Le nouveau Hyundai Tucson : une légère évolution

Ayant remplacé le i35 en 2015, le Tucson vient de s’offrir un petit lifting, histoire de se mettre au goût du jour. Par la même occasion, ses moteurs diesel sont nouveaux et se conforment aux dernières normes d’antipollution.

Situé entre le Kona et le Santa Fé, le Hyundai Tucson voit dans sa concurrence le Nissan Qashqai et son cousin le Renault Kadjar, le Peugeot 3008 et son cousin l’Opel Grandland, le Jeep Compass, le VW Tiguan et son cousin le Seat Ateca. Mais celle-ci est aussi interne à savoir le Kia Sportage dont il partage le même empattement et les mêmes moteurs.

Une carrosserie qui évolue légèrement

Par rapport au Sportage, son dessin est plus statutaire. Cette nouvelle mouture se différencie de son devancier par un avant avec une calandre “en cascade” redessinée et de nouvelles optiques à feux DEL avec des feux de jour présentant une signature lumineuse inédite.

À l’arrière, le  Tucson reçoit un nouveau feu stop, tandis que le bouclier arrière et l’échappement sont modernisés. Signalons aussi de nouvelles jantes en 16, 17, ou 19”. Pour le reste, peu de changement, il conserve donc son allure robuste, lisse et épurée qu’on lui connaissait déjà.

Un intérieur sobre mais bien fini

Son intérieur est totalement nouveau : sans tapage, son style passe partout plaira certainement au plus grand nombre.

À présent, son écran n’est plus intégré au tableau de bord mais en saillie au-dessus des aérateurs centraux, ce qui le différencie avantageusement du Kia Sportage. Cette position “flottante” lui permet d’être plus haut et donc plus aisé à consulter pour le conducteur… et son passager avant.

Sa console centrale est pourvue d’un frein à main électrique et de son extension devenue obligatoire, “l’auto hold” qui permet de maintenir le véhicule à l’arrêt sur une route à relief.

Celui-ci jouxte le commutateur du mode de conduite. Le Tucson est disponible en trois finitions : Inspire, Feel et Shine.

A l’instar de feue la i40, notre exemplaire, en finition Shine, disposait d’une alerte de risque de collision frontale, de l’assistance au maintien de voie et d’un avertissement de limitation de vitesse intelligent  ainsi que d’un détecteur de fatigue.
En outre, son équipement de sécurité comportait un système de vue panoramique qui utilise des caméras afin d’offrir une vision à 360° lors de la marche arrière.

En matière de sécurité active et d’assistance à la conduite, le Tucson reçoit aussi un régulateur de vitesse intelligent qui maintient une vitesse et une distance constantes par rapport au véhicule le précédent.

Quant à l’info-divertissement, il peut recevoir un système audio de marque Krell, un chargeur à induction pour smartphone et un écran multimédia 7” compatible avec Apple CarPlay, Android Auto et Bluetooth. En option, il peut également être équipé d’un système de navigation avec écran 8“ avec abonnement gratuit de sept ans aux services LIVE, avec des informations mises à jour en temps réel.

Comme pour le Sportage, l’espace à son bord est suffisant pour embarquer quatre voire cinq adultes. Le hayon s’ouvre électriquement sur un coffre de 502 dm³ soit +/- 30 dm³ de plus que le Kia Sportage.

Comme son frère coréen, son système de rabattage des dossiers de la banquette arrière se réalise au moyen d’un levier situé à la base de l’assise des sièges. Pour agrandir le coffre (1492 dm³), il est donc nécessaire d’ouvrir les portières arrière pour accéder aux leviers : on a vu mieux en matière de praticité…

Au niveau de la sécurité, le Tucson a été évalué lors de sa sortie en 2015 et a reçu cinq étoiles lors des tests EuroNCAP.
Ceux-ci ont été confirmés en octobre 2016.
Attention, seule la version Shine est pourvue d’origine des aides à la sécurité comme le système de freinage autonome, l’avertissement de changement de voie involontaire, la reconnaissance des panneaux de circulation, l’avertisseur d’angle mort, la caméra à 360° et un système de surveillance de la vigilance du conducteur.

Un nouveau moteur

Le nouveau Tucson reçoit le tout nouveau moteur diesel 1.6 CRDi essayé récemment sur l’i40 Wagon et conforme aux nouvelles normes d’émissions Euro 6d Temp. En configuration 115 et 136 ch, il remplace à la fois les vieux 1.7 et 2.0 CRDi. Notre exemplaire disposait de la version 136 ch en 4WD (appelé HTRAC chez Hyundai) accouplée à une transmission automatique 7-DCT.
Il fournit ses 136 ch à 4000 rpm et développe un couple maximum de 320 Nm constant entre 2000 et 2250 rpm.

Plus silencieux que ses prédécesseurs, il se montre aussi plus sobre malgré sa transmission intégrale. En outre, à l’instar de son frère coréen le Kia Sportage, le nouveau Tucson est aussi disponible avec un groupe motopropulseur hybride léger 48 V.

Pour avoir essayé le Sportage en version 2.0 CRDi Ecodynamics+ de 184 ch avec une assistance électrique fournie par une batterie de 48 volts, il faut avouer que le Tucson propulsé par ce nouveau 1.6 CRDi  ne s’en sort pas mal du tout : non seulement il est plus silencieux, mais il est éminemment plus sobre tout en ayant des performances qui s’y en approchent.

Hyundai en est certainement conscient et l’a dernièrement accouplé aussi à cette nouvelle motorisation hybride légère en complément au 2.0 CRDi de 185 ch. La rédaction a d’ailleurs déjà prévu un essai de cette toute nouvelle version pour le second semestre.

Sa transmission automatique 7-DCT ne dispose pas de palettes derrière le volant. Étrangement, quand le régulateur de vitesse est enclenché, la boîte peut rester dans une vitesse inférieure avant de se décider à monter de rapport.

Au terme de cet essai, la rédaction a relevé une consommation moyenne de 6,4 l/100 km soit un bon litre de plus que la i40 essayée récemment. En ville, vu sa masse, il faut envisager une consommation de +/- 9 l/100 km.

Quant à sa conduite, il faut reconnaître qu’elle est très similaire au Sportage vu que les deux véhicules partagent le même châssis. Comme le poids sur le train avant est moindre, il dispose d’une agilité que le Kia essayé ne possédait pas. Cependant, il pêche par une direction moins communicative que les ténors du segment, à savoir le Peugeot 3008 et son cousin germain, l’Opel Grandland.

Conclusions

Pour Hyundai, le Tucson constitue un best-seller en Belgique.
Sa conduite est saine et agréable et son confort très bon, même si, comme tous les SUV, sa tendance au roulis est plus manifeste qu’une berline. Toutefois, si l’on opte pour des jantes de 19”, sa suspension sera plutôt ferme.
Sa consommation reste encore très acceptable pour un véhicule qui pèse quand même 1,6 T.

En ce qui concerne son prix, notre Tucson 1.6 CRDi 136 ch HTRAC 7-DCT en finition Shine approchait les 41.000 EUR soit près de 4000 EUR de plus que le Sportage propulsé par le même moteur et avec les mêmes caractéristiques.

N’oublions pas non plus que comme toutes les Hyundai, il bénéficie d’une garantie de cinq ans sans limitation de kilométrage.

Benoît Piette

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