Le Hyundai Santa Fe : un SUV coréen au long cours

Produit depuis 2000 et vendu en un peu plus de 400.000 exemplaires en Europe, le Santa Fe en est à sa quatrième génération depuis son lancement au salon de Genève en mars 2018.

Fabriqué à Ulsan en Corée, il constitue le sommet de la gamme des SUV Hyundai proposée en Belgique où il représente 4 % des ventes de SUV pour Hyundai, loin derrière le Tucson (51 %) et le Kona (45 %)

Un avant plus moderne

Par rapport à la génération précédente, les changements ont porté sur un style surtout perceptible à l’avant. La calandre “Cascading Grille” offre ici toute sa démesure. Elle est encadrée par des feux dédoublés, un peu à la manière des Citroën où les feux de position DEL sont placés au-dessus des optiques.

 

De profil, son bas de caisse est maintenant souligné par une baguette anodisée. Faisant 4,77 m, il est 8 cm plus long que son prédécesseur. Ses dimensions le font côtoyer entre autre ; les BMW X3, Jaguar F-Pace, Ford Edge, Renault Espace, Skoda Kodiak et Volvo XC60. Sans oublier naturellement son cousin le Kia Sorento.

À l’arrière, les différences sont plus discrètes : à présent, les feux de recul ont émigrés dans le bouclier arrière.

Son hayon découvre un coffre dont le volume a augmenté de 40 dm³ pour atteindre 625 dm³. Une fois les dossiers arrière rabattus, la capacité de chargement atteint 1695 dm³.

Contrairement au Tucson, le Santa Fe dispose d’une commande électrique pour effectuer les manœuvres de rabattement.

À noter aussi que le Santa Fe comprend plus d’acier à haute résistance que tout autre véhicule Hyundai. Avec ses 57 %, il en comprend 15 % de plus que le modèle précédent.
En décembre 2018, l’EuroNCAP lui a octroyé cinq étoiles.

Un intérieur cosy

L’habitacle est accueillant pour quatre à cinq adultes, les sièges sont confortables et bénéficient d’un réglage électrique avec trois mémoires pour le conducteur. Ils sont chauffants et ventilés.
Petite curiosité : le siège du passager avant peut être réglé depuis la place du conducteur.

Le volant est également chauffant. Son ergonomie a été bien pensée : comme le Tucson, l’écran central est posé sur le tableau de bord et dispose en option d’un système d’infodivertissement 8” intégrant les fonctions multimédias, de navigation et de connectivité qui prennent en charge Apple CarPlay et Android Auto.

L’infodivertissement bénéficie d’un abonnement gratuit de sept ans aux services LIVE, qui proposent en temps réel des informations sur la météo, le trafic et les radars mais aussi les prix des carburants et les stationnements disponibles ainsi que des recherches en ligne de points d’intérêt.

Entre les deux cadrans d’informations digitaux apparaît un nouvel écran couleur TFT 7”. De plus, le Santa Fe est équipé d’un affichage tête haute qui reprend les principales informations pour la conduite comme la vitesse, la veille des angles morts, les panneaux de signalisation, la navigation, etc…

Suivant le mode de conduite choisi, la disposition de l’information des cadrans et la couleur changent d’aspect.

Pour respecter les normes de sécurité, on retrouve toute une panoplie de technologies de sécurité active et d’aide à la conduite reprises sous l’appellation SmartSense™ qui ont déjà été définies lors de l’essai du Tucson.

En complément, le Santa Fe offre un étrange système appelé Rear Occupant Alert qui contrôle les sièges arrière afin de détecter des passagers et d’alerter le conducteur quand ceux-ci quittent la voiture. Bien qu’innovant, la rédaction doute de sa pertinence pour un SUV : ce système serait plus logique dans un autobus…

Sur route

En Belgique, le porte-étendard de Hyundai n’est proposé qu’avec un seul moteur : un gros quatre cylindres de 2199 cm³ développant 200 ch à 3800 rpm et un joli couple maximum de 440 Nm constant entre 1750 et 2750 rpm. Ce moteur est accouplé à une boîte automatique à 8 rapports avec palettes au volant.

Cette puissance est distribuée aux quatre roues via un système correcteur de couple variable appelé HTRAC. Suivant le mode de conduite choisi, l’HTRAC améliore l’accélération, la stabilité et le rendement énergétique.

C’est ainsi qu’en mode Sport, l’HTRAC améliore l’accélération en envoyant jusqu’à 50 % du couple aux roues arrière.
En mode Confort, jusqu’à 35 % du couple est distribué aux roues arrière tandis qu’en mode Eco, la puissance n’est transmise qu’aux roues avant.

Cependant, lorsque la route est glissante le système redistribue le couple automatiquement aux quatre roues.

À l’essai sur le mode Sport, ce système s’avère performant mais il est naturellement plus énergivore.
Quant au mode Confort, il semble être intéressant grâce à son transfert de couple vers l’arrière, sur route sinueuse, la stabilité du véhicule s’en ressent positivement.
Évidemment, cette agilité est toute relative : vu le poids et l’encombrement de l’engin, il est plus à son aise sur de longs axes et ce, d’autant plus que la direction n’a pas le ressenti de certains de ses concurrents directs

Toutefois, ses freins sont puissants : heureusement car ils doivent arrêter près de deux tonnes !

Sur ces voies, son confort et son silence en font un excellent vaisseau au long cours. A 120 km/h, son moteur ne tourne qu’à un peu plus de 2000 rpm.

En termes de consommation, c’est une bonne nouvelle : en mode Eco, ce moteur peut descendre sous les sept litres aux cent. Mais évidemment, en conduite urbaine, il frisera facilement les 10 l.

Spécifications techniques

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Conclusions

Comme porte-drapeau de Hyundai, le Santa Fe a naturellement moins d’audience que le Tucson qui fait plus de la moitié des ventes des SUV de la Marque. Cependant, après l’avoir essayé, il semble plus abouti que son petit frère en termes de confort. Son moteur diesel semble même moins gourmand que le 2.0 CRDI essayé dans le Sportage.

Naturellement, avec une puissance fiscale de 12 CV, il est sûr que l’on ne le croisera pas à tous les coins de rues.

Particulièrement complet en équipements, sa facture s’élève à 58.000 EUR.

N’oublions pas sa garantie de cinq ans sans limitation de kilométrage étendue à douze ans pour la corrosion.

Benoît Piette

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