PHEV – Test 2017

Ses optiques sont plus effilées et sa calandre a été redessinée en adoucissant son museau de tigre, caractéristique des Kia actuelles. Sa longue silhouette lui donne une allure très dynamique.

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

A l’arrière, les feux horizontaux accentuent encore la largeur du véhicule.

La malle arrière s’ouvre sur un coffre au volume assez torturé présentant une capacité d’à peine 307 dm³, soit 78 dm³ de moins que l’Optima Hybride de 2011  ou à la Mondeo Hybride essayée il y a un an. Notons aussi que la banquette arrière reste fixe et interdit donc toute augmentation de volume.

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

Cependant, il faut signaler que contrairement à la version qu’elle remplace, l’Optima 2016 est maintenant rechargeable et il faut bien trouver de la place pour caser ses batteries ! C’est aussi pourquoi le réservoir à carburant a été amputé de 10 litres (55 l au lieu de 65 l).

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

En outre, lors du chargement des maigres bagages, il faudra aussi composer avec les trousses renfermant le kit anti-crevaison, le triangle de danger et les câbles électriques destinés à sa recharge !

Enfin, signalons qu’il suffit de se placer à l’arrière du véhicule avec sa clé pour que la malle de son coffre s’entrebâille.

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

A l’intérieur, la place y est royale et est comparable à celle offerte par la Ford Mondeo, la VW Passat ou même de la Skoda Superb.

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

Ses sièges sont confortables et disposent de tous les raffinements proposés dans les berlines modernes.

L’agencement du tableau de bord est ergonomique et les commandes sont bien disposées.

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

Pour épargner l’énergie, l’Optima Plug-in Hybrid dispose d’un système d’air conditionné intelligent avec une fonction « Driver Only » quand il n’y a que le conducteur à son bord. Le volant peut être réchauffé.

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

L’Optima PHEV est équipée de la dernière fonctionnalité de navigation audio-visuelle (AVN) de Kia, avec un système d’info-divertissement tactile de 8″ avec en standard un système audio à six haut-parleurs. Le système AVN dispose d’une fonction pour localiser les stations de recharge à proximité. Il est aussi conçu pour fonctionner avec les téléphones Android et Apple CarPlay™.

Sur la base de la console centrale il est possible de charger son smartphone par induction.

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

Pour les mélomanes, Kia peut équiper son Optima d’un système audio Harman Kardon QuantumLogic™ Premium de 590 watts avec pas moins de dix haut-parleurs.

Comme sur toutes les voitures modernes, l’Optima reçoit une pléthore d’aides à la conduite comme le Advanced Smart Cruise Control (SCC), qui ajuste automatiquement sa vitesse au véhicule qui précède, le freinage d’urgence autonome (AEB), le Lane Keeping Assist System (LKAS) permettant de garder la voiture entre les marquages au sol par des mesures correctives automatiques sur la direction, le High Beam Assist (HBA), qui ajuste automatiquement la portée des phares en fonction des autres véhicules et des conditions routières, le détecteur de signaux routiers affichant une limitation de vitesse (SLIF), le détecteur d’angle mort Blind Spot Detection (BSD) et enfin le Rear Cross Traffic Alert (RCTA), qui signale la présence d’autres voitures quand le conducteur effectue une marche arrière dans un parking.

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

Tous ces outils ont permis à l’Optima d’engranger cinq étoiles à l’EuroNCAP avec une cote de 89 % pour les passagers adultes, de 86 % pour les enfants, 67 % pour les piétons et 71 % pour les aides à la sécurité.

 

Sur route

La nouvelle Optima PHEV va plus loin que celle qu’elle remplace : à présent, elle est rechargeable, ce qui lui permet, selon le constructeur, de réaliser 54 km sans émettre un seul gramme de CO2.

La partie thermique reste pareille : il s’agit d’un moteur essence atmosphérique de deux litres GDI (injection directe) à seize soupapes développant gentiment 156 ch à 6000 rpm et un couple assez haut perché de 185 Nm à 5000 rpm.

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

La partie électrique est composée par un moteur de 68 ch développant instantanément un couple de 205 Nm. Une seconde jauge contrôle la charge batterie de polymère lithium-ion de 9,8 kWh soit à peu près la valeur que propose la VW Passat GTE.

Sa puissance combinée s’établit à 205 ch à 6000 rpm autorisant une vitesse maximale de 192 km/h et une accélération de 0 à 100 km/h de 9,4 sec. Celle-ci est distribuée aux roues avant via une boîte de vitesses automatique à six rapports.

 

En comparaison, la Passat GTE essayée en septembre dernier fournit des valeurs similaires mais les moyens sont plus adaptés aux usages européens : la puissance de 156 ch du moteur thermique est certes identique, mais elle est fournie par un petit 1,4 TSI, beaucoup moins taxé…

De plus, la puissance électrique de l’allemande est de 115 ch, ce qui lui permet d’être nettement plus énergique grâce aussi à son excellente boîte DSG avec palettes au volant !

La mise en route (Keyless) et sa conduite sont identiques aux véhicules thermiques à transmission automatique. L’Optima évolue dans un silence à peine perturbé par le moteur quand le mode hybride est choisi.

L’ambiance est raffinée et une conduite dynamique semblerait presque incongrue même si son équilibre reste neutre…

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

Il est vrai que l’Optima PHEV n’est pas légère : avec ses 1700 kg à vide, elle ne se manœuvre pas comme une petite sportive !

Sa direction reste très douce, suffisamment précise mais filtre à notre avis un peu trop la réalité de la route. La Mondeo ou la Passat semblent nettement plus convaincantes à ce niveau.

En outre, il faut admettre que son diamètre de braquage n’est pas vraiment exceptionnel.

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

Quant aux freins, ils ne dépayseront le conducteur de véhicules thermiques : ils sont efficaces mais contrairement aux autres marques proposant des véhicules EV, il n’est pas possible de moduler la récupération comme sur la Passat GTE, par exemple (position B).

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

Sa consommation en mode hybride varie naturellement en fonction de la charge de la batterie, mais elle se situe entre 5 et 6 litres aux cent, ce qui est décent compte tenu du poids du véhicule. Evidemment, il est possible de faire mieux en utilisant outrageusement le mode full électrique…

 

Spécifications techniques

Voir fichier Acrobat® à télécharger

 

Conclusions

En somme, sa tasse de thé, ce sont les autoroutes ou les voies rapides où elle transporte ses passagers tout en douceur. Ceux-ci devront néanmoins voyager léger car son coffre n’est ni vaste ni pratique.

Ses qualités sont donc l’espace, le confort, le silence et sa frugalité et, naturellement, ses légendaires 7 ans de garantie.

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

Son tarif (près de 46.000 EUR) n’est pas à la portée de toutes les bourses et correspond au prix de base de la VW Passat GTE qui elle, frise avec les segments ‘premium’ !

A cela, il faut ajouter la taxe de circulation annuelle qui est près du double de celle exigée pour la Passat !

Kia Optima PHEV – Test 2017

 

Quant à la Toyota Prius Plug-in, elle est 4000 EUR moins chère mais cette dernière offre moins de place et sa garantie ne court que sur cinq ans…

 

 

BP

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

× 7 = 7