L’Hyundai KONA Electric : si commode…

Suite aux mouvements de dimension planétaire, les alternatives aux carburants fossiles ont le vent en poupe.

Dans ce cadre, l’électricité semble assurée d’un avenir prometteur : le KONA Electric de Hyundai en est la preuve.

Une carrosserie à peine retouchée

Par rapport au KONA à moteur thermique essayée il y a juste un an peu de changements si ce n’est une volonté de la différencier par une calandre pleine pour bien montrer qu’un moteur électrique ne nécessite pas de refroidissement aussi conséquent qu’un moteur thermique.

Ses feux « Full LED » recèlent une technologie anti-éblouissement qui détecte la circulation en sens inverse.

En outre, le KONA Electric se voit chaussée de jantes au dessin différent. Pour le reste, ce petit SUV conserve ses lignes acérées et ses robustes protections de passages de roues.

Son coffre, déjà maigrichon dans la version thermique, se voit encore diminué d’une trentaine de litres et n’affiche plus que 332 dm³ soit ce que propose une petite citadine. Notons aussi que ce volume est déjà bien occupé par deux sacs contenant les câbles de recharge du véhicule.

Quand les dossiers de la banquette arrière sont rabaissés, ce volume atteint 1114 dm³. Notons aussi que le remorquage lui est interdit.

Une instrumentation vouée à l’électricité

Une fois la portière ouverte, le changement par rapport aux KONA thermiques est manifeste. La console centrale regroupe les commandes dédiées à la propulsion. Celles-ci se présentent sous la forme de touches aisées à manipuler.

Quant au tableau de bord, il ne compte plus qu’un seul compteur avec, sur les cotés, toutes les informations relative à la conduite comme la consommation en kWh/100 km, les odomètres, l’autonomie, etc…

En liaison avec le GPS, l’écran central de 8″ renseigne aussi en continu les endroits de recharge les plus proches. Tactile, il intègre également une caméra de recul.

Le KONA dispose également d’un affichage tête haute (HUD) qui renseignera le conducteur sur la vitesse, la navigation et autres informations essentielles à la conduite.

Pour le confort, les sièges avant réglables électriquement peuvent être chauffants et ventilés. Il en est de même pour le volant qui est chauffant. Pour des raisons d’économie d’énergie, la climatisation ne peut être dédiée qu’au conducteur.
Bien que leur assise soit courte, les sièges sont confortables, malheureusement à l’arrière, la place n’est pas très généreuse.

Par ses huit haut-parleurs, le système audio de marque Krell diffuse un son de haute qualité.

En termes de sécurité, il reçoit les technologies sécuritaires comme l’anticollision avec voiture ou piéton, le maintien sur la voie, la lecture des panneaux routiers, l’avertisseur d’angle mort, l’avertisseur de trafic à l’arrière du véhicule, etc…

Tous ces systèmes ont permis à sa version thermique de se voir attribuer cinq étoiles en décembre 2017 par l’EuroNCAP.

Sa conduite

Hyundai propose deux versions de son KONA Electric :

  1. Une version de 136 ch (100 kW) avec une batterie de 39,2 kWh autorisant une autonomie de 289 km suivant le cycle WLTP.
    Sa recharge au réseau électrique nécessitera 6h10m et un peu moins d’une heure en charge rapide (100 kW).
    Sa vitesse maximale est de 155 km/h et sa consommation moyenne est de 15 kWh/100 km.
  2. Une version de 204 ch (150 kW) alimentée par une batterie de 64 kWh avec une belle autonomie de 449 km, toujours suivant le cycle WLTP.
    La recharge à une prise domestique exigera 9h35m mais un peu moins d’une heure en charge rapide (100 kW).
    Sa vitesse maximale est de 167 km/h et sa consommation moyenne est de 15,4 kWh/100 km.
    Selon l’importateur, avec 97 % des commandes, c’est de loin la version la plus choisie.

Notre essai a porté sur la version la plus puissante, à savoir le KONA Electric 150 kW. Comme tous les véhicules électriques, sa conduite est caractérisée par son silence de fonctionnement.

Toutefois, à basse vitesse, il est possible de lui adjoindre un son artificiel baptisé VESS pour Virtual Engine Sound System. Il permet d’avertir les piétons de sa présence.

Les fans de Star Wars en seront ravis car ce « VESS » ressemble au son d’un vaisseau intergalactique…

La puissance est naturellement au rendez-vous. Avec le 0 à 100 km/h en 7,6 sec, les accélérations sont de haut niveau.

D’ailleurs, avec un couple maximal de 395 Nm disponible immédiatement, une forte pression sur l’accélérateur peut facilement provoquer le patinage des roues. Trois modes de conduite (Eco, Confort et Sport) sont proposés. Le mode Eco limite la vitesse à 130 km/h, ce qui est moins regardant que les petits 90 km/h de la i3 de BMW.

Malgré un poids assez conséquent (près de 1,7 T), les 204 ch participent au dynamisme de la voiture. Cependant, les mouvements de caisse n’enjoignent peu ou prou à une conduite sportive.

La direction s’avère légère quoique pas assez communicative, les palettes derrière le volant permettent de gérer plus finement le frein moteur suivant quatre paliers.

Le système de freinage à récupération d’énergie utilise le capteur du régulateur de vitesse adaptatif pour contrôler le niveau de freinage en fonction de la circulation ou même du relief.

Quant à sa consommation, au terme de notre essai, elle affichait 14,6 kW/100 km. Mais sur autoroutes, celle-ci grimpera facilement à 20 kW/100 km.

Sa recharge est facile à réaliser et peut aussi se programmer. Il est aussi possible de suivre le niveau de charge à l’extérieur du véhicule.

Conclusions

Plus abouti en termes de motorisation que l’IONIC Electric, le KONA bénéficie aussi de batteries plus généreuses qui lui permettent des escapades plus longues. L’engouement à son égard est réel : 12 % des propriétaires de KONA ont d’ailleurs choisi ce mode de propulsion alors que seulement 7 % ont choisi le diesel !

En dépit de son espace à bord mesuré, le KONA Electric s’avère donc un choix conscient pour qui désire à tout prix rouler à l’électricité.

Le choix pour des batteries de plus forte contenance pour le KONA suit naturellement la mode des SUV ! Avec sa petite batterie de 28 kWh et seulement 30 % des ventes de la gamme « full electric » de Hyundai, l’IONIQ apparaît  comme le parent pauvre.
Toutefois, les choses s’arrangeront partiellement à la rentrée : une version IONIQ avec une batterie de 38,3 kWh sera lancée cet automne.

Proposé à partir de 38.000 EUR en version 100 kW, notre KONA Electric de 150 kW en version Sky avec son pack « Sensation » approchait quand même les 50.000 EUR.

Comme toutes les Hyundai, le Kona Electric reçoit une garantie de 5 ans sans limitation de kilométrage tandis que pour la batterie Lithium-Ion Polymer celle-ci est portée à 8 ans.

Benoît Piette

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